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Un unique espoir de survie. [PV: Reyn]

Ingvald
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Sujet: Un unique espoir de survie. [PV: Reyn]   Mer 10 Aoû - 16:32
Le désert brûlant de ce tout jeune pays qu’était Plégia avait terminé d’user les cœurs et les corps du Vautour et de sa bande de mécréants. Mais si ce n’était que ça… Les bandits vivaient avec ce qui leur tombait sous la main, on pouvait au moins leur reconnaître cet esprit débrouillard et survivaliste, mais en deux décennies le camp de base de cette bande redoutée avait accueilli des femmes, quelques-unes d’abord, puis leur nombre augmenta au fur et à mesure que les hommes d’Ingvald parvenaient à trouver des amantes qui méritaient de partager leur vie de bohème. Et, les années passant, les couples se mirent à engendrer des enfants, qu’il fallait nourrir et protéger avec zèle. Tout cela fit que les bandits du Vautour devint un clan à part entière, et qui arborait même une bannière de tissu flottant au vent devant les portes de leur campement.


Dans les rangs d’Ingvald, un vœu puissant d’indépendance naquit dans le brasier des cœurs de laguzs. Beaucoup considéraient qu’ils étaient encore esclaves, esclaves de leur condition criminelle, menacés à tout moment par les puissances Beorcs qui, ils le savaient, pouvaient les exterminer sans peine. Malheureusement, le Vautour était toujours aussi assoiffé de vengeance envers toute une race qui avait solidement prit pied sur le continent. Sourd à tous les maux dont souffraient ses compagnons. Mais comme un vieil adage dit : Qui a des chaussures ignore la souffrance de celui qui marche pied nue. De ce fait, c’est lorsque sa vie fut elle-même durement menacé par un mercenaire Beorc de Chon’Sin qu’Ingvald prit conscience que ses dernière décennies avaient été noyées dans le sang de ses hommes. Il avait un devoir de protection envers eux, ils n’étaient ni immortels, ni remplaçables. Décision fut donc prise, pour la plus grande joie du clan des Vautours, de quitter à jamais ce désert brûlant et de prendre la mer vers le sud, où l’on rapportait des rumeurs d’une toute nouvelle terre quasiment désertée par les Beorcs.

Ce jour-ci, le soleil n’était pas encore complètement levé. La fraîcheur nocturne habitait encore le cœur gaillard d’Ingvald et de ses deux compagnons, Ulrik et Ross. Le chef de la bande avait choisi d’aller en personne dans le grand port de Plegia pour trouver un bateau à-même d’emmener une cinquantaine d’oiseaux à son bord et de les conduire vers l’Archipel des Ombres. Il savait exactement quel type de navire pourrait accepter ce travail contre une conséquente rémunération, les pirates. Vingt ans à vivre à leur manière, comment ne pas les comprendre ? Le Vautour savait parfaitement que s’il payait suffisamment cher leurs places, l’avidité des gredins les inviterait à accepter sans poser de question, c’était de l’argent facile après tout.

Les trois laguzs survolèrent donc le quai, sachant très bien que leur objectif n’avait aucune chance de se trouver aussi près des côtes, et s’éloignèrent un peu plus vers le large. Et, effectivement, ils tombèrent au loin sur une embarcation munie d’un étrange pavillon semblable à celui de la bande du Vautour. D’un cri aiguë, Ingvald intima les autres aigles de descendre en demeurant bien visibles pour ne pas faire croire aux pirates qu’une attaque surprise leur était réservée. Les trois étaient transformés, mais ils se dépêchèrent de reprendre leur forme humaine dès qu’ils s’apprêtèrent à atterrir sur le navire. Très vite, les trois hommes encerclés de forbans levèrent leurs mains en signe de paix. Ingvald descendit même son foulard pour découvrir son visage bardé d’affreuses cicatrices.

- Nous ne sommes pas ici pour combattre,
annonça-t-il, nous voulons voir le capitaine de ce bateau, pour lui faire une proposition qui vous profitera à tous.

Furtivement, chacun des hommes du Vautour regardait ceux qu’ils venaient de déranger. Le constat fut vite fait, et il était rassurant : il n’y avait pratiquement que des laguzs sur ce bateau. Les convaincre d’aider le clan ne serait pas une tâche aussi ardue que prévu, mais il fallait tout de même rester prudent. Ingvald savait d’expérience que ceux qui ont choisis la voie du sang sont imprévisibles, et qu’il ne fallait pas sous-estimer leur colère. Advienne que pourra.

Reyn
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Sujet: Re: Un unique espoir de survie. [PV: Reyn]   Ven 12 Aoû - 3:14

「 Un unique espoir de survie  」

Une question d’intérêts

Ingvald & Reyn
Plegia. Leur dernier arrêt avant de retourner à Garenn. Les pirates n’avaient pas de maison à proprement parler; s’ils avaient une base, car il était nécessaire pour l’équipage d’avoir un endroit où cacher les choses les plus précieuses et où se retrouver en cas où les choses tournaient mal, ils passaient la majorité de leur temps à arpenter les mers. L’archipel des Ombres abritait cependant l’endroit où chacun pouvait relaxer, et de nombreux membres de l’équipage avaient été recrutés parmi les clans de Laguz et les hybrides qui y prenaient refuge. Ce n’était donc pas sans soulagement qu’ils y retournaient, surtout après avoir perdu une partie de l’équipe dans les divers événements ayant survenus ces deux derniers mois. Ils étaient tout juste assez pour manœuvrer le bateau entier; il était nécessaire de trouver des mains supplémentaires pour s’occuper des tâches plus bénignes, donner un coup de main aux plus anciens et s’assurer qu’un abordage ne vire pas au désastre.

Les paysages ne pouvaient pas défiler assez vite. Après avoir croisé ces Laguz corbeaux qui se prétendaient pirates, ayant d’ailleurs gagné la réputation particulièrement sanglante des «pirates de l’air», Reyn était particulièrement méfiant de tout navire entrant dans son champ de vision. Même s’il aurait préféré emprunter le large en ligne droite depuis Valm vers le sud, Magnus avait pris la bonne décision de s’en tenir au large des côtes, histoire de pouvoir rejoindre facilement la civilisation si jamais autre chose se passait mal sans toutefois se mettre à la portée des possibles autorités maritimes des nations. Il aurait suffi d’une tempête particulièrement violente pour priver l’équipage d’un autre de ses membres et rendre le Pomone guère plus navigable qu’un bateau de pêche, et le second le savait bien. Cela ne l’empêcha pas de prendre plus d’une semaine avant de se détendre quelque peu, retrouvant une attitude désinvolte beaucoup plus naturelle et apprécier par ses comparses.

Rendu au large des côtes de Plegia, l’hybride avait repris sa nonchalance habituelle. Non pas qu’il ait baissé sa garde, au contraire, bien qu’on aurait pu aisément si méprendre; seulement, les événements des derniers mois n’avaient plus la même emprise. Il avait accueilli de nouveaux camarades pour les perdre presque aussitôt au combat; il avait dû laisser derrière lui des personnes qui lui étaient devenues chères; et finalement, la loyauté de tout le monde avait été testée dans des échanges des plus tendus. Les pirates ne prenaient peut-être pas de vacances, mais Naga seule savait comment elles leurs auraient fait du bien. C’est du moins ce qu’il se disait alors qu’il s’accoudait à la rampe, contemplant sans vraiment les voir les flots noirs qui se coloraient lentement des teintes que prenaient les cieux. Reyn s’était réveillé en plein milieu de la nuit, tiraillé par des sentiments qu’il ne savait gérer, et il avait donc passé les dernières heures à jouer du pipeau dans sa cabine, exprimant sa mélancolie dans l’espoir qu’elle disparaisse ainsi. L’entreprise avait à demi réussie, et lorsque l’horizon s’était enflammé peu à peu, annonçant le début de la journée, il s’était décidé à pointer le nez dehors et s’affairer l’esprit au lieu de le laisser vagabonder.
Il n’aurait jamais cru qu’il serait sollicité ainsi, cependant.

« Reyn! À tribord! »

Ce fut le cri de la vigie qui le sortie de son contemplation. D’un seul coup, il se redressa et couru presque du côté opposé du pont principal. La vision qu’offrait le ciel encore sombre créa une onde de panique silencieuse parmi les hommes occupés à leurs tâches respectives : de grandes ailes, beaucoup trop grandes pour appartenir à de simples oiseaux, battaient en direction du Pomone. Pour l’équipage, c’était une répétition des derniers événements de Valm.
D’un regard, l’épéiste fit comprendre à l’un des matelots d’aller réveiller ceux qui dormaient encore à l’étage inférieur, alors que les autres se préparaient à réagir à ces nouveaux venus sur un seul ordre de leur second en commande. Celui-ci d’ailleurs n’avait aucune envie de risquer quiconque et n’entendait pas à rire. Si un seul geste agressif était posé envers un membre de l’équipage, ce serait un affrontement. Bonne nouvelle cependant, les Laguz ne semblaient n’être qu’au nombre de trois; trop peu pour poser une réelle menace, mais assez pour mettre le bateau en mauvais état s’ils le voulaient. Rendu à la hauteur, celui qui semblait guider les deux autres lâcha un cri aigu, les identifiant comme des aigles, ce qui mis tout le monde sur la défensive, leur arme à la main et pointée vers le sol. Cependant, en approchant à portée de voix, les Laguz reprirent leur forme humaine, probablement dans un désir de discuter avec les pirates et donc un certain signe de bonnes intentions. Cet espoir s’envola par la fenêtre lorsque les trois hommes se posèrent devant eux.
Se poser sur un navire pirate sans y avoir été invité n’était jamais une bonne idée.

- Nous ne sommes pas ici pour combattre, annonça-t-il, nous voulons voir le capitaine de ce bateau, pour lui faire une proposition qui vous profitera à tous.

Les paroles étaient un gage de paix; celui qui semblait diriger, celui qui avait parlé, avait baissé son foulard, dévoilant un visage d’âge mur parsemé de cicatrices le rendant probablement effrayant auprès de la majorité des gens. Il était bâti, possédait une certaine présence, mais pour l’instant, ses gestes traduisaient une absence d’agressivité. Ce qui n’était pas vraiment le cas du côté de Reyn.

Ayant dégainé son arme à la seconde où les pieds s’étaient posés sur le bateau, le second fixait les intrus d’un œil mauvais sans toutefois perdre un certain semblant de calme. Son capitaine lui avait souvent dit qu’il était trop impulsif, trop prône à agir selon ses émotions, et il le savait, mais trop de personnes avaient souillé le Pomone pour qu’il puisse le supporter encore bien davantage. Sa patience était courte, sa confiance précieusement rare; il se garderait sous contrôle, mais seulement si les nouveaux arrivants faisaient de même. Sa voix, d’ailleurs, traduisait un calme étonnant, mais on pouvait y discerner une certaine menace en y faisant bien attention, signe qu’il ne plaisantait pas.

« Atterrir sur un bateau pirate sans permission est un acte suicidaire. Vous avez d’la chance d’avoir fini sur le nôtre, et encore, j’ai très peu de patience. Rangez vos bestipierres, mettez vos mains où je peux les voir, et expliquez vos intentions; après, peut-être, j’vous amènerai au capitaine. »

De telles demandes mettraient à coup sûr les trois Laguz mal à l’aise, mais c’était seulement ainsi que Reyn pouvait tester les bonnes volontés des inconnus. Il prit tout de même un souffle pour les rassurer, si c’était bien ainsi qu’on pouvait interpréter les propos d’un pirate.

« Personne de l’équipage ne vous attaquera si vous ne faites aucun geste agressif. »




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Un unique espoir de survie. [PV: Reyn]

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