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L'air du vent [PV Akiza]

Raines
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Sujet: L'air du vent [PV Akiza]   Jeu 4 Aoû - 1:31
La chose ennuyante quand on est un garde équipé d’une monture volante, c’est que nos patrouilles sont multipliées et souvent très éloignées de la capitale. Bien que je ne dormais que rarement là-bas et passait le plus clair de mon temps à aller de camp en camp pour patrouiller, je commençais à me lasser de ces escapades.  

«  Mais c’est pour ton bien ! »

« T’en fais pas, c’est le sort de tous les cavaliers célestes, t’es un bleu c’est comme ça qu’on apprend ! »


Tu parles. Je suis quasiment le seul à respecter mes horaires et à donner de l’ardeur parmi les unités volantes. J’apprend même l’art de monter les pégases à certains qui ont visiblement encore du mal. Enfin…je ne suis pas à l’armée pour me plaindre. Je continue malgré tout de servir mon pays avec honneur et bravoure. J'étais aussi amusé de constater que je commençais à réfléchir sur les ordres qu'on me donnait, moi qui avait passé une vie de servitude, serait-ce ce qu'on appelle les premiers signes de "libre arbitre ?"

Ma patrouille aujourd’hui s’étendait au nord, vraiment au nord du pays, je surveillais la frontière de part et d’autre, veillant sur ce qui pouvait entrer dans notre territoire. Le temps était très nuageux, pas un seul rayon de soleil de la journée qui se terminait peu à peu.

Tout se passait bien, une journée banale, jusqu’à que mon supérieur remarque un convoi visiblement composé de paysans passer la frontière pour se rendre en Chon’sin. Sur son griffon, mon collègue alla aux renseignements pour voir ce qu’il se tramait, les frontières n’étaient pas fermées mais les paysans quittaient rarement leur hameaux pour se rendre ici.

Retournant de toute hâte me voir, mon supérieur me cria d’assez loin :

- Ohla Raines ! Une grosse tempête approche derrière les montagnes, on ne peut l’apercevoir d’ici, je vais accompagner ces gens en sécurité ! Va dans les montagnes pour voir ce qui s’y passe et si possible mettre les personnes que tu rencontres à l’abri ! Si jamais tu croises d’autres gardes frontaliers évite l’affrontement ! On se retrouve avant la nuit au camp !
- A vos ordres ! A ce soir !

Une tempête hein ? Cela arrivait de temps en temps, surtout en été. Celles de la montagne étaient encore plus violentes, pas étonnant que les habitants quittaient celle-ci pour se mettre à l’abri ! Allez ! Il ne fallait pas que je me retrouve dans une tornade ou autre calamité du genre. La nature pouvait parfois être cruelle et fatale !

Me déplaçant avec prudence dans les hauts plateaux et les récifs montagneux, je ne pouvais voir aucune trace d’être humain. Quelque part, cela me rassurait, cela veut dire qu’ils étaient à l’abri. Je pouvais sentir les vents s’agiter de toute part, même ma pégase ressentait le danger, au même titre que mes sens de bête. C’était du sérieux ces tempêtes. Il fallait que je trouve un abri dans pas longtemps.

M’aventurant donc encore plus loin dans le territoire de Rosanne parmi les hautes montagnes, j’ai pu repérer une petite grotte dans la montagne, petite, certes, mais assez large pour que je puisse m’y installer avec ma pégase. Une crevasse qui pouvait me protéger du vent et de la pluie. Je pensais attendre dedans le temps que ça se passe. A l’école militaire, on nous apprend toujours que si en tant que cavalier céleste la météo nous jouait des tours, épuiser notre monture pour fuir causerait notre perte, le mieux était d’attendre que ça passe en s’abritant !

Pour échapper au froid et aider d’éventuels voyageurs, je fis un feu avec l’équipement que j’avais à disposition. Si cette tempête durait longtemps, il était préférable que je puisse survivre assez longtemps. Cette calamité était arrivée plus vite que prévue. N’importe qui pouvait se retrouver piégé dedans. Je ramassais les différents bouts de bois que je pouvais trouver sur les plateaux un peu plus bas, ma pégase n’aimait pas ça. Mais il c’était une question de survie. Récupérant le plus de bois possible à une vitesse incroyable, Mère Nature avait décidé qu’il était temps que je m’abrite.

Le ciel s’était vraiment obscurci, les premières pluies commençaient à arriver et elles étaient plutôt torrentielles. Le bruit me rendait abasourdi. Le vent s’enrageait ! Une vraie tempête de l’été comme on l’aime ! C’est alors que je pus voir une Wvrenne foncer dans ma direction, à grande vitesse. Peut-être que cette personne à repéré la lumière de mon feu, prenant un bout de bois enflammé, je me mettais aux abords de la grotte pour faire des grands signes.

- Ohéé ! Par ici, venez à l’abri ! Dépêchez-vous !!

Akiza
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Sujet: Re: L'air du vent [PV Akiza]   Jeu 4 Aoû - 9:10
L'une des pires choses pouvant arriver à un chevaucheur de monture volante, c'était bien une tempête et voilà justement dans quoi se trouvait prise Akiza et sa fidèle Noise. Quelle idée aussi de vouloir voir le monde. Leur entrée dans les frontières de Chon'sin, notre duo allait s'en souvenir longtemps. Ils devaient rapidement se trouver un abri, mais avant tout, revenons quelques jours auparavant.

Le voyage de notre héroïne à Regna Ferox n'avait pas été vain; elle avait une chose importante. Ensemble, Akiza et Noise, étaient très puissantes. Par contre, sa défaite au sol l'avait beaucoup ébranlée; ses doutes étaient donc réels. Ce fichu esclave... Ainsi que les autres de son âge à Valm... Raaah. Elle se devait de devenir plus forte, pour elle, pour Noise. Apprendre à ne dépendre de personne.

Honteuse de sa défaite et souhaitant défier le plus d'adversaires différents possibles, Regna possédant surtout des gros bourrins sans cervelle, Akiza choisit d'aller explorer le monde. Après tout, même si ses parents avaient beaucoup voyagé, jamais ils ne l'avait emmenée avec eux. Grâce à sa monture, elle fut rapidement au port, payant son voyage avec l'argent dérobé avant son départ.

Arrivée à Valm, son premier réflexe fut de partir au plus vite; c'était bien le seul pays qu'elle ne souhaitait s'attarder, ne voulant pas tomber par hasard sur ses parents. Le duo s'arrêta donc seulement dans une forêt de Rosanne, prenant le temps de se reposer avant de reprendre la route. Comptant reprendre les bateaux de Valm pour changer de continent lorsque le moment serait venu, elle devra donc repasser par les terres de Rosanne; sa priorité était donc Chon'sin. De ce qu'elle en savait, cet endroit était supposément magnifique et quoi de mieux qu'une bête volante pour apprécier un spectacle magnifique? Elle avait hâte d'y être.

Finalement, sa hâte fut de courte durée. Immédiatement en approchant de la frontière, Noise devint inquiète; de grands vents commençaient déjà à se lever et pour inquiéter une wyverne... Il fallait s'attendre à quelque chose d'intense. Akiza n'étant jamais venue de ce côté du continent, elle n'avait aucune idée d'où trouver un abri. Caressant sa monture pour l'apaiser, ils se dirigèrent vers ce qui ressemblait à une grosse montagne à l'horizon. Le temps d'arriver, la pluie avait amorcée sa chute, rendant le voyage difficile et inconfortable. Par chance qu'Akiza avait achetée ce polar avant de quitter Regna, justement en cas de mauvais temps... Rabattant sa capuche sur sa tête, elle plissa les yeux en quête d'une ouverture quelconque dans ce gros rocher.

Soudain, les flammes vacillantes d'un feu attirèrent son attention. Indiquant l'endroit à Noise, ils se posèrent en trombe près d'un autre duo, mais composé d'un homme et d'un pégase. Bien entendu, le vent avait couver les paroles de celui-ci. La wyverne déposa Akiza au fond de la grotte, avant de se secouer un peu et de se coucher, épuisée. Sans se soucier des inconnus, la guerrière s'approcha de la grosse bête et la caressa longuement, la remerciant de son endurance; voler dans de tel vent ne devait pas être chose facile. Gardant toujours sa capuche sur la tête, elle finit par se laisser glisser au sol, s'appuyant contre sa plus fidèle amie.

Le pégase de Raines avait bien grandit depuis la dernière fois et comme ces bêtes se ressemblent toutes, Akiza ne fit pas tout de suite le lien; Noise aussi devait avoir bien changée d'ailleurs... En parlant de Noise, que faisait-elle? Elle semblait vouloir indiquer quelques choses à sa maîtresse. Pour une wyverne fatiguée, elle s'agitait drôlement. Se levant d'un bond, elle apostropha sa monture.

- Oh mais arrête! Repose-toi, nous ne sommes pas en danger...

Alors qu'elle terminait sa phrase, la présence de l'inconnu lui revint en mémoire. Malgré ce qu'elle venait de dire, peut-être n'étaient-elles pas réellement en sécurité? Et si cet homme était dangereux? Se retournant, Akiza attrapa sa capuche à deux mains, s'apprêtant à l'enlever. Plus que le danger potentiel, elle devait faire attention de ne pas attraper froid. Pourtant, elle ne finit jamais son geste; un seul regard fut suffisant pour savoir à qui elle avait affaire. Du monde, qui elle croyait être cet homme. Rapidement, son regard se détourna vers la seconde monture. Cela faisait un peu trop de coïncidence, non? Mais en même temps... Quelles étaient les chances de le croiser LUI ici? Non, elle rêvait, voilà. Elle s'était endormie contre sa wyverne en entrant dans la caverne; ou peut-être même avait-elle aussi rêvée la tempête. Oui, c'était cela. Laissant retomber ses mains, trouvant désormais totalement inutile d'enlever son polar dans un rêve, elle se contenta de refermer sa bouche restée grande ouverte depuis plusieurs secondes et de retourner dans les pattes de Noise. Elle allait simplement attendre de se réveiller. Oui voilà, attendre la fin du rêve...

Raines
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Sujet: Re: L'air du vent [PV Akiza]   Jeu 4 Aoû - 23:40
Avec un atterrissage des plus rapides, la Wyverne n’eut d’autre choix que de se poser au fond de la grotte. Rien qu’à l’observer de loin, par ses gestes faibles et son souffle continu, nul doute que cette bête a du beaucoup trimer pour arriver jusqu’ici. Sa propriétaire devait être chanceuse de l’avoir. Rares sont les Wyvernes qui seraient prêtes à aller aussi loin pour leur dresseur. D’un autre côté la bête avait tout à gagner à s’abriter elle aussi.

Le cavalier sur le dragon descendit et parlait doucement à sa créature, qui me fixait d’un air étrange. Dans la pénombre et l’obscruité, j’avais du mal à repérer les détails de son corps mais je pouvais voir ses yeux perçants qui me fixaient, sans relâche. Voulait-elle me dire quelque chose, je ne savais pas.

La dresseuse s’approcha alors mais, s'apprêtant à retirer son capuchon, abandonna son geste et rebroussa chemin pour se reposer aux côtés de sa bête.
Resté de marbre, je n’avais rien compris à ce qui venait de se passer. Qu’est-ce qui lui prenait, est-ce que je lui faisait peur ?

Je tenta donc de m’approcher, malgré la faible luminosité, elle était trempée et son corps tremblait naturellement. J’en avais vu grippé et incapable de marcher pour moins que ça. Je devais savoir au moins qui était cette personne, histoire que je ne reste pas avec quelqu’un qui pouvait être mon ennemi. Pire encore si c’était un cavalier céleste de Rosanne, un incident diplomatique est si vite arrivé de nos jours. Et puis, courtoisie oblige, il faut venir en aide à toute personne dans le besoin.

M’approchant donc, j’abordai cette personne qui tenait à se dissimuler tout en avançant :

- Excusez-moi, je peux comprendre que vous souhaitiez rester dans votre coin à attendre que cela passe, mais cela ne serait-il pas plus agréable que vous vous réchauffiez...auprès….du…….feu ?


Plus je m’approchais, plus j’avais du mal à trouver mes mots tellement mon esprit était omnibulé par une odeur. Laquelle ? Celle que dégageait cette personne.
Mon flair était infaillible, même dissimulée par l’odeur de la pluie et des vêtements mouillés, c’était une odeur que je pouvais reconnaître parmi mille différentes. Même l’animal commençait à dégager cette odeur vraiment significative pour moi.

Mon cerveau commençait à brûler, était-ce vraiment possible ? ELLE, ici ? Aussi loin de Valm ? Plein de contradictions et de reflexions s’opposaient dans ma tête. Il fallait que j’en aie le coeur net !

- Euh...pardonnez-moi si cela peut vous semblez étrange, mais...vous dégagez une odeur, la même odeur qu’une personne que j’ai connu très longtemps avant que des chemins différents nous séparent, n’êtes vous pas la fille unique de la famille Ishtar ? Dame Azika ?


Je ne savais pas vraiment comment m’y prendre, c’était si confus et soudain. Que devais-je faire, QUE DEVAIS-JE FAIRE ? Mon odorat ne m’avait jamais trompé. J’avais quasiment élevé Azika, j’étais à ses côtés vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce genre de signes ne pouvaient pas me tromper.

J’étais effrayé et inquiet, si c’était vraiment elle, comment je devais m’y prendre ? Cela fait plus de trois/quatre ans que je ne l’ai plus vue !

En tout cas, j’évitais tout geste brusque, l’erreur était possible et je n’avais pas envie de me confronter au monstre de puissance qui se trouvait derrière elle...

Akiza
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Sujet: Re: L'air du vent [PV Akiza]   Ven 5 Aoû - 7:54
Cette voix... Ce rêve était définitivement bien trop réel. Il l'avait appelée par son nom, qui d'autres que lui pouvait l'interpeller de cette manière? Dame Akiza... Intérieurement, cela la faisait bien rigoler; elle n'avait jamais l'attitude d'une dame et encore moins aujourd'hui, à parcourir le monde dans le but de se battre. Du coup, comment devait-elle réagir? Désormais, cet homme ne lui appartenait plus; elle ne pouvait le traiter comme avant... n'est-ce pas? D'ailleurs, que faisait-il seul ici? Ses maîtres lui faisaient entièrement confiance ou avait-il été libéré? Après tout, l'esclave n'était pas vraiment légale... Que faire... Que faire... Machinalement, elle se mit à se mâchouiller la lèvre inférieure. Levant finalement les yeux, elle soupira en retirant sa capuche.

- Ce n'est donc pas un rêve... Cela faisait longtemps, es... Raines.

Akiza ne pouvait plus le traiter comme sa chose, mais devait-elle aller jusqu'à le traiter comme son égal? Avait-elle déjà même traiter quelqu'un comme son égal? Probablement pas. Prendre les gens de haut était ce qu'elle avait toujours fait, alors pourquoi cela changerait? Mais lui... Il n'était pas n'importe qui. Ses parents toujours absents, il était en fait ce qu'elle avait le plus proche d'une famille. Comment saluait-on les membres de famille normalement? Non, là n'était pas le problème; le problème était sa perception à lui. Après tout, il était esclave. Toutes ses paroles encourageantes, tous ces apprentissages... Qu'avait-il ressenti? Avait-elle été une bonne maîtresse? Maintenant qu'il n'était plus sa possession, qu'allait-il faire? Se venger? Elle l'avait aimée, sincèrement, mais lui pouvait-il réellement avoir aimé ne serais-ce que d'un iota quelqu'un qui l'avait déshumanisé? Enfin, pour le peu qu'il est humain...

Reprenant conscience de la réalité, Akiza remarqua que son interlocuteur semblait tout aussi déstabilisé qu'elle; elle ne pouvait décidément pas rester sans rien faire, surtout que le froid de ses vêtements commençait à pénétrer profondément dans sa chair. Se redressant, elle se délaissa du superflu et les jetas près du feu, à sécher. Après tout, pourquoi aurait-elle honte? Cet homme l'avait vu nue depuis sa naissance jusqu'au tout début de l'âge adulte. Et puis, ce n'était pas comme si ces vêtements offraient une quelconque protection en cas de danger.

- Auparavant, tu me vantais ton fameux flaire... Aurait-il faiblit pour que tu aies besoin de demander confirmation sur ma personne?

Elle essaya de lui sourire, moqueuse, de faire comme si rien n'était, de montrer que sa présence après tant d'années ne la déstabilisait pas; ce fut d'un lamentable échec. Son sourire sonnait absolument faux, même un parfait inconnu aurait pu s'en rendre compte alors lui...

Par précaution, Akiza restait près de Noise, son arme à portée de main. Elle ne pouvait pas se mentir plus longtemps, ce chevalier pégase avait toutes les raisons du monde d'en vouloir à sa peau. De plus, même si c'était elle qui avait acheté ce pégase, probablement qu'il resterait entièrement fidèle à son maître, si celui-ci venait à l'attaquer. Raines avait été son maître d'armes... Avait-elle seulement une chance contre lui? Même si normalement sa wyverne aurait pu avoir l'avantage, dans l'état actuel, elle ne pouvait absolument pas combattre... Il valait donc mieux pour elle d'éviter l'affrontement. De toute façon, pourrait-elle réellement le blesser intentionnellement? La réponse était bien entendue non, le simple fait de penser à blesser ce corps de dieu la répugnait.

- Écoute, tu as le droit de m'en vouloir et si c'est le cas, alors tu sois réconforté, tu n'as qu'à me laisser mourir de froid et tu ne t'auras même pas salis les mains. Un exploit. Je te demande seulement d'épargner Noise, elle ne vous a rien fait et ne pourra rien faire dans son état; aux dernières nouvelles, tu n'es pas un boucher.

Ces paroles n'étaient pas dites sur un ton suppliant, loin de là; c'était en fait une provocation. Akiza avait employée le même ton hautain qu'auparavant et espérait, en quelques sortes, réveiller ses instincts d'esclave. La dernière partie était tout de même vraie, elle ne souhaitait pas mourir, mais si cela devait arriver, Noise devait vivre. La jeune femme n'avait jamais eue aucune raison de se venger de quiconque; tous l'avaient toujours obéis aux doigts et à l’œil. Elle espérait donc que sa monture n'avait pas ce sentiment en elle non plus et ne chercherait pas à la venger si un malheur arrivait. Après tout, ce n'était pas comme si elle était blanche comme neige... Si Akiza finissait par mourir assassinée, elle l'aurait probablement méritée.

- Si tu attends des excuses ou quoi que ce soit du genre, tu peux tout de suite oublier. Je ne compte pas te supplier de m'épargner non plus. Mais si tu n'as pas de vengeance à effectuer, j'aimerais bien me réchauffer auprès du feu oui, comme tu l'as gentiment proposé auparavant.

Sur ces paroles, Akiza se délaissa de sa sécurité et s'avança près du feu, laissant son arme entre les pattes de sa wyverne. En un sens, elle espérait l'avoir assez ébranlé pour qu'il se sente inférieur et ne tente rien. Il avait l'avantage, c'était indéniable. Seulement, si l'ébranler psychologique pouvait la faire vivre plus longtemps, elle n'allait pas hésiter. Et puis, il restait une chance pour que celui-ci ne pense pas à la vengeance, non? Ce n'était pas elle qui l'avait induit à l'esclavage, à la base. Et... Elle avait plutôt été bonne avec lui, non? D'accord, elle l'avait traitée comme son animal domestique, après tout il est bien une moitié de bête, mais il ne pouvait pas vouloir sa mort pour ces gamineries n'est-ce pas?

Totalement désemparée pour la première fois de sa vie, Akiza se mit à trembloter légèrement en s'approchant du feu. Par chance, vu de l'extérieur, elle semblait simplement trembler de froid...

Raines
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Sujet: Re: L'air du vent [PV Akiza]   Lun 8 Aoû - 3:49
Mon flair ne m’avait donc pas mené en erreur, c’était bien Akiza-sama qui se trouvait là. Toute trempée qui faisait peine à voir avec sa tremblote. Quand elle retira sa capuche, je pus constater une toute nouvelle créature. Bien des années ont passé depuis. Akiza-sama n’avait rien de l’adolescente qui venait à peine d’entrer dans la maturité, c’était devenu une femme, une vraie, avec un corps d’adulte aux formes d’adulte. Quelque part, j’étais très content de constater qu’elle était toujours en vie et semblait se porter bien au vu de son absence de blessures ou de mutilations.

Sa voix, sa façon de parler, son élocution, tant de souvenirs revenaient dans ma tête, les habitudes avaient la vie dure, j’étais élevé comme ça. Je lui répondis donc d’un air hésitant, cette situation était tellement étrange…

- Je…je suis content et soulagé de savoir que vous vous portez bien aussi, Akiza-sama.


Par reflexe, je fermis ma bouche immédiatement, c’est vrai qu’avec elle, je n’étais autorisé à la parole que quand on me la donnait. Sinon je me taisais et j’attendais.

- Pardonnez-moi pour cette maladresse, ceci ne se reproduira pas.

Mais qu’est-ce qui m’arrivait ? Pourquoi je me comportais ainsi envers elle, techniquement elle n’avait aucun droit sur moi, alors pourquoi j’agissais mécaniquement, comme je le faisais avant ? Cela était tellement étrange.

Je ne fus même pas surpris quand elle se débarrassait de ses vêtements pour les mettre à sécher. Dame Akiza avait toujours été très…spontanée. Mais je pus admirer son corps d’adulte, elle possédait un corps à faire tomber tous les hommes. Quels muscles, quelle grâce, Akiza avait vraiment tout pour plaire. Je ne pouvais qu’être émerveillé.

Alors que ma Maîtresse, euh…mon ex-Maîtresse retournait auprès de sa monture, qui ne cessait de me fixer d’un regard mauvais, j’allai chercher une couverture dans mon sac et m’empressa de recouvrir la dame avec, mon armure était assez ennuyante à porter et cela ne protégeait pas du froid, sinon je lui aurais donné avec joie.

Mais pourquoi je faisais tout ça ? Qu’est-ce qui me poussait à agir ainsi ? Je n’avais plus rien à craindre d’elle, ni même de personne vous me diriez. C’est juste que…la voir ainsi, ce n’était pas convenable pour moi. Je pense que n’importe qui aurait vu une dame se dévêtir ainsi aurait fait quoi que ce soit pour empêcher la personne d’exposer son intimité et surtout de s’exposer au froid. Tout en écoutant ce qu’elle avait à dire, sans la regarder, sans la toucher. Je faisais de mon mieux pour que je lui mette la couverture d’un geste délicat et discret.

Les paroles de ma dame étaient d’une froideur, que j’en étais pour le moins étonné. Comment pouvait-elle penser un seul instant que j’allais lui faire quoi ce soit. Au départ, je voulais ignorer des mots aussi remplis de désespoir. Je ne lui en voulais pas, je ne lui en ai jamais voulu… Quand on a eu une vie ainsi… NON. Le penser ne servait à rien. Il fallait que je m’affirme.

Remettant du bois dans le feu et étendant un peu mieux les affaires d’Akiza, je laissai un moment de silence avant de répondre d’un air chaleureux et amical. Sans la regarder pour autant, affronter son regard était pour l’instant une épreuve assez difficile.

- Si vous me le permettez, Akiza-sama, jamais je ne vous en ai voulu un seul instant pour tout ce qui a pu se passer. J’ai connu bien des difficultés après et échappé à la mort plus d’une fois. Cette vie de servitude est finie aujourd’hui mais je n’avais pas le choix, je fus élevé ainsi. Mais pourrais-je vraiment vous en vouloir. Cela ne changerait rien à tout ce que l’on a pu vivre ensemble. J’ai toujours été dévoué à votre personne. Vous êtes une femme forte et fière, ne vous abaissez pas à renoncer comme ça à votre vie. Vous devez combattre et rester déterminée. Vos parents…Non. Noise se retrouverait sans cavalière et moi…


Un silence s’écoula, je n’avais toujours pas fini ma phrase et je ne savais pas trop ce que je racontais, je n’y avais pas réfléchi, tout ce que je disais venait du cœur. A peine retrouvés ainsi on me parlait de vengeance, de haine…je n’était PAS DU TOUT préparé à tout ça. Le mieux était de faire tomber la pression générale.

- …eh bien je perdrai ma seule famille.

Cela venait du cœur, en effet, j’étais très proche de mes parents. Mais je ne sais même pas si ils sont encore en vie aujourd’hui et quand j’étais assez grand, je ne les voyais presque plus à cause du paternel et maternel Ishtar qui étaient toujours en voyage d’affaires. Akiza est la personne qui me connaît le mieux dans ce monde et je suis la personne qui la connaissait le mieux. Je n’avais pas l’impression d’avoir évolué, mais elle, c’était tout une autre histoire, j’ignorais si c’était encore la même personne qu’avant. Ce qui m’étonnait le plus, c’était que pour une fois, je partageai l’une de mes craintes avec elle, serais-je devenu faillible ? Je ne sais pas.
Finissant de mettre du bois et d’arranger au mieux le foyer de telle sorte à ce que les flammes ne partent pas dans tous les sens, je pus enfin m’assoir devant les flammes, le regard face à l’extérieur pour surveiller l’entrée et dos à Akiza-sama.

J’espérais juste n’avoir pas rendu l’ambiance encore plus tendue qu’avant, je n’étais pas vraiment doué sur ce coup la. Je ne voulais absolument pas la brusquer. C’est comme si je voyais ma vie d’avant revenir d’un coup et que tout ce qui s’était passé après que je fus vendu à un proxénète de Rosanne puis mon arrivée à Chon’sin n’étaient devenus que poussière….

Je ne pouvais qu’attendre, puis voir ce qui se passe. Prendre les devants ? Avec tout le monde sauf qu’elle. Elle était aussi imprévisible qu’hargneuse. Même moi parfois j’avais du mal à comprendre ses réactions...


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Sujet: Re: L'air du vent [PV Akiza]   Mar 9 Aoû - 9:12
L'attente était angoissante, très angoissante. Quand son interlocuteur ouvrit finalement la bouche, Akiza comprit enfin; ce n'était pas la crainte de mourir qui la tiraillait, ni même directement cet homme, non. Ce qui la faisait trembler autant, c'était la peur du rejet. Toute sa vie, elle avait été aduler, les gens se bousculant à ses pieds, mais la seule personne ayant jamais compté réellement pour elle était son esclave. Je te déteste, voila ce qu'elle ne souhaitait pas entendre, ces mots feraient probablement beaucoup plus mal qu'une lame. Après toutes ces années à essayer de l'oublier, il était de nouveau là devant elle, en homme libre. Une seule larme roula lentement sur sa joue, alors qu'elle marmonnait à elle-même oh combien elle était stupide; depuis tous ce temps, elle se mentait. Ses conneries de vouloir devenir plus forte, d'avoir fui la maison familiale, ce n'était que ça, fuir. Fuir une réalité qui lui échappait, fuir ces premiers problèmes. Parce que oui, choyée comme elle l'était, le départ de son esclave fut le premier et le seul vrai bouleversement de sa merveilleuse vie d'enfant gâtée. Pour une fois, elle n'avait pas ce qu'elle voulait. Raines avait tort, Akiza n'était pas une femme forte, pas du tout. Elle était lâche et misérable, à se plaindre d'un tout et d'un rien, à faire des caprices.

Lorsque le petit monologue de l'homme fut terminé, Akiza éclata de rire. Au cours de son voyage, elle avait bien vue combien elle était faible; Noise n'avait certainement pas besoin d'une cavalière aussi faible. Limite, cela serait un avantage; elle pourrait se trouver un bien meilleur partenaire et devenir célèbre. Mais surtout... Pourquoi parlait-il de famille? Sa seule famille... Vraiment? Dans un sens, il n'y avait absolument rien de drôle dans cette phrase, mais elle ne pouvait juste pas contrôler son fou rire. En plus, il n'osait même pas la regarder. Décidément, la liberté l'avait bien changé, car elle qui croyait le connaitre, ne le comprenait pas du tout dans l'instant présent.

- Ta seule famille hein... Ne parle pas de ce que tu ne connais pas! Tu as peut-être vécu bien des choses horribles, probablement bien plus que moi, mais sur ce point, tu n'es pas à plaindre. Tes parents, ils t'aimaient. Ils n'ont peut-être pas essayés de te retenir, mais ils savaient d'avance que c'était peine perdu. Même s'ils ont tout fait pour te le cacher, ils étaient dévastés par ton départ, et je suis bien placée pour le savoir car j'y étais. Les miens n'ont même pas lever les yeux lors de mon départ... Ils ne m'ont jamais rien appris... Clairement, tu n'as aucune honte à me mentir, mais après tout, peut-être est-ce la seule chose que tu saches faire.

À mesure qu'elle parlait, la colère immense qui l'avait envahit s'atténuait peu à peu, jusqu'à disparaître complètement; ce n'était pas sa faut à lui si les parents d'Akiza avaient un cœur de pierre. Passer sa rage sur lui n'allait absolument rien changer du tout, elle l'avait déjà plusieurs fois par le passé. En soupirant, elle se redressa, laissant retomber la couverture. Pourquoi le destin les avaient-ils réunit de nouveau? C'était une mauvaise plaisanterie de dieu? Pourquoi cela arrivait-il maintenant, alors qu'elle essayait justement d'oublier le passé et d'avancer, de gagner réellement cette puissance et cette maturité qu'elle faisait semblant d'avoir depuis si longtemps?  Un fantôme du passé qui refaisait surface peu de temps après son retour sur son continent de naissance, quel ironie. Jetant un coup d’œil au laguz qui venait de s'asseoir devant les flammes, Akiza opta plutôt pour la monture et se dirigea vers le pégase. Lui tendant doucement la main droite pour lui montrer ses bonnes intentions, elle murmura un seul mot.

- Alessia...

Elle entreprit tendrement de le câliner, s'étonnant de la douceur de son pelage; Raines devait bien s'en occuper, même si elle n'était plus là pour s'en assurer. S'attendant à un signe de jalousie de la part de Noise, elle se retourna vers celle-ci mais sa wyverne dormait à poing fermée. Dans un sens, ce n'était pas plus mal ainsi; elle retourna donc son attention vers l'autre bête ailée. Lorsqu'elle délaissa finalement l'animal, Akiza croisa brièvement les yeux du laguz, avant que celui-ci ne détourne les yeux. Il avait semblé l'observer, probablement avait-il été attiré par les bruits de sa monture. Akiza, quant à elle, se mis à le fixer; elle ne put s'empêcher de penser qu'il était encore plus beau qu'auparavant. Elle pouvait voir sa musculature sous son armure, des muscles qui semblait encore plus puissant que dans ses souvenirs. Malgré cela, il gardait une allure général véloce; mais ce qui avait surtout attiré l'attention de la dame, c'était son regard. Même entrevu très brièvement, il y avait clairement quelque chose de changé à l'intérieur de ces yeux-là. Étais-ce l'éclat de la liberté? Elle ne pouvait le dire.

Retournant auprès du feu, elle ramassa la couverture et la jeta sur ses épaules, sans le quitter des yeux. Désormais, le tonnerre grondait à l'extérieur et le bruit de la pluie était assourdissante; ils en avaient pour un bon moment encore. Repassant sans cesse de vieux souvenirs dans sa mémoire, Akiza finit par en avoir marre; advienne que pourras. De toute façon, le hasard ne frappera pas deux fois, n'est-ce pas? Et puis, elle n'avait jamais eue peur des apparences, alors pourquoi maintenant? Elle avait l'argent, et bientôt elle allait avoir la force, de faire absolument tout ce qu'elle voulait, d'avoir tout ce qu'elle désire. Ce n'était pas le temps de changer d'idée et d'avoir peur des conséquences. Des regrets, elle n'avait pas besoin de ça dans sa vie. S'assoyant aux côtés du laguz, elle pris sa mâchoire dans sa main, le forçant à la regarder dans les yeux.

- Je ne m'étais pas trompée, ton regard à réellement changé depuis... Depuis la dernière fois. Il semble plus vif, plus vivant.

Peu à peu, un sourire narquois se dessinait sur son visage, alors qu'elle relâchait la mâchoire de l'homme. Reprenant le même ton de voix autoritaire qu'autrefois, un ton qui ne laissait pas place à la discussion, elle prit de nouveau la parole, sans lui laisser le temps de réagir.

- Allez, transforme-toi. Je veux voir à quoi ressemble mon beau toutou après tout ce temps. Je dois vérifier que tu n'as pas attraper de puces.

Le dernier commentaire la fit sourire légèrement, mais un vrai sourire cette fois, sincère. Que ce soit par habitude ou simplement pour lui faire plaisir, les faits sont là; il se transforma pour elle. Une bouffée de nostalgie envahit Akiza, alors qu'elle approchait une main hésitante vers son ancien amant. Non... Il avait été bien plus que cela. Lorsque sa main rencontra finalement un contact, elle la retira vivement, comme si elle s'était brûlée. Entreprenant de se mordiller la lèvre inférieur, elle porta son regard vers l'extérieur, regardant les éclairs qui zébraient le ciel. Les orages ne l'avait jamais effrayée; au contraire, cela la fascinait.

- Dit, Raines, pourquoi m'as-tu obéit, à l'instant? Certes, tu m'étais dévoué, mais tu n'as plus de raisons de l'être désormais. Après tout, on c'est débarrassé de toi, on ta jeté comme un vieux chiffon. Je n'ai rien fait pour te garder, alors pourquoi obéis-tu toujours à quelqu'un qui ta rejeté, qui ta toujours traité comme un moins que rien toute ta vie? À ce que j'ai crue comprendre, tu es un homme libre maintenant.

C'était comme si toutes ces années avaient été un rêve, ou plutôt comme s'ils avaient fait un saut dans le temps. Akiza lui laissa le temps de répondre, sans oser le regarder. Ce qu'elle avait ressentie pour lui et ressentait toujours la gênait, surtout qu'elle avait peine à mettre un mot dessus; elle ne pouvait dire si c'était de l'amitié, de l'amour ou simplement si elle le considérait comme un grand frère. N'ayant pas de point de repères pour les uns ou les autres, ses sentiments étaient vraiment confus. Réfléchir à cela commençait d'ailleurs à lui donner un affreux mal de crâne; elle décida donc de laisser tomber ces interrogations stupides et du prendre un peu de plaisir pendant cette tempête de malheur. Puisqu'ils étaient coincés ici encore un bon moment, il était impensable pour leurs montures de sortir par un temps pareil, autant s'amuser un peu. Tout à coup, elle avait très envie de voir ce mastodonte rougir. Elle s'approcha doucement, posant sa main droite contre sa joue et approcha son visage du sien, en fermant les yeux. Une fois tout près, elle s'arrêta et souffla quelques mots, avant de s'éloigner un peu.

- Tu es encore plus beau qu'avant...

Un sourire charmeur sur le visage, Akiza fixait Raines, analysant sa réaction à son petit manège. Passant doucement la langue sur ses lèvres, elle se délectait du fait d'être de nouveau en présence de cet adonis. Décidément, certaines choses ne changeait jamais; s'amuser aux dépends de son ancien esclave lui procurait encore une joie immense. Elle finit par éclater de rire, d'un vrai rire cette fois, ayant oubliée toutes ses craintes précédentes; elle redevenait elle-même en quelques sortes. Un beau rire cristallin, contagieux, qui la représentait beaucoup, elle avait toujours eue tendance à s'amuser dans toutes situations. Soudain, une bourrasque de vent souffla légèrement nos compagnons, rappelant à la cavalière qu'elle n'était vêtue que d'une simple couverture. Le feu était tout de même efficace, mais l'adrénaline du danger s'étant évaporé, le froid revenait effectivement en force; elle remercia son hôte intérieurement pour l'attention. Sans gêne aucune, elle se leva pour aller s'asseoir devant celui-ci, appuyant son dos contre son puissant torse.

- Si tu n'as réellement aucun ressentiment à mon égard, si tu m'est réellement dévoué, alors réchauffe-moi. Je suis toute gelée, regarde.

Ajoutant à ses propos, elle lui prit rapidement la main pour l'appliquer contre sa cuisse en riant, lui démontrant comment sa peau était froide. Puis, la relâchant doucement, elle attendit de voir comment il allait réagir, car après tout cela l'intriguait. Auparavant, il aurait probablement figé un instant, mais il aurait obéi, c'était certain. Maintenant, en tant qu'homme libre, qu'allait-il faire? Pour l'instant, il s'était contenter d'être plutôt distant, mais un homme normal lui aurait probablement sauté dessus depuis longtemps. Était-il toujours incapable de prendre des initiatives? Auparavant, cela l'avait parfois frustrée, à quel point il restait passif et ne répondait pas aux provocations; il semblait incapable de faire quelque chose sans qu'on lui en donne l'ordre, incapable de surprises. Dans le fond, il était le parfait toutou, mais Akiza souhaitait plus que cela. Des parfaits toutous, elle en avait eue pleins; tous n'étaient pas aussi beaux par contre.

Soudainement, Akiza n'avait plus envie que la tempête s'arrête; elle souhaitait que le temps se fige. Être ici, avec lui, signifiait être en terrain connu. Même si elle aimait beaucoup de plus vivre à la botte de ses parents, même si ses voyages avec Noise et ses combats lui faisait du bien, elle avait toujours continué à se raccrocher au passé. Rose qu'elle n'avait pas vue depuis si longtemps, son jouet préféré aka Raines, sa petite vie parfaite du moins en apparence, tout cela lui manquait. Faute de pouvoir revenir dans le temps, de pouvoir redevenir une enfant, le mieux était de profiter du moment présent; profiter de sa présence une dernière fois avant de l'oublier, pour de vrai cette fois. Après tout, cette fois-ci allait réellement être la dernière n'est-ce pas? Désormais, elle habitait Regna Ferox, c'était bien loin d'ici. Déjà que le hasard les avaient fait se revoir, cela n'allait certainement plus se reproduire. D'ailleurs, imaginer le laguz à Ferox faisait bien rien Akiza, il était beaucoup trop gentil pour cela. Les bagarres, sa avait toujours été plus son truc à elle qu'à lui. En y pensant bien, ces deux-là n'avaient pas grands points communs, même aucun à vrai dire. Mais pour l'instant, tout cela à bien peu d'importance. Pour l'instant, nos deux compagnons sont enfermés dans une grotte pour un temps indéterminé. Que va-t-il bien pouvoir se passer? Tout dépendra de la réaction de notre cher ex-esclave. À suivre dans le prochain épisode.

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Sujet: Re: L'air du vent [PV Akiza]   Dim 21 Aoû - 3:48
Peut-être que Dame Akiza avait raison, peut-être que je ne connaissais rien à la signification du mot « famille ». A en voir son fou rire, j’avais l’impression d’avoir dit une absurdité, quelque chose d’idiot. Je ne savais pas si je devais être rassuré ou déçu. Pensait-elle que je ne comprenais rien à la signification de la famille ?

Quand elle m’annonça que mes parents étaient dévastés par mon exil vers Rosanne. Je ne pus m’empêcher de penser à eux avec des regrets. Certes la vie que je vivais avant était dure et m’offrait que peu de perspectives d’avenir, mais j’étais avec des gens que j’aimais du plus profond de mon cœur. Entendre de telles paroles me…touchait ? Je crois que c’est la première que j’emploie cette expression. Sont-ils au courant que je vais bien ? Que je mène une vie honorable ? Il fallait que je fasse quelque chose à ce sujet. Un nouvel objectif à rajouter dans ma vie.

Je savais que les parents de Akiza étaient peu démonstratifs, mais à l’entendre parler..j’avais envie d’employer les mêmes mots qu’elle a utilisé pour moi. Vu le nombre de fois que je me suis fait punir pour la moindre égratinue ou faute de langage sur leur fille, je pense qu’ils avaient et ont toujours de l’intérêt pour elle… Mais ça je préférais le garder pour moi sur le moment, je ne me sentais pas en état de lui répondre au tac au tac ainsi.

Le petit pic sur la possibilité d’un mensonge de ma part me fit hérisser les poils et ma queue, on pouvait me qualifier de tout ce qui était possible dans ce monde, mais mentir ? Moi ? JAMAIS. Sa langue était toujours aussi fourchue malgré les années qui ont passé on dirait.

Et qui plus est elle n’a même pas pris la peine de garder la couverture que je lui ai passée ! Aaarg cette femme m’en fait toujours voir de toutes les couleurs…et de ses formes ! Quand elle se retourna, je changeai immédiatement la direction de mon regard, si en plus on me prenait avec des pensées lubriques, cela serait difficile à assumer par la suite.

Mais…malgré ça, je pouvais sentir son regard pesant sur ma personne. Ce qui me forçait à détourner mes yeux, fixant les flammes du camp pour ne plus rien regarder d’autre. Le tonerre qui grondait me faisait légèrement trembler. Je n’aimais pas du tout ça. Les orages et la colère de la nature étaient les choses qui m’effrayaient beaucoup. En plus avec mes sens aiguisés, je les ressentais comme si ils me tombaient dessus…que je détestais l’orage.

Alors que je commençais à oublier le monde autour de moi pour effacer cet orage et la tension présente. La main de mon ancienne maîtresse m’agrippa le menton de manière à ce que nos visages soient face à face. Ceci me fit grogner quelque peu et mon regard fronçait. Quand on a plus l’habitude on peu avoir des réactions auxquelles nous-mêmes on ne s’attend pas.

C’est alors qu’elle me donna un ordre, le premier depuis très, très longtemps. Mon corps agissant tout seul, je me retransformai en bête. Je n’avais même pas réfléchi au pourquoi du comment, je le faisais point final. C’était toujours comme ça. C’ETAIT. Pourquoi avais-je obéi ? Pour rendre service ? Pour aider ? Parce que je n’avais aucune raison de ne pas le faire ? Je ne sais pas moi-même.

Quand Akiza me posa la question…je repris ma forme humaine, ne parlant jamais sous forme d’animal. Chose qu’Akiza m’ordonnait toujours aussi, « Les bêtes ça parle pas » qu’elle me disait…

- Si je me suis transformé, c’est parce que tu me l’as demandé. Je ne vois pas pourquoi je ne l’aurais pas fait. Je ne cherche pas plus loin que ça Akiza-sama. Mais si tu cherches encore à prouver ta domination, ce n’est pas nécessaire, j’ai toujours de la sympathie pour toi et comme toutes les personnes que j’apprécie, tu as juste à demander et je ferai, tout simplement.

Je lui avais répondu sur un ton neutre mais avec une grande franchise. Après tout, quand on avait des amis, pourquoi s’embêter à refuser une demande de celui-ci… Enfin bon.
Les choses commençaient à accélérer entre nous deux. Elle s’était approchée de moi et commençait à me complimenter. Un peu surpris par des propos gentils de sa part et aussi soudains, je ne pouvais m’empêcher de balbutier, je ne savais ABSOLUMENT pas quoi répondre. Akiza est toujours aussi directe, je ne sais jamais ce qu’elle a derrière la tête.

C’est alors qu’elle se posa sur mon torse, me demandant de la réchauffer si je lui étais dévoué pour de bon. Je pouvais sentir sa main accompagner la mienne à travers sa cuisse.

BON, la le contexte devenait difficile à suivre pour moi ! Je devais faire quoi dans une situation comme celle-ci ? M’attirait-elle ? Etait-ce encore un de ses pièges ? Se moquait-elle de moi ? Je voulais la sermonner et lui dire que cette attitude n’était pas digne d’une dame de son rang. Mais je ne lui devais plus rien ! Je pouvais sentir mon corps se réchauffer à grande vitesse, mon cœur battre au rythme de la pluie violente qui était dehors, mon souffle devenir de plus en plus haletant. J’étais totalement séduit par cette femme, du moins je voulais croire cela, si je lui obéissais je montrais que je n’avais pas évolué, mais si je ne faisais rien ça montrait que je possédais encore du ressenti, chose que je n’ai point ! Dilemme.

Me sentant étouffé dans mon armure. Je me leva brusquement, énervé de cette tension. J’ôtai mon armure et mon haut, commençant à avoir trop chaud dans cette grotte. On pouvait voir mes abdos flamboyants et mes pectoraux gonflants au rythme de ma respiration. Les armures ne m’allaient vraiment pas, je me sentais mieux sans celles-ci.

Me rasseyant derrière mon ancienne maîtresse, mon torse contre son dos nus, je ressentis une grande fraîcheur. Elle ne jouait pas, elle avait vraiment froid. Ses propos étaient sérieux… Je ne ressentais plus aucune chaleur de mon corps. Que…de la pitié ? De la compassion ? Comme si il fallait absolument que je fasse quelque chose. Je l’observais de dos, je la voyais greloter quelque peu, je ne pouvais pas rester inactif.

A cet instant, je ne ressentais plus que du désir envers mon ex-maîtresse. Ce n’était pas aussi lubrique que la dernière fois, non. Là, je voulais juste qu’elle se sente bien, qu’elle soit rassurée, qu’elle puisse être soulagée…

Je passai alors délicatement mes bras autour de la couverture pour nous enrouler tous les deux. Faces aux flammes, seules nos têtes dépassaient.

Je tirais lentement ma maîtresse vers moi. Sûr de ma personne. Mon cœur se remettait à battre de plus en plus fort. Son dos faisait un nouvel obstacle à ma respiration et je pouvais sentir mon cœur effectuer sa pulsation malgré la paroi qui se dressait devant.

Toujours assis derrière elle, je passais mes bras autour de sa poitrine avec douceur, aux tréfonds de mon ventre, mes muscles se crispaient doucement. Cette sensation était étrange. Je pouvais ressentir la sensation rude et amère d’un corps qui recherchait la chaleur auprès d’elle.

D’un baiser exigeant, je posai mes lèvres sur son cou, mes mains continuant leur chemin à travers le corps de celle à qui j’obéissais autrefois. Ce voyage était délictueux. Mes lèvres mordillant sèchement la peau sensible d’Akiza.

C’est alors que, tout en continuant, je me demandais ce que j’étais en train de faire actuellement ? Qu’est-ce qui me prenait ?

…bah, plus rien n’avait d’importance désormais. J’en avais assez de réfléchir. J’étais une bête, faite pour agir, mettons-ceci sur le dos de l’instinct pour l’instant.

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Sujet: Re: L'air du vent [PV Akiza]   Ven 26 Aoû - 2:22
Ce fut sans surprise pour Akiza qu'elle sentit les bras de l'homme se refermer autour d'elle, couverture sur les épaules. Décidément, elle était bien chanceuse d'être tombée sur lui, la douceur de son foyer ne l'ayant pas du tout préparé à ce genre de problèmes. Le froid, c'était plus ou moins la première fois qu'elle ressentait cela et c'était loin d'être agréable. Peut-être qu'après tout, partir explorer le monde sur un coup de tête quand on ne connait rien de la vraie vie n'était pas la meilleure des idées. En même temps, il était trop tard pour regretter maintenant.

Le corps de Raines était chaud, limite brûlant. N'avait-il donc pas froid? Akiza était si frileuse? Après tout, il n'y avait pas de quoi être étonné; il devait être plus résistant qu'elle à bien des niveaux. Dans cette position, elle pouvait sentir les puissants muscles de son ancien esclave; à côté, elle devait ressembler à une brindille.

Alors qu'elle allait ouvrir la bouche, elle sentit les lèvres de l'homme s'appliquer sur son corps. Un violent frisson parcourut Akiza. En un sens, c'était l'attitude qu'elle avait espérée, mais étais-ce bien? Son expérience dans ce domaine était bien piètre et les conséquences encourues par le passé avait disons été très... déplaisantes. Mais maintenant, ils étaient libre d'agir à leurs guises, n'est-ce pas? En même temps... le femme pouvait difficilement mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. Du désir, de l'amour ou rien de tout ça? Par le passé, tout cela n'avait été qu'un jeu, il était son petit animal dévoué sur qui elle pouvait exercer sa domination, effectuer toutes sortes de testes. Désormais, cela n'était plus le cas et n'était plus non plus son envie. Étais-ce l'âge qui l'avait tant changée?

Tout en se mordillant la lèvre, Akiza balança sa tête vers l'arrière, pour voir le visage de son compagnon. Que faire, que faire, que faire? En prenant un peu de recul, la situation était plutôt marrante. Pour une fois, les rôles étaient inversés; le laguz agissait et la beorc réfléchissait, hésitait. Tout cela devenait de plus en plus stupide, elle n'avait jamais été du genre à se poser des questions et penser à l'opinion des autres, alors pourquoi maintenant? Pourquoi cet homme, avec qui elle avait passé la majeure partie de sa vie, la mettait aujourd'hui dans cet état? Lamentable, elle était lamentable.

- Kss.

Se retournant brusquement, Akiza appuya ses deux mains contre les épaules de Raines, essayant de le faire basculer sur le dos... Comme si elle pouvait pousser un mur de roc pareil. Comprenant ce qu'elle souhaitait, il finit par s'étendre, manquant la faire basculer au sol par la même occasion, faute de l'élan utilisé par la femme. Déséquilibrée un court instant, elle se posa ensuite par-dessus celui-ci, les deux mains à plat de chaque côté de sa tête, son visage près du sien. Un grand sourire aux lèvres, elle laissa échapper un léger rire avant de prendre la parole, ses yeux plantés profondément dans ceux de l'homme.

- Alors comme ça tu comptes encore m'obéir si je commande? C'est parfait. Je t'ordonne donc...

Elle prit une petite pause, question d'observer sa réaction, de l'effrayer un peu sur ce que pouvait être sa demande. La lueur espiègle dans le regard de la cavalière ne devait pas mettre l'homme en grande confiance. Malgré la situation, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir taquiner un peu celui-ci. Elle reprit tout de même bien vite la parole, ne souhaitant pas non plus casser l'ambiance. C'est avec un visage et un ton des plus sérieux qu'elle continua.

- ... de me traiter en égal, car c'est ce que nous sommes maintenant. Mon nom, c'est simplement Akiza, je ne veux plus t'entendre prononcer cette marque de politesse inutile. Tu as commencé à me tutoyer tout à l'heure, c'est déjà un bon début.

Un léger sourire et un clin d’œil accompagna sa dernière phrase. Puis, elle se pencha et embrassa son ancien esclave sur les lèvres, avant de se redresser. N'étant pas du tout douée pour les moments sérieux et sensuel, elle se devait de rajouter une légère couche d'humour. Passant doucement son doigt sur le torse dénudé devant elle, Akiza reprit la parole sur le ton de la plaisanterie, tout en admirant ce corps de dieu.

- Par contre... il t'est encore interdit de chevaucher Noise.

Elle lui tira ensuite la langue comme une enfant, avant de se mettre à rire. Y'avais pas à dire, elle se sentait définitivement très bien auprès de Raines. Malgré les années, elle se sentait en terrain connu avec lui. Après tout, ils savaient pratiquement tout l'un de l'autre. Un flash de lumière les aveuglèrent un court instant; combien de temps pouvait bien durer un orage de ce côté du continent? Elle n'en avait aucune idée, mais souhaitait égoïstement que cela soit un bon moment. Avant que le bruit du tonnerre ne les atteignent, Akiza plaqua doucement ses mains sur les oreilles du mi-animal, connaissant depuis longtemps son ouïe des plus sensibles. Fermant les yeux, elle approcha de nouveau ses lèvres, espérant détourner son attention. Après tout ce qu'il avait fait pour elle, elle pouvait bien lui faire oublier ce petit orage de rien du tout n'est-ce pas? En même temps... Ce n'était pas comme si cela était une corvée; cette intimité soudaine avec un homme libre était des plus bienvenus.

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L'air du vent [PV Akiza]

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