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Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]

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Sujet: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Jeu 21 Juil - 7:57

「 Du rhum, des femmes ♪  」

...et d'la bière nom de Dieuuu ♪

Manfred & Reyn
On lui avait reproché sa trop grande simplicité, et pourtant, il ne changeait toujours pas. Installé ainsi dans cette chaise grinçante, les deux pieds croisés sur la table, une chope de bière remplie à ras-bord dans la main droite et de la bonne compagnie – surtout féminine – tout autour; oui, réellement, il pouvait difficilement imaginer ce qu’il pouvait désirer de plus.

Lorsque le Pomone et son équipage, presque tous des anciens esclaves Manakete, Laguz et hybrides, avaient jeté l’ancre dans le port, c’était dans l’optique d’offrir quelques jours de repos à ces hors-la-loi rendu irrités par le manque de proies en mer. Son capitaine, Magnus, et lui en étaient venus à un commun accord qu’ils ne pouvaient plus continuer à arpenter les océans: pour ces esclaves affranchis ayant soif de vengeance, les bateaux de marchandises humaines s’étaient fait rares ces derniers temps, et ni le chef ni son second n’avaient envie de voir ces pulsions sanguinaires se tourner vers les bateaux marchands qui, fournissant tout de même un revenu confortable que les pirates exploitaient sans scrupules, ne méritaient pas qu’un simple abordage en bonne et due forme tourne en massacre inutile.
Ils avaient donc atteint le port de Valm en toute sécurité, une entreprise toute à fait aisée pour ces vagabonds des mers et ce même sous le nez de la garde sévère de l’endroit qui était au final plus apte à arrêter les bandits sur les routes que les pirates dans leur bateau. Après avoir vendu le butin accumulé depuis leur dernier arrêt en territoire terrestre, la nouvelle richesse servit bien entendu à payer une tournée pour tous ceux qui n’avaient pas profité de la semaine de repos pour aller voir leur famille. Comme à son habitude, Magnus avait ambitionné sur l’alcool, et Reyn ne l’avait pas aidé en le mettant sans cesse au défi de prendre un autre verre. Avant même que le second finisse sa cinquième choppe, le capitaine en était déjà à sa dixième, et 3000 ans ou non, le Manakete avait fini en dessous de la table. Après l’avoir installé dans la chambre la plus luxueuse et donc la plus coûteuse de l’auberge avoisinant – c’était un peu une vengeance pour la fois où ce salopard l’avait réveillé à coup de grandes gorgées d’eau salée. Pas très original c’est certain, mais Reyn n’était pas en état de le lui faire regretter davantage – il s’était lui-même payé une chambre plus sobre mais assez grande pour pouvoir y ramener la jolie rousse qui servait à la taverne que l’équipage avait pris d’assaut – figurativement – un peu plus tôt.

Bref, les jours de repos se passèrent aussi bien qu’on pourrait l’espérer. Soleil, sommeil, femmes et alcool, il y avait des avantages à ne pas avoir de réputation à préserver, et pourtant en avoir assez pour charmer ces dames surprotégées excitées par l’idée du danger. Reyn savait pertinemment que ces jours s’arrêteraient rapidement, mais il ne s’attendait certainement pas à être rappelé sur le pont plus tôt que prévu avec le reste de l’équipage pour être mis au courant d’un trafic d’esclaves sur le point de se dérouler sous leurs yeux. C’est là que tout avait commencé à mal virer : l’occasion était inespérée, trop belle, même. L’hybride s’en était tout de suite méfié : après tout, ces soldats déserteurs devaient s’attendre à certaines représailles de leurs supérieurs et avaient probablement prévu quelque chose en conséquence. Un autre signe précurseur était le silence total du côté de Magnus; il lui arrivait, lorsqu’il songeait sérieusement à une situation plus grave, de garder ses pensées pour lui, et Reyn devinait qu’il partageait ses inquiétudes vis-à-vis l’aisance qu’ils avaient eu à espionner la rencontre des malfaiteurs. Seulement, quand son capitaine s’isolait, ce n’était jamais, JAMAIS une bonne chose. Souvent, les choses finissaient par mal tourner pour l’équipage avec le Manakete à leur tête comme seul averti du potentiel danger. En général, des vies se perdaient, aussi, et c’était ce qui s’était passé cette fois-là.

5 morts. C’était le résultat après que, au bout d’une chasse de 2 semaines les ayant menés en mer, une armée de chevaliers pégases leur était tombée dessus. Pour les pirates restés sur le pont, ça avait été un massacre; il avait eu la présence d’esprit d’éviter les sabots, et lorsque touché par une lance, il s’était tout simplement jeté hors de la mêlé, espérant qu’on le prendrait pour mort… avant de s’évanouir, tout bêtement. Ce n’était définitivement pas son plus glorieux souvenir, et heureusement pour lui, Magnus avait bien trop d’autres soucis à se faire pour lui rappeler ses exploits peu héroïques. Les dégâts s’étaient limités là, et ils eurent au moins la satisfaction de démanteler le réseau en devenir, libérant les esclaves avant même que leur destin peu enviable ne commence. Le retour s’était tout de même fait dans un silence lourd, et la mince joie qu’apportait la libération de prisonniers était alourdie par le poids des corps qu’ils transportaient avec eux. D’un accord silencieux, ils avaient décidé de retourner au port de Valm pour enterrer leur mort en bonne et due forme, écrire la lettre à la famille à l’un de leur compagnon décédé, et prendre quelques jours pour soigner les blesser.

C’est ainsi que Reyn s’était retrouvé, orné de fraîches cicatrices au sourcil, à la joue et à la poitrine, à tout bonnement oublier son capitaine qui fuyait et fuirait probablement son équipage pendant la durée du séjour. Par la suite, son second le forcerait à prendre une chope ou deux, ou dix, puis il reviendrait lentement à son état habituel et tout serait oublié, ou du moins mis de côté assez longtemps pour que la culpabilité devienne supportable. Les blessures de l’hybride ayant été superficielles, il était sorti après une journée de la chambre de l’auberge et avait rejoint le meilleur endroit pour oublier et se remettre sur pied : la taverne.
Comme quoi les fins ne sont jamais bien loin des débuts.
Ainsi bref, vêtu d’une tunique sans manche d’un blanc crème donc le col lacé était tout bonnement laissé ouvert, d’un pantalon de cuir ajusté, de bottes longues du même matériau et ne portant pour autre accessoire que la chaîne en or autour de son cou que le foulard vert qui entourait sa taille, il se trouva à nouveau devant la porte de son endroit préféré. Lorsqu’il la poussa et la trouva à demi pleine, chose peu surprenante vu le crépuscule arrivant, il salua d’une main un groupe d’habitué avec qui il avait partagé sa soirée il y avait bientôt un mois puis se laissa tomber sans plus de grâce dans une chaise de l’une des tables près du mur. L’établissement puait la bière, la sueur, l’eau salée, bref, tout ce qui pouvait ragaillardir Reyn qui se força à sourire, décidant définitivement de sortir de cet état de torpeur qu’il avait bien assez vécu pour la prochaine année. Sans même qu’il ait besoin de dire quoique ce soit, la serveuse à la distincte chevelure rousse lui apporta une chope pleine, lui adressant un clin d’œil auquel il répondit avec un énorme sourire, avant de se dépêcher de retourner derrière le comptoir pour s’occuper des autres commandes…et ajuster son décolleté, l’hybride nota avec amusement. Il gardait un bon souvenir d’elle. Peut-être la ramènerait-il encore à l’auberge après la fermeture de l’endroit.

Pour l’instant, il avait un autre but en tête : profiter au maximum de la vie de pirates. Prenant une gorgée tout d’abord, en savourant le goût, avant de de finir d’une traite la chope, il la leva dans les airs et s’exclama en poussant sa voix :

« Tournée pour tout le monde, Maggie! Et apporte-moi de quoi oublier l’équivalent de deux semaines, s’il te plaît! »

Fêter était toujours plus aisé quand tout le monde se mettait dans l’ambiance, après tout. Alors que les exclamations approbatives fusaient et que plusieurs levaient leur verre à sa santé, lui répondant d’un même geste avec son bock vide et un sourire lumineux, il croisa les jambes et les appuya sur la table, attendant son alcool avec une satisfaction grandissante. Lorsqu’il avisa du coin de l’œil la brunette aux formes généreuses, vêtues d’un corset pourpre et d’une robe crème aux manches tombantes, dévoilant ses épaules et le galbe de sa poitrine, et à la jupe remontée pour révéler ses mollets – et possiblement davantage –, il sut que son argent avait attiré les vautours qui rodaient les environs à cette heure. Pas que cela le dérange d’aucune façon, s’avisa-t-il lorsqu’elle enroula ses bras autour du sien, pressant exagérément ses atouts contre lui. Il ne partirait probablement pas avec Maggie cette nuit.

« Besoin d’un peu de compagnie pour se changer les idées? Pour un aussi bel homme, ça serait un plaisir… »

Un rire cristallin retentit derrière elle, et une mignonne petite blonde entra dans son champ de vision, portant un accoutrement semblable à celle qui se voulait être sa compagne de travail pour la nuit. Des filles de joie de la maison close juste au bout de la ruelle, à ne pas en douter, venant chercher parmi les âmes esseulées ou juste prêtes à tout pour oublier leur salaire quotidien.  La cadette semblait avoir trouvé sa propre proie,  son bras enlacé à celui d’un jeune homme dont la grandeur était son trait le plus frappant. En effet, mesurant probablement autour de 2 mètres, il avait une bonne tête de plus que tout le monde, et ressemblait à un géant à côté de la prostituée menue qui semblait s’être amouraché de lui. Sa coiffure, d’un blanc immaculé, était à la fois courte mais se constituait également d’une queue de cheval. En plus de sa peau basanée et sa musculature développée, on aurait pu jurer à un lien de famille entre lui et Reyn dont seul la couleur des yeux, ceux du premier étant d’un superbe ambré, créait une différence distincte. La blondinette ne tarda d’ailleurs pas à le faire remarquer.

« Tiens? On dirait qu’on a des goûts semblables! Vous avez des liens de parenté? »
 
Amusé, Reyn leva le verre de fort que la serveuse fulminante venait de lui apporter, jetant un regard noir vers la brunette qui ne lui avait même pas accordé la moindre attention, et déclara à l’intention de cet inconnu qui se révélait un jumeau insoupçonné :

« Enchanté, cher frère perdu! »




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Jeu 21 Juil - 20:52
Je ne sais pas pourquoi, mais depuis que j'ai arrêté de travailler, je sentais comme une étrange douleur au coeur. Je me suis dit que peut-être que j'ai pas assez dormit, vu que j'ai passé 1 semaine sans cesse dans ma forge, mais....non....je crois que c'est autre chose. Mon corps se sentait lourd, pas dans le sens lourd de fatigue, plutôt dans le sens qu'on dirait qu'il traînait de lourdes chaînes. Je crois savoir pourquoi à la fois non. C'est quand même un peu relié à mes émotions et mes envies....donc quelque chose que je ne suis pas bon à comprendre. Je me néglige, oubliant souvent que j'existe moi-même. La peur de découvrir ce qui se cache en moi est quelque chose que, malheureusement, je ne veux pas savoir. Et pourquoi ses chaînes sont là ? Elles sont une accumulation de plusieurs choses que j'ai longtemps mise de côté. Ce n'est que récemment que je les sens puissantes et très présentes. Depuis que ma supposée mère biologique m'ait dit '' reprends ce qui t'est dû'' je me sens perdu. Comment je peux faire ça ? Je ne sais même pas par quoi commencer. Même si je suis le descendant de Walhart le Conquérant, moi...je suis qu'un simple fils de forgeron sans fortune et sans armée. Je ne peux pas non plus faire un coucou à l'empereur et dire '' Euh ouais, c'est ma place, pas la tienne...alors dégage p'tite couille molle''. Je me vois mal faire ça, non mais. Déjà, je ne suis pas assez méchant pour dire ça et encore pire....je n'ai pas le guts de le faire. Je ne suis pas un soldat ni même un noble. Je suis qu'une simple merde ...point.

Les chaînes représentent ma prison. Je ne me sens pas à ma place nul part, je me sens impuissant dans tout ce que je fais....elles me font rappeler que je ne peux pas faire ce que je veux. Elles sont aussi ma tristesse et la réalité qui me frappe à chaque jour. Elles sont là uniquement pour me faire rappeler que la vie est dure et que la liberté n'est qu'un mensonge. Nous ne sommes jamais libres, même ceux qui le pensent qu'ils sont. Nous sommes tous reliés, n'importe quelle façon, à quelque chose qui ressemble à des chaînes...quelque part. Ceux qui pensent qu'ils sont libres, sont aveugles. Pourquoi dis-je cela ? Parce que je suis persuadé que je peux trouver leur cage, aussi petite soit-elle. Et, en ce moment, je ne me sens pas libre de mes actions.

Mais bon. Si seulement je pouvais sortir de ce tourbillon et de ce métier que je possède. À la fois, c'est chez moi. Je regarde mon marteau en me disant que j'aime ce que je fais. C'est ce qui me passionne, mais je sais que je sens un vide en moi. J'ai beau rêvé de devenir le mari de Weiss, on dirait que ce n'est pas assez. Je sais qu'à l'intérieur de moi, Weiss ne sera pas à moi...et que je vivrais cloîtrer dans ma forge....seul...et surtout oublié. Peut-être que ce n'est que ma tristesse qui parle, peut-être que je suis trop pessimiste en ce moment...sauf que je ne peux pas nier que ma belle princesse est, dans une réalité proche, presque intouchable. C'est une princesse...et moi qu'un simple forgeron. Certes, je ''descends'' d'une famille royal. Le seul hic c'est que j'ai uniquement qu'une rumeur qui me court après. Le reste qui concerne armée, royaume....je n'ai rien. Il y a aussi ma peur de causer des problèmes à ma belle princesse. On voudra sûrement ma tête si on apprend que je suis le descendant de l'homme qui a causé guerres, terreurs....même si c'est dans l'histoire. L'être humain pardonne que très rarement. Et puis, pourquoi Walhart devrait être pardonné ? Certes, il a causé beaucoup de tort pour protéger son royaume. Il a dû faire ce qu'il pouvait même si oui....son but était très intense. Ce que je trouve dommage c'est qu'on lui jette la pierre trop facilement sans comprendre ce qu'il a voulu faire. Et là, c'est moi qui mange les dommages. Lui c'est lui, moi c'est moi...

Parlant de ma situation, j'aimerais, je dois vous avouez, savoir quoi faire. Oui, je veux voyager...découvrir le monde...comprendre comment Walhart à pu réussir à avoir ce qu'il avait, mais suis-je capable de quitter le nid familial ? Je me le dis bien souvent que je devrais quitter les lieux parce que je cause mes parents des problèmes. Je n'y arrive pas pour le moment. Je me sens enchaîner ici, en un sens. J'aime ma maison, mes parents et j'aimerais rester avec eux. Un jour, je sais que je devrais faire ma vie et sauter en bas plutôt que d'avoir peur de me noyer. Je ne peux pas rester accrocher à la jambe de mon père parce que je me sens pas prêt d'affronter le vrai monde...

J'ai décidé de sortir de ma forge après une semaine à travailler sur mes projets. Je crois qu'un peu d'air frais me fera du bien. J'ai tellement la tête dans le brouillard que je n'arrive plus à comprendre mes propres pensées. J'aimerais me défouler, crier ma rage et ma colère contre tout...contre moi-même....contre ma faiblesse....contre ma situation. Je sais que cela sert à rien, mais ce sont mes sentiments que j'essaie bien d'avaler.

Je rôdais dans les rues jusqu'à ce que j'atteigne la place où il y avait un bordel ainsi que l'auberge non loin. Je regardais le ciel étoilé, soupirant, me demandant si je vais réellement oser aller dans des places publiques. Pour une des rares fois, j'aimerais être seul avec mes pensées.

- Ah ? Manny ??

Ma tête s'est vite dirigée vers une voix qui m'est familière. Je vois une belle jolie blondinette s'approcher de moi avec un gros sourire sur les lèvres.

+ Sariel ?

Elle prit mon bras rapidement. Je semblais un peu confus, comme si j'étais encore dans mes pensées et que j'arrivais pas à différencier le réelle de ma tête.

- Oh ? Ça va pas ? Tu sembles triste, mon chou....est-ce que c'est encore la lettre de ta princesse qui te rend comme ça ? Hm ?

Je regarde le sol.

+ Non....

Elle me touche le visage, plus précisément la joue, tendrement.

- Alors, ton père ? Tes frères ? Ou juste que tu as encore trop travaillé ?

Je ne semblais pas répondre. En fait, je ne savais pas quoi lui répondre.

- Que j'aime pas te voir comme ça Manny ! Toutes les filles aiment ton sourire et ton air si chaleureux...allez, viens avec moi. Je vais prendre soin de toi.

Je sais qu'elle profite de la situation pour m'utiliser, mais je m'en fous. Je ne juge pas les prostitués. Ses femmes, elles sont mes amies, donc bon...je sais qu'elles doivent vivre comme elles peuvent. Et, faut dire qu'en ce moment, je me fous que Sariel m'utilise. Je sais que dans le fond, elle m'aime bien et qu'elle n'est pas là uniquement pour mon argent. Pas entièrement. Je sais très bien que l'humain est égoïste et que parfois, même dans l'égoïsme, il peut y avoir de l'altruisme. Oui, elle veut sûrement que je lui paie quelques bières et une nuit à la fois qu'elle veut me faire plaisir parce qu'elle me connaît depuis très longtemps.

+ Ok...

Je ne savais pas quoi dire d'autre que cette réponse. Je me laisse guidé jusqu'à l'intérieur. Je me disais qu'heureusement je portais des vêtements assez présentables. Un haut noir qui laissait mon bras droit à découvert, un pantalon blanc, des bottes en cuir jusqu'aux genoux noir avec quelques babioles comme mon collier, des gants semi-armure et mon morceau d'armure rouge de Walhart que je porte sur l'épaule gauche. À ma taille, j'avais un foulard rouge ainsi qu'un de mes petits marteaux que je porte toujours.

On entre et ...oh, il y avait des gens. Beaucoup. Vais-je survivre ? D'habitude, cela ne me dérange pas, mais en ce moment, je dois vous avouer que la foule m'effraie. Heureusement que je le cache derrière un sourire. Je sais cacher mes émotions avec un masque bien solide quand je suis entouré d'inconnus.

- Tiens? On dirait qu’on a des goûts semblables! Vous avez des liens de parenté?

Je la regarde, incertain. À qui parle-t-elle ? Suis-je si perdus que je ne me rends pas compte de ce qui se passe ?

- Enchanté, cher frère perdu!

Frère ? Attends, qui disait ceci ? Mes yeux cherchent rapidement l'appartenance de cette voix. Dès que je le trouve, j'ai tout de suite figé.

....

On dirait que plus rien se passait en moi. Mes yeux regardent cette silhouette masculine que, pour une étrange raison, que je trouvais magnifique. Je sentais mon coeur battre à vive allure...

+ En...enchanté...

Dis-je, incertain. Cet homme respirais la force. Je le trouvais magnifique....son aura...j'en étais fasciné sur le coup. On dirait que mes yeux ont tombé sur un beau trésor rare. Ou, dans mon métier, comme une arme forgé par des artisans de haute renommé.

Je ferme les yeux en lâchant un ronchonnement amusé. Pourquoi je semble comme une carpe devant lui ? Je ne devrais pas me faire repérer.

+ Je ne crois pas....à moins que j'aie un frère éloigné et que je le savais pas ?

J'essayais de dissimuler ma gêne devant cet homme en parlant à Sariel. Je ne veux pas qu'il pense que je le trouvais joli et dans ma palette de couleur. Très peu d'hommes apprécient les gens comme moi, des gens qui ne pensent pas au physique. À moins que je sois confus avec moi-même et que ma fascination est fondée sur rien.

+ J'crois pas vous connaître....vous venez d'où si ce n’est pas indiscret ? Votre visage ne me dit rien.

C'est vrai que nous nous ressemblons. Moi, je ne connais personne de ma vraie famille à part ma mère que j'ai vue tout récemment sur son lit de mort. Et si la vie m'a réellement foutu un frère éloigné, je fais quoi face à ça ?

Je ne sais réellement pas quoi dire devant lui. On dirait que je suis pris entre deux chevaux et que je ne sais pas lequel choisir. Devrais-je m'enfuir ou...rester avec lui ? Je suis figé sur place avec Sariel qui me laisse pour aller me chercher une bière…



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+ Footsteps In the Lonely Valley + Ohne Dich + Valley of Flowers + Glass Skin + Mein Herz Brennt + Rinkaku +

''The feelings concealed in the innermost depths of my heart....throb with a gentle smile''

Merci Reyn ♥:
 
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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Ven 22 Juil - 8:39
Pour toute la présence que ce gaillard dégageait, principalement en raison de son impressionnante constitution, son esprit était définitivement ailleurs. Reyn crut d’abord à un autre de ces accros à l’opium, une drogue qui circulait en grande quantité sur les marchés noirs et qu’il ne cessait de découvrir sur les riches bateaux marchands qu’il vandalisait. Nombreuses étaient les pauvres âmes à la vie si minable qu’elles étaient prêtes à sacrifier tout leur avenir pour un seul instant de paix intérieure. Cependant, les vêtements que le nouvel arrivé portait, un élégant et pratique habit dichrome de cuir de qualité agrémenté de quelques colliers d’une certaine valeur en plus de pièces d’armures – la spalière, d’un rouge écarlate, semblait être une pièce digne d’un maître forgeron –, semblait vouloir démentir la condition plutôt pathétique que le pirate lui attribuait, le plaçant au contraire un rang au-dessus de la plupart des membres de l’auberge. Ce n’était pas nécessairement une chose très sécuritaire, mais en compagnie de l’hybride qui s’était bien décidé à faire du jeune homme son compagnon de buverie, il ne risquait rien d’autre que de voir l’autre homme rabrouer d’imposants bougres d’un seul coup d’œil réprobateur. La plupart des gens présents avaient déjà goûté de son poing, au cours des dernières semaines. Peu était très enthousiaste à l’idée de s’y retenter.
Comme pour prouver sa présence d’esprit et défendre son honneur, le nouveau venu bégaya, son visage prenant une teinte étrange :

+ En...enchanté...

Ce n’était pas encore tout à fait convainquant, mais au moins, il était vivant! Et heureusement, parce que la petite dame l’accompagnait commençait à prendre un drôle d’air, visiblement inquiète. S’il ne voulait pas finir à l’hôpital plutôt qu’au bordel, il allait falloir qu’il se dégourdisse un peu et rassure sa demoiselle.  Et Reyn aussi, du même coup, qui commençait réellement à se demander si les yeux quasi exorbités, la bouche entrouverte et la figure rouge n’était pas les signes précurseurs d’un malaise quelconque. Il ferma d’ailleurs les paupières et, avec un ronronnement amusé, sembla reprendre un peu plus de prestance, permettant du même coup à la blondinette de se calmer, elle dont le corps c’était tendu comme la corde d’un arc.

+ Je ne crois pas....à moins que j'aie un frère éloigné et que je le savais pas ?

L’interrogation, tourné davantage vers sa compagne que vers le reste du groupe, semblait davantage à détendre l’atmosphère et lui-même que créer l’amusement général. Reyn, cependant, la trouva très drôle, et ce pour différentes raisons que n’importe qui pourrait imaginer. Qui sait, ils auraient très bien pu être frères! . . . 60 ans plus tôt. En fait, l’hybride avait plus de chance d’être son père, ou encore son grand-père. Il n’avait pas mis de femmes enceintes, n’est-ce pas . . .? Probablement que si, mais il n’avait pas de bâtard quelque part, non. . .?
Ouh là. Valait mieux éviter ce cheminement de pensée-là.

« Jamais trop tard pour s’en découvrir un! lança-t-il à la blague, tentant à son tour de sortir de son anxiété auto-infligée grâce à l’humour. Mais ne t’en fais pas, ç’a très peu de chance d’être le cas. Malheureusement! »

Malheureusement en effet, songea-t-il en l’étudiant de plus près. L’inconnu – dont il ignorait toujours le nom – n’était pas sans atouts lui-même. S’il comprenait l’attrait que provoquait une chevelure à la couleur si pure et à la texture si soyeuse, tant qu’il se surprit lui-même à vouloir toucher sa queue de cheval pour voir si elle était réellement comparable à de la soie, ainsi que l’exotisme qu’inspirait une peau basanée dont le roulement des muscles produisaient un reflet cuivré, il se découvrait une jalousie pour la taille impressionnante du jeune homme. Du haut de ses 188 centimètres, l’hybride dépassait lui-même la plupart de ses compères masculin, mais il était encore bien loin de la stature impressionnante et même intimidante de son nouveau compagnon. Et puis, il était bien bâti, très bien bâti même; il était évident que son travail quotidien était physique, et à en juger par les marteaux qui pendaient au foulard écarlate lui servant de ceinture, son statut de forgeron semblait l’explication logique. Vraiment, même aux yeux de Reyn, il était évident que cet homme était un excellent parti, voire une merveille, un trésor digne de ceux qu’il avait trouvé parmi les épaves les plus profondément enfouies… Eeeeet il valait mieux arrêter ses pensées là, ça en devenait étrange, même pour lui.

+ J'crois pas vous connaître....vous venez d'où si ce n’est pas indiscret ? Votre visage ne me dit rien.

Finalement, le nouveau venu s’adressait à lui directement, un vague air de biche effarée. Des yeux en or. C’est la seule chose qui frappa l’hybride, vraiment; là où d’autre y aurait vu la teinte de l’ambre ou même du miel, il semblait adéquat qu’un pirate y voit la couleur d’une richesse. Comment un homme adulte, en parfaite santé et atteignant presque le plafond de la taverne pouvait-il autant inspirer de comparaison avec un trésor? Sérieusement.
Toutes ces pensées, et il n’était toujours pas prêt de son but de faire de ce dernier son compagnon de beuverie pour une soirée mémorable – ou plutôt, dont il ne pourrait plus se rappeler. C’était le temps d’y remédier.

« Normal, j’passe pas plus de 15 jours par année sur la terre ferme. Reyn, pirate, vagabond et tombeur de ces dames, pour vous servir! »

Comme pour en rajouter une couche sur cette introduction déjà cliché, Reyn s’empara de la main de la prostituée aux cheveux bruns qui semblait tout simplement s’être installée sur ses cuisses et, la fixant droit dans les yeux, embrassa délicatement sa peau. Ce geste, stéréotypé à souhait, la fit rire, probablement parce qu’il semblait tant ridicule qu’il en était mignon. Sans surprise, son identité de hors-la-loi ne provoqua aucune réaction chez elle, probablement parce qu’elle n’y croyait pas vraiment ou alors qu’elle en côtoyait trop pour réellement y porter attention.
Reportant son attention vers le jeune homme, qui était pour le début de la soirée son objectif véritable,  il poussa d’une de ses jambes la chaise inoccupée à ses côtés de manière à ce qu’il puisse s’asseoir d’un seul geste.

« Allez, installe-toi! Et pas besoin d’me vouvoyer, on va devenir très proche tous les deux. Et t’as clairement besoin d’un verre. C’est moi qui offre! »

Il accompagna sa phrase d’un clin d’œil et d’un sourire assuré quasi carnassier, avant de tourner son torse vers le comptoir, levant deux doigts vers la serveuse déjà débordée et la hélant pour commander trois bières. Il se retourna vers le petit groupe improvisé juste au moment où la seconde prostituée avait décidé de prendre les choses en main en voyant que leur compagnon n’agissant toujours pas. En effet, penchée sur le rebord de la chaise, elle le tenait par le bras un peu comme elle l’avait fait plus tôt avec Reyn, le forçant finalement à s’asseoir. La brunette ronronnait presque de bonheur, assise entre ces deux beaux hommes.

« Au fait, je ne sais toujours pas ton nom? Je peux te donner un surnom si tu préfères,  mais je t’avertis, c’est pas une super idée. »

Il accompagna sa mise en garde d’un sourire en coin moqueur, ses yeux se réduisant à une fente sous ses paupières plissées, à l’image d’un prédateur préparant un mauvais coup. Magnus l’avait averti un jour, à moitié à la blague, qu’il finirait par traumatiser une âme sensible. La soirée ne faisait que commencer, tout de même, et il espérait que son nouvel ami de l’instant serait de la partie pour une nuit mémorable.  Lui, en tout cas, ne comptait pas s’arrêter de sitôt, et certainement pas avec deux belles filles pour lui tenir compagnie. En parlant d’elle, la blondinette s’en revenait en tenant avec misère les quatre chopes, ayant pris les commandes de tout le monde au passage. Après tout, c’était Reyn qui payait. Les installant tant de bien que de misère à la place de tout le monde, elle s’installa par la suite tout près du second jeune homme, ayant clairement fait son choix. Dommage. L’hybride n’avait jamais trop d’attention, surtout lorsqu’elle prenait la forme d’une adorable dame.
Levant devant lui sa chope dans un geste rituel auquel il ne dérogeait jamais, il porta un toast auquel les deux jeunes femmes participèrent; ne bougeant pas de cette position, le pirate fixa le quatrième membre du groupe insolite, tout sourire, attendant sa réaction.




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Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred] 1460930484-bar-left3/10Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred] 1460930015-empty-bar  (3/10)
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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Mar 26 Juil - 18:37
Je repose mon regard sur lui, plus sérieusement, et maintenant j'y vois plus claire. J'ai le même ''don'' que mon père...captant, avec mes yeux, l'aura des gens ainsi que leur ''charisme''. Un homme qui semblait être fort, inspirant la force....mystère ? Juste à y penser, cela me faisait frissonner. Ça voix portait bien, ses yeux me disaient beaucoup...

Je suis réellement pris entre deux chevaux.

Je suis le genre de personne qui confond fantasme, désir et admiration. Parfois je m'en compte, parfois non...et en ce moment, je le ressens du plus profond de mes entrailles qu'il m'attire. Juste avec un seul regard, je me sentais prisonnier de son emprise. Je me sens sale, honteux, mais humain. J'adore les hommes de son ‘’genre’’ qui sont difficiles d’atteinte et qu’ils ont une certaine forte de l’âme. Aurelion à la même, d'une certaine façon. Je sais qu’en observant cet homme qui est devant moi…je me dis qu’il n'est pas quelqu'un que je devrais prendre à la légère. Juste à sentir sa présence me rendait minime...fébrile...désireux. Désireux de quoi ? Je suis tellement en manque de savoir de comprendre la vraie force que je suis prêt à me lancer dans le gouffre pour ensuite m'y noyer. J'en suis presque soif de douleur et c'est cette même soif qui m'embrouille l'esprit.

- Jamais trop tard pour s’en découvrir un! Mais ne t’en fais pas, ç’a très peu de chance d’être le cas. Malheureusement!

Cela me rassura d'une certaine façon. Je ne voulais pas me battre contre mes projets futurs et avoir un rival quelconque. Ma mère ne m'a pas mentionné quelqu'un d'autre pour la succession de Walhart. Elle m'a juste dit que j'étais le seul qui reste de la lignée de mon père. Heureusement ?

Cet homme me déstabilise. Je voulais fuir, mais je n'y arrivais pas finalement. Mes jambes étaient clouées sur le sol comme si des mains écrasaient mes épaules pour y rester. Pourquoi ? Je voulais le fuir parce que je sais que je vais essayer de l'amadouer pour mon propre ''plaisir'' si je reste dans la même pièce que lui. Je me sens dégueulasse à penser ceci. J'aimerais parfois me trancher la gorge tellement que je me suis infecte. Je suis encore dans la lancé de ‘’ je veux assouvir mes caprices’' et ça, ça me jette à terre. Suis-je si en manque d’affection et de savoir que ça ? Je suis prêt à lui donner mon corps si je pouvais avoir un moment de ‘’répit’’ pour taire mon tourbillon intérieur. Et pourtant, je sais très bien que m’enflammer dans ma passion ne fera que me détruire.

Juste à y penser ça me donne la gerbe.

Oui, je me dégoûte. C’est pour cela que je préfère m’écraser et m’oublier dans un coin en me laissant porter par la vague de la vie.

Quand Aurelion m'avait '' rejeté '', j'avais presque appris ma leçon jusqu'à ce qu'une femme que je connais très bien tombe dans mon champ vision. Je lui ai ''sauté dessus'' sans penser. Comme une girouette, j'avais changé de cape de 360 degré. Avant que je me lance comme un requin vers elle, j'essayais de me dire que tout va bien, que c’est normal d’être ainsi….possédant des désirs d’humains.

Ma colère….j'essayais de lui donner raison pour qu’ensuite qu'elle s'en aille sans me créer des soucis. J'étais en colère après moi-même, après tout le monde et du fait qu'Aure m'avait rejeté. Même s’il l’a fait de la façon la plus gentille, je n'aime pas le rejet et surtout quand j'étais prêt à me donner pour l'aider. Je sais que ce n'est pas de sa faute et qu'il avait le droit, mais quelque part en moi, cette blessure qu’il m’avait inconsciemment créé…était une des plus douloureuse. Je me rendais compte que j’étais le plus pire con qui soit.

Et oui, cette histoire date de 5 ans plus tôt et elle est encore dans mon coeur. Je ne sais pas pourquoi elle m'avait marqué. Pourtant, c'était banal et pas si terrible. Peut-être parce qu'à cet instant, j'avais compris quelque chose sur moi-même et cela m'avait fait peur. Pourquoi me châtier moi-même pour un sentiment humain ?

Peut-être parce que je sais ma valeur et qu'à chaque fois qu'on me dit non, ça me fait chier. Ou peut-être parce que je déteste ce genre de sentiment que je trouve inutile et qui est encombrant ?

Je sais plus, pour tout vous dire. Je préfère ne plus penser à ceci et tourner la page même si c'est difficile à faire.

- Normal, j’passe pas plus de 15 jours par année sur la terre ferme. Reyn, pirate, vagabond et tombeur de ces dames, pour vous servir!

À le voir, je me voyais en quelque sort en lui. D'habitude, c'est moi qui suis le centre de l'attention, le mec qui sourit toujours en ayant de l'entrain....et là je me retrouvais comme la lune, seule dans un océan noir, loin de la lumière du jour face à ce bel homme rayonnant. Ce Reyn était beaucoup plus brillant que moi à cet instant. J'en étais presque ébloui.

Étrange comparaison.

Mais c'est comme ça que je me sentais dans mes bottes. Chanceuses sont les femmes près de lui...chanceuses qu'elles aillent l'attention de cette merveille. Pourquoi semblent-elles s'en foutre à moitié ? Cela m'arrangeait. Juste parce que je suis un homme, je ne pouvais pas m'imaginer à la place d'une d'entre elle. Je sais que ça en devient malsain...

Mais je fais ça souvent, malgré moi.

Jalousie, colère, dédain, amusement, envie...des émotions qui cognent à la porte de mon âme. Bien sûr, je continue de les ignorer tout en gardant mon air de semi-timide tout innocent. À l'intérieur, mes émotions faisaient les cons devant la porte d'entrée.

Hors de question de les laisser passer.

Je devrais partir.

Je lance un regard à Sariel qui, elle aussi, me lance un regard. Peut-être qu'elle comprenait quelque chose ? Je voyais ses prunelles, inquiètes à travers le reste.

- Allez, installe-toi! Et pas besoin d’me vouvoyer, on va devenir très proche tous les deux. Et t’as clairement besoin d’un verre. C’est moi qui offre!

Mes yeux ambrés se sont retournés vers ce ‘’soleil’’. Pourquoi voulait-il ma présence ? C'était la question que je me posais. D'un côté, cela me faisait plaisir tandis que de l'autre ...ça me faisait peur.

Je ne veux pas être tenté par la pomme empoisonnée même si j'aimerais tellement croquer dedans…

Je sais que si je ne m’y lance pas, je vais le regretter. Heh, en fait, que je m'enfuis ou que je mords à l’appât, je vais avoir du regret des deux côtés.

Pendant que j'essayais de débattre dans mon coeur, on me force à m'asseoir. La vie voulait que je m'enflamme dans le bûcher ? J'ai peur que ça soit le chemin du non-retour...

- Au fait, je ne sais toujours pas ton nom? Je peux te donner un surnom si tu préfères, mais je t’avertis, c’est pas une super idée.

Rester à proximité de lui...j'en étais tendu. Mon coeur battait la chamade, mon dos m'avait lancé un de ses frissons puissants qui en raidissait mes poils .....est-ce ça, être sous l'influence d'un dominant ? Non, ce n'est pas de la dominance, sinon j'aurais eu une certaine rivalité. Je crois plutôt que je me sens comme la vierge petite bergère à côté d'un prince qui a tellement de couilles que ça m'en crève les yeux.

+ Tu peux m'appeler Wilhem ou…Manfred.

Wilhem. Un nom que je donne rarement, mais qui est cher à mon coeur. Pourquoi lui avouai-je ?

Va falloir que je me dégêne sinon je vais avoir honte de moi-même...

+ Mais sinon, j’suis curieux...t'as quoi en tête comme surnom en me voyant ? Vas-y, lâche-toi lousse !

Je pose mon regard sur lui en croisant mes bras. On voit que je commence à avoir un peu plus d'assurance. En gros, j'essaie de redevenir sur ''terre'' tout en embarquant dans son jeu.

J'affiche un sourire en coin, amusé.

Sariel me rejoint, décidant de rester avec moi. Je lui lance un regard un peu perdus, parce que je ne m'y attendais pas, en quelque sorte. Elle me collait plutôt que lui ? Peut-être parce qu'elle et moi, nous avions un passé assez spécial et qu'elle se sent plus en confiance ? Je ne sais pas.

Mes oreilles prêtent attention à ce qui se passe autour. Alors, c'est la fête ? Je devrais aussi m'y lancer. Me noyer sous mes pensées n'est peut-être pas une bonne idée. On dirait que je me laisse le droit de désirer cet homme à la fois que je me dis à moi-même que je me dégoûte. Je me dis que je cours encore après le mauvais cheval. Oui, je me freine encore une fois de façon sèche devant les possibilités qui s’offrent à moi pour ne pas que….si le rejet est là, qu'il me blesse encore plus.

Je vais me contenter de le regarder. Les trésors c'est mieux de les laisser briller et de ne pas les salir avec nos mains...non ? J’aimerais l’admiration d’avantage.

Il lève sa pinte et je fais de même.

+ Que cette soirée nos porte du bonheur !

Dis-je en prenant d'un bras Sariel contre moi comme un bon vieux marin pervers pendant mon toast. Puis, je ''claque'' ma pinte contre celle de Reyn pour ensuite caler ma bière, cul sec. L'alcool pourra peut-être m'éclaircir l'esprit ou bien juste me noyer encore plus dans un tourbillon de désespoir incompris. Les gens me suivaient avec des rires et des '’yeah !'' en coeur.

Cela me faisait bien rire à chaque fois.

+ Alors, pirate ? Ça fait quoi d'en être un ? J'ai toujours été curieux de vos histoires marines...moi qui n'suis qu'un simple forgeron sur la terre ferme.

Dis-je en le regardant dans les yeux. Des yeux, qui, malheureusement pour moi, me mangeait de l'intérieur. Quelle belle couleur qu'il avait...

+ À moins que tu préfères me raconter autres choses ...?

Je pouffe un petit rire amusé. Vraiment, vais-je jouer à ce jeu ? Je n'arrive même pas à dire quelque chose de cohérent que je lui pose ses questions clichées.

Manfred, que t'es idiot par moment.



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Sam 30 Juil - 6:12
Reyn avait vu dans les quelques mots prononcés plus tôt par l’autre jeune homme un signe positif qu’il commençait à se mettre à l’aise, ou du moins à se décider de se joindre à eux. Le pirate ne regrettait pas du tout de l’avoir quelque peu forcé à prendre part à sa soirée, bien entendu; non seulement il était assez grand pour prendre ses jambes à son coup tout seul, mais lorsqu’il pensait que quelqu’un avait besoin d’un verre, il ne se trompait jamais. Enfin, il y avait aussi le fait que pour décompresser, l’alcool n’avait pas son pareil. Mais bon.
Seulement, son nouveau compagnon s’était remis à ronger peu importe ce qui lui passait par la tête. Si son visage restait relativement inexpressif, tant qu’on aurait pu simplement croire qu’il était rendu sur une lune quelque part, l’hybride avait fini par se dire qu’il était tout simplement trop absorbé par ses pensées. Les regards à la dérobée de la belle blonde, ses petits yeux plissés dans une moue inquiète définitivement pas très subtile, étaient ce qui lui avait mis la puce à l’oreille. Reyn n’avait pas eu tout à fait tort, après tout; aux yeux de la petite dame, qui semblait connaître son compagnon depuis bien plus longtemps qu’une nuit de plaisir, ce n’était pas l’état habituel de celui-ci. Ça, ou bien il venait de vivre une expérience qui donnait raison à sa partenaire de s’inquiéter de son état. Dans tous les cas, ça ne fit que renforcer l’idée du pirate qu’une soirée de boisson et de débauche était de mise.


+ Tu peux m'appeler Wilhem ou…Manfred.


Une réaction, c’était encourageant! Wilhem, hein? Il tourna le nom dans sa tête comme pour en évaluer la valeur. Si Manfred semblait bien aller au jeune homme, Wilhem était un nom beaucoup plus… puissant, oui. Un nom qui commandait le respect, le nom d’un conquérant, et un très beau nom selon Reyn, qui plus est. Bon, son porteur n’était peut-être pas assez animé et éloquent pour le moment pour inspirer une telle présence, mais il y avait du progrès.


+ Mais sinon, j’suis curieux...t'as quoi en tête comme surnom en me voyant ? Vas-y, lâche-toi lousse !


Ainsi, il avait vu cette phrase comme un défi. Le pirate haussa un sourcil, quelque peu pris de court par cette demande pleine d’une vivacité nouvelle. Il ne jouait pas les fiers en disant que c’était une mauvaise idée, pourtant, malgré son constant air confiant : il était réellement mauvais quand il fallait donner des surnoms, et pourtant il le faisait dès qu’il n’arrivait pas à se rappeler du prénom de quelqu’un. Ainsi, le plus jeune de son équipage s’appelait « Minus » et un de leur nouveau mousse, ne se débarrassant jamais de son bandana d’un horrible rouge délavé, avait tout simple été nommé moqueusement « Bandana ». Pour l’originalité, on repassera.
Wilhem attendait malgré tout, les bras croisés dans un semblant d’assurance nouvelle.  Il osa même un sourire en coin, pas si différent du sien, ce qui ne lui fit que récupérer son expression amusée, ses propres lèvres étirées pour laisser découvrir des dents blanches aux canines plutôt pointues. Il appréciait cet homme de plus en plus; même si cette nouvelle attitude était quelque peu maladroite en raison de l’hésitation qui s’entêtait à s’attarder, donnant un aspect un peu touchant à la situation, Reyn ne pouvait qu’en apprécier l’intention et la tournure des gestes de son cadet.  Il se surprit à obtempérer à la demande de son compagnon improvisé dans le désir de lui plaire – dans sa demande et non dans la qualité du surnom, par contre – et non de relever le défi, comme il lui aurait été coutume. Il se mit donc à réfléchir, décidant tout d’abord de continuer avec ses plans de porter un toast au groupe nouvellement formé, se réjouissant du fait que Wilhem se décide à les joindre dans leur célébration.


+ Que cette soirée nous porte du bonheur !

Le forgeron était donc décidé à se changer les idées. Tant mieux! En plein dans les plans de Reyn, ils allaient clairement bien s’entendre. Il se colla même à la jeune blonde qui sembla surprise, mais non malheureuse de cette affection festive nouvelle. Il compléta le tout par un calage en règle, provoquant un rire franc chez le pirate et de nombreuses exclamations approbatives l’encourageant dans son geste. Un peu partout dans la salle, des gens l’imitèrent, dont Reyn qui ne comptait pas se laisser battre si facilement à ce jeu-là. Les deux dames se mirent même à acclamer leur compagnon respectif, semblant tourner la situation en une compétition amicale, avant de prendre à leur tour de leur boisson. Tout le monde était souriant, riait, buvait; l’hybride commença enfin à apprécier l’ambiance de fête qui semblait lui monter à la tête plus vite que l’alcool. En parlant d’alcool. Il fit signe à Maggie de lui apporter deux autres boissons, plus fortes cette fois-ci.


+ Alors, pirate ? Ça fait quoi d'en être un ? J'ai toujours été curieux de vos histoires marines...moi qui n'suis qu'un simple forgeron sur la terre ferme.


Il osait enfin croiser son regard, sans détournement. Reyn remarqua d’ailleurs que dans la teinte mielleuse se révélaient aux reflets de la lumière des paillettes d’or qui donnait un air pétillant, voire envoûtant au jeune homme. On avait envie de s’y perdre, comme si à les scruter encore davantage, on pouvait y découvrir d’autres secrets que Wilhem ne dévoilaient qu’un par un, comme les facettes de sa personnalité. Il y avait longtemps que le pirate n’avait pas eu tant de curiosité pour une autre personne, encore plus un humain, surtout masculin; bien qu’à moitié membre de cette race, l’esclavage lui avait rapidement fait réaliser qu’il n’y avait aucune place, bien qu’il ne ressente pas particulièrement d’attachement pour les Manaketes non plus. Seulement, ces derniers n’avaient au moins pas essayé de lui enlever sa vie ou sa liberté; conséquemment, il avait cessé de s’intéresser aux Beorcs de la terre ferme et n’avait eu comme contact humain réel que les belles avec lesquelles il avait partagé son lit, et encore. Aucun attachement émotionnel, et encore moins un désir d’en apprendre davantage sur une personne ne l’avait pris comme celui qui commençait à se deviner chez le pirate. Peut-être était-ce son instinct ou tout simplement de la foutaise, mais ce forgeron semblait être bien davantage qu’un simple villageois sans histoire et sans intérêt; outre son apparente tendance à trop réfléchir, ce à quoi Reyn comptait remédier au moins pour un soir, il semblait porter le poids du monde sur ses épaules et pourtant continuer d’avancer. Une force que l’hybride ne pouvait que respecter.

+ À moins que tu préfères me raconter autres choses ...?

Quelque peu pris de cours pour ce sous-entendu si différent de la timidité première du jeune homme, Reyn leva un sourcil avant d’éclater de rire, visiblement dans une superbe humeur. Vraiment, mieux qu’une boîte à surprises. Il l’avait bien choisi, son compagnon de beuverie.

Prenant un air conspirateur, il se pencha vers Wilhem, passant un bras autour de ses épaules pour le rapprocher de lui, le forçant à se pencher un peu trop pour être confortable. Maintenant face à face, il lui servit un superbe sourire, ses yeux verts pétillants de malice.

« Comme ça, dès qu’on est à l’aise, on passe direct aux détails qui nous intéresse? T’as des bonnes priorités, j’savais qu’on s’entendrait bien! »

Un clin d’œil pour accentuer le caractère confident de l’échange, puis il le laissait aller pour s’appuyer contre le dossier de sa chaise de bois, tel un conteur prêt à débuter un récit passionnant. Quoique, avec l’amour que le pirate portait à son mode de vie, c’était presque tout comme : il n’y avait plus passionné des mers, de la liberté qu’on ressentait loin de la terre, à la proie des vagues et des caprices de la nature. Tout comme on ne pourrait plus jamais mettre l’hybride sous les chaînes, il ne pouvait s’imaginer quitter les océans qui étaient devenus pour la seule place où il voulait habiter. Même si le Pomone en venait à ne plus exister, ce qui ne risquait pas d’arriver puisque malgré les siècles, malgré les nombreux navires qui avaient portés ce nom, l’équipage subsisterait tant que Magnus serait de ce monde, Reyn prendrait probablement son propre bateau, pirate ou non, et vivrait au rythme des vagues. L’incertitude et l’ivresse de vivre sans règle ni loi exceptées les siennes étaient rendus une partie intégrale de lui sans laquelle il ne pouvait s’imaginer vivre.

« La vie d’pirates, c’est pas pour les faibles, mais c’est la liberté à l’état pur. Pas de loi, pas d’attaches exceptées ton équipage, et mêm’ là, lui aussi peut changer. Mais pas la mer. Elle peut te tuer en l’espace d’une seconde, mais elle est la plus belle chose que j’ai jamais vu. Ah, avec vous, bien sûr! ajouta-t-il, l’air parfaitement sérieux, tout sourire. Étrangement, il était difficile de dire si Wilhem était inclus dans le lot. Mais à la mer, on y doit rien. Elle laisse vivre les plus forts et renvoie les autres sur la terre ferme. Pas d’politique, pas d’redevance, et y’a juste assez d’riches marchands pour pouvoir équilibrer un peu les richesses. Beaucoup d’risques, mais les récompenses en valent la peine. Et puis, l’équipage, c’ta famille. Pas le choix quand ta vie dépend d’eux! »

Son regard, qui se promenait depuis le début de son monologue entre les deux jeunes femmes et le forgeron, les premières s’étant laissées prendre au jeu et l’écoutant avec un intérêt visible, se posa finalement sur le jeune homme, son sourire s’accentuant et son expression se chargeant de sous-entendus.

« Et puis, être pirate, c’est d’l’argent, des femmes, des titres à la limite si tu joues bien tes cartes. Bref, tu manques de rien, peu importe c’que t’as envie! J’ai en effet quelq’ histoires du genre, j’les garde pour plus tard par contre! »

Prenant un instant pour avaler goulument une gorgée du rhum que la serveuse leur avait apporté, il s’essuya la bouche d’un revers de la main avant de reprendre ses propos.

« Mais je vous l’dit, y’a rien de plus beau que la mer. Surtout la nuit. On dirait qu’y’a rien que la vide, quand y’a pas d’lune, y’a ni ciel ni océan, que l’infini. »

Songeur, il s’arrêta sur sa lancée, une idée naissant dans son esprit. Chose que ses compagnons purent deviner, d’ailleurs, puisqu’un sourire espiègle grandit lentement sur ses lèvres, ses yeux émeraudes se mettant à briller sous l’influence d’une inspiration soudaine.

« J’parle, j’parle, mais pourquoi j’vous montrerais pas? »

Tout à fait sûr de lui, il fixa tour à tour ses interlocuteurs, clairement prêt à faire quelque chose de pas tout à fait légal et peut-être même complètement stupide, mais qui se révèlerait une aventure à coup sûr. Reyn était après tout un homme d’action avec très peu de scrupules et d’hésitations, mais il savait aussi très bien prendre soin de ceux qu’il embarquait dans ses projets un peu fous. Les deux filles de joie semblaient d’ailleurs à la fois hésitantes mais tentées par l’interdit, visiblement prêtes à les suivre s’ils ne faisaient que mettre le plan à l’exécution. La décision revenait donc à Wilhem, que la blondinette tenait visiblement à suivre peu importe son choix, toujours accrochée à son bras. Se laisserait-il tenté par quelque chose d’aussi inconnu, ou ses pensées et son hésitation prendraient-elles le dessus?




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Ven 5 Aoû - 4:03
Je ne savais pas quoi lui dire. Je vous avoue que je me sens comme un gros con timide qui n'arrive pas à dire quelque chose de cohérent pour se donner un peu de sérieux devant un vrai pirate. Je suis un homme et non la petite bergère timide, quand même. Je ne veux pas non plus sortir des phrases clichés comme pas mal leur dirait. J'étais sincèrement intéressé par ses histoires de pirates. Moi, je ne peux sortir de ma forge. Certes, mon père me laisse un peu de liberté parce qu'il sait que j'aime voyager, mais je n'ai pas réellement eu d'aventures sérieuses. Non, en fais, si...j'en ai eux...mais...comment dire...elles étaient étranges ou bien frustrantes. Je n'ai rien dit à mon père parce que je veux pas qu'il sache que j'ai fais le con. Les pirates, ils ont toujours des histoires bien à dire que je trouve vraiment héroique. 

Et moi, ça me donne du courage.

On m'a déjà offert à quelques reprises de venir dans un équipage, mais j'ai dû refuser. Je voulais rester avec mes parents parce que je me sentais mal de leur faire ça. Ça ? De les abandonner. Ils m'ont tant offert...tellement protéger....que...je me sentirais mal de les laisser. 

Mais je sais qu'un jour je dois de sortir de la maison pour faire ma vie. 

Je ne veux pas que mes parents vivent un danger plus grand. 

Le pirate part à rire. Je fronce un peu les sourcils, gênés. Alors, c'était drôle ? Ensuite, il me prends contre lui dans un accolade. Mon corps s'était tendu en un instant et mes joues, elles ont rougies.

Comme ça, dès qu’on est à l’aise, on passe direct aux détails qui nous intéresse? T’as des bonnes priorités, j’savais qu’on s’entendrait bien! 

Je lui lance un regard un peu perdus en me redressant dès qu'il me lâche. Cet homme me déstabilise...sérieusement. Je sais que je ne devrais pas être ainsi et que d'habitude, je suis le mec qui agit comme lui, sauf que là, je ne comprends pas mes réactions. Je sais que je me répète, mais ça me dérange. Pourtant, j'en ai vu des personnages. J'en ai vus des différentes personnalités. Pourquoi, avec lui, je semble moins prompt à être moins timide ? Peut-être parce qu'il m'attire ? Ou bien je ne peux contrôler certes choses que la vie semble nous mettre sur notre route.

- La vie d’pirates, c’est pas pour les faibles, mais c’est la liberté à l’état pur. Pas de loi, pas d’attaches exceptées ton équipage, et mêm’ là, lui aussi peut changer. Mais pas la mer. Elle peut te tuer en l’espace d’une seconde, mais elle est la plus belle chose que j’ai jamais vu. Ah, avec vous, bien sûr!

Pas d'attaches....c'est ce que je rêve de vivre. J'aime ma forge, j'aime mes parents....mais je sens de lourdes chaînes me clouer au sol. Peut-être que ma mère mourante ne m'a pas aidé. Reprendre ce qui m'est du ? Comment ? Je suis un simple roturier...pas un noble ou un commandant. Comment je peux avoir un empire tandis que j'ai rien à ma disposition ?

- Mais à la mer, on y doit rien. Elle laisse vivre les plus forts et renvoie les autres sur la terre ferme. Pas d’politique, pas d’redevance, et y’a juste assez d’riches marchands pour pouvoir équilibrer un peu les richesses. Beaucoup d’risques, mais les récompenses en valent la peine. Et puis, l’équipage, c’ta famille. Pas le choix quand ta vie dépend d’eux!

Je l'écoutais avec une oreille attentive. La famille..ça je comprends. J'ai des frères qui m'aiment et des parents qui m'ont toujours aimé....

Je ne crois pas que ça soit la même chose.

Je regardais un instant le sol. Pourquoi je sentais la solitude s'emparer de moi ? Peut-être parce que j'ai aucun lien de stabilité et que je sens que si je reste dans ma forge, je ne vais jamais assouvir mon coeur. Je veux trouver sens à ma vie, quitte à disparaître de la vie de mes parents pendant un moment. Est-ce la solution ? Je ne sais pas. Je vous avoue que j'ai peur de faire un choix et de me rendre compte que ce n'était pas le bon...

Ce pirate à de la chance. Il peut sentir la vraie liberté. Moi, je suis prisonnier de moi-même.

- Et puis, être pirate, c’est d’l’argent, des femmes, des titres à la limite si tu joues bien tes cartes. Bref, tu manques de rien, peu importe c’que t’as envie! J’ai en effet quelq’ histoires du genre, j’les garde pour plus tard par contre!

Je lui souris en retour. Cela se sent dès qu'il parle qu'il aime sa vie. Je l'envie, un peu. Moi, je crois que si je serais pirate, je ne serais pas comme eux. Je ne suis pas friand de l'argent ou des richesses. Je serais plutôt là pour forger des liens et être utile. Je sais que je devrais me ramasser de l'argent si je veux bâtir une armée, mais ...je ne pense pas que ça serait possible avec ma situation. 

Je me sens pathétique. 

- Mais je vous l’dit, y’a rien de plus beau que la mer. Surtout la nuit. On dirait qu’y’a rien que la vide, quand y’a pas d’lune, y’a ni ciel ni océan, que l’infini.

Ça devrait être joli. Moi, j'adore le néant, le noir...le calme. Parfois, quand je voyage jusqu'à l'arbre de Milla, j'aime y passer la nuit. J'aime quand c'est presque inhabité...coin isolé...un coin spécial. 

- J’parle, j’parle, mais pourquoi j’vous montrerais pas?

Je regarde Ariel. Les filles semblaient tentées et hésitantes. Moi, quelque chose me dérangeait.

+ Moi, je peux. Mais elles, elles ne peuvent pas quitter leur travail à cette heure. Et puis..

Je pose un regard vers la foule.

+ Qui vont les servir ?

Mon ton étais un peu plus sérieux. Je posais mes yeux dans les siens, démontrant mon intérêt à sa proposition. Suis réellement en train de faire ça ? Je pensais que les filles pourraient me déranger pour me rapprocher de mon butin. Est-ce réellement un signe d'égoïsme ? Je me surprends. Et puis, je crois que j'ai raison, non ? Si elles viennent avec nous, le patron va voir qui lui manque deux filles. Ce n'est pas un risque à prendre, surtout dans une soirée où il y avait des gens à la messe.

Je me lève et je finis ma deuxième peinte cul sec. J'affichais un petit sourire en coin, amusé.

+ J'te suis, Reyn.

Suis-je réellement en train de faire ça ? Manfred, vraiment, tu me surprends. J'ai décidé de le suivre, même si je me mettais sûrement dans le problème. Est-ce que j'ai une crainte ? Un peu, mais je vais voir ce que le pirate a comme idée. Je le suis dehors, sans dire un mot pendant un moment, jusqu'à ce qu'on s'éloigne un peu.

+ Pardon...je ne voulais pas risquer les filles. Elles ont assez sur leur dos comme ça. Elles vont m'haïr, peut-être.

Est-ce que je dis ça pour paraître gentil ou bien je veux pertinemment cacher mon égoïste derrière une action gentille ?



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Lun 8 Aoû - 6:34
+ Moi, je peux. Mais elles, elles ne peuvent pas quitter leur travail à cette heure. Et puis…

Reyn se renfrognât légèrement, son expression passant d’un amusement constant à un air impassible que seul l’assombrissement de ses yeux verts trahissait. Visiblement mécontent que la moitié de sa compagnie soit ainsi empêchée de participer à la petite escapade qu’il préparait avec enthousiasme, il n’eut cependant pas le temps de répliquer que Wilhem rajouta à son argument déjà bien logique.

+ Qui vont les servir ?

L’hybride jeta un coup d’œil autour de lui. En effet, la taverne, que les rires, les raclements des pattes de chaises sur les planches de bois et l’entrechoquement des bocks remplissaient de vie et témoignaient de l’ambiance festive, était ce soir pleine à craquer, chose surprenante pour le moment de la saison. La tournée du pirate avait due animer les esprits qui avaient eux-mêmes été cherché des amis avec qui célébrer. Il n’était donc pas étonnant de voir un plus grand nombre de robes colorées se promener entre les tables; il s’agissait en effet de l’endroit le plus avantageux pour aller chercher des clients ce soir-là, et la disparition de deux des filles, probablement responsables d’une bonne entrée d’argent pour le propriétaire du bordel, ne passeraient pas inaperçue, surtout que le projet qu’envisageait Reyn pouvait prendre un certain temps.

La seule réaction des deux jeunes femmes furent la preuve que les paroles du forgeron étaient sages. La blondinette baissa la tête, visiblement déçue que la partie agréable de sa soirée soit ainsi coupée courte mais consciente de son devoir; au contraire, sa compagne prit un air boudeur et, plutôt que de se résigner, se colla encore davantage à celui qu’elle convoitait comme client depuis le début de la soirée. Se retournant vers ce dernier, elle colla exagérément sa poitrine contre la sienne, profitant de son décolleté plongeant et, l’expression suppliante, elle lui intima d’une voix languissante :

« Oooh, allez, ne nous abandonne pas comme ça! C’est dommage de ne pas pouvoir sortir, mais il y a plein de choses intéressantes à faire ici… »

La proposition à peine voilée fit rire Reyn, qui ne repoussa pas d’emblée la jeune femme. Les projets de la dame était en effet tentants, surtout pour le jeune homme qui avait contemplé dès le début de la soirée finir dans le lit d’une belle demoiselle. Cependant, le regard sérieux, direct et très franc de Wilhem fit cesser tout doute qu’il ait pu avoir quant aux plans qu’il prévoyait.
Cela devait être la première fois de la soirée qu’il croisait le regard ambré sans que celui-ci semble vouloir fuir. Au contraire, pour quelqu’un d’aussi peu à l’aise à son arrivée, il démontrait un charisme étonnant; un autre aspect de sa personnalité qui ne cessait de surprendre. Son intérêt pour le projet, quel qu’il soit, était clair, et le peu d’hésitations que présentaient auparavant les deux jeunes femmes était complètement absent chez son compagnon du moment. Peu importe ce qu’il se passait derrière ses yeux aux reflets dorés, ceux-ci exprimaient une détermination qui décida d’elle-même des volontés de Reyn. Le pirate s’étonna lui-même de céder aussi facilement, et ce sans même s’en inquiéter outre-mesure.

Retournant son attention sur la dame qui semblait ardemment vouloir le garder pour elle, il lui sourit, ses paupières se fermant quelque peu sur ses yeux émeraude dans l’expression la plus douce qu’on lui avait vue de la soirée sans qu’il en semble plus sentimental. Il approcha une main de l’oreille de la belle, en profita pour relever les cheveux qui lui tombaient dans le visage, et s’approcha pour murmurer quelques mots inaudibles à tous sauf pour eux, l’instant de quelques secondes. Lorsqu’il s’éloigna, elle le regarda, visiblement hésitante, puis d’un bond gracieux, elle retourna sur ses deux pieds.

« … Si c’est ainsi. C’est quand même dommage, j’aurais bien aimé… Bah, à votre prochaine visite! »

Elle souffla un baiser de ses lèvres rouges au pirate, qui lui répondit, amusé, d’un même geste; puis, intimant sa collègue de l’accompagner, elle agita sensuellement la main vers Wilhem alors que la blondinette faisait ses propres au revoir à celui qu’elle considérait visiblement comme un ami. Plutôt que de se diriger vers les autres hommes de l’endroit, elles sortirent de l’établissement en premier.
Le forgeron finit d’un seul trait sa boisson, ce que Reyn imita à son tour, commençant à sentir l’agréable chaleur de quelques verres d’alcool sans perdre encore aucun de ses moyens. Poussant sa chaise d’un geste décidé, le civil se leva et se déclara près à suivre peu importe ce que le pirate avait en tête.

+ J'te suis, Reyn.

Il en avait dedans, finalement, ce gars-là. Prêt à priver un pirate de ses filles de joie et à plonger dans n’importe quel plan qu’un hors-la-loi avait concocté. Heureusement pour lui, Reyn n’avait de pirate que la partie «hors-la-loi», et non celle «terriblement égoïste, sanguinaire et traître»  – bon, la première partie était discutable – et il ne planifiait donc pas de le faire finir au fond de l’océan. Au contraire, même, il se surprenait à se prendre d’affection pour lui qui n’était qu’un étranger il y avait à peine plus de deux heures, un simple humain qui plus est, un membre d’une race éphémère et sans intérêt, la plupart du temps. Une race qui était mais n’était pas non plus la sienne. Wilhem était un être certes déchiré par trop d’hésitations et de pensées parasites à son goût, peu importe de quelles natures elles étaient, mais même ainsi, il se démarquait des autres. Pour la première fois depuis trop longtemps, Reyn avait de réelles attentes par rapport à un Beorc dont il appréciait la présence. Que quelqu’un en prenne note, il neigeait en plein été.

Se levant d’un geste, il se retourna sans prendre le temps de faire face à Wilhem et se dirigea vers la porte. Bien qu’il ne regrettait pas la tournure des événements, il restait tout de même déçu – enfin, une certaine partie de son corps était déçue – de ne pas pouvoir amener les deux dames avec lui dans son escapade pour davantage les faire tomber sous son charme et ensuite recevoir en retour la passion qu’il avait instillé. Il ne prit donc pas la peine de répondre, ni de s’assurer de savoir si le forgeron le suivait, sachant au son des pas résonnant comme un écho des siens que c’était bien le cas, alors qu’il passait le seuil de la porte de l’établissement, la porte se fermant comme un voile sur les bruits dans la nuit sans lune. S’il boudait? Bien sûr qu’il ne boudait pas. Les pirates, ça ne boude pas, voyons donc.

+ Pardon...je ne voulais pas risquer les filles. Elles ont assez sur leur dos comme ça. Elles vont m'haïr, peut-être.

Au moins, il reconnaissait avoir posé un geste risqué, mais le raisonnement en était un que même Reyn ne pouvait réfuter. Au contraire, le comportement était tout à fait gentleman et témoignait de l’amitié – ou plus? – qui unissait Wilhem et la blondinette. La pirate ne pouvait que le saluer, peu importe comment une partie de lui aurait espérer pouvoir profiter de la présence des demoiselles, quitte à les payer toute deux pour une nuit entière. Magnus l’aurait étripé pour avoir été aussi idiot et avoir dilapidé ainsi ses réserves, mais hey. On ne vit qu’une fois. Même si c’était bien, bien longtemps.

Il se retourna enfin vers le forgeron, du moins à moitié, le regardant du coin de l’œil, avant de lever sa main dans un geste insouciant. Il lui confirmait en silence qu'il ne s'en faisait pas outre-mesure. Il ne lui ferait pas le plaisir de le rassurer verbalement quant à la réaction qu'il obtiendrait des filles en les revoyant, mais il n'avait pas du tout peur pour lui, pas avec les yeux de mère poule que la blondinette lui faisait dans son inquiétude.

« Si tu traînes, j’te laisse ici. »

Son sourire narquois trompait la rudesse des propos. Ce n’était pas vraiment un défi, car debout ainsi, l’hybride s’en rendait bien compte : Wilhem était un véritable géant. De ses deux mètres, il dépassait le pirate de presque une tête, ce qui n’était pas sans énerver un peu celui-ci. Il était rapide sur ses jambes, agile et aussi silencieux qu’un chat, mais là où il faisait deux pas, le forgeron n’en faisait qu’un. C’était peut-être un peu puérile, mais c’est ce qui poussa Reyn à accélérer encore jusqu’à frôler le pas de course, s’amusant à tourner les coins brusquement.
Puis, juste après un détour, il s’arrêta soudainement, freinant dans son élan celui qui le suivait. L’air très sérieux, il lui fit signe de se taire, puis s’accroupit, se penchant pour observer au-delà de la ruelle. Devant lui, à quelques mètres, le port se dévoilait entre deux bâtiments de vieilles pierres. Il ne s’élançât cependant pas, attendant que la lueur qu’on devinait sur les planches craquantes se rapproche. Une fois que le gardien, lanterne à la main et baillant aux corneilles, eût passé son chemin, le hors-la-loi compta jusqu’à dix, puis s’approcha de quelques pas souples, faisant signe à Wilhem de le suivre rapidement.

Vérifiant une seconde fois que la voie était libre, il continua son chemin dans le silence le plus complet sur les quais, cherchant visiblement quelque chose parmi tous les bateaux amarrés. Son visage s’illuminant à la vue de ce qu’il cherchait, il s’engagea dans une passerelle, ses yeux habitués à la noirceur se repérant aisément malgré le manque de lumière. Autour des deux hommes, des bateaux pêcheurs de formes et de tailles variés ondulaient doucement au rythme des vagues. Le pirate ne s’arrêta que vers la fin de ce bout du quai, à côté d’un bateau à voiles à peine plus grand qu’une chaloupe, équipé d’un gouvernail des plus simples. Il n’avait aucune idée à qui appartenait l’embarcation, mais il la lui empruntait pour un petit moment.

Toujours en silence, il sauta habilement dans le petit navire, nullement déstabilisé par le plancher instable. Sachant que le forgeron n’avait pas la même habitude, il lui tendit la main, du moins pour l’aider à balancer son poids pour éviter qu’ils se retrouvent tous deux à l’eau. Une fois que Wilhem fut bien embarqué, il lui fit signe de s’installer sur le banc alors que lui-même s’occupa à détacher le cordage qui les retenait au quai. Une fois libéré, le petit bateau fut tranquillement emporté par un léger vent de l’ouest, s’éloignant du port peu à peu, disparaissant dans l’obscurité.

Une fois assez loin des passerelles, Reyn s’affaira à hisser la seule voile, manœuvrant habilement les cordes jusqu’à ce que le bateau double de vitesse. Seulement lorsque tout fut en ordre s’installa-t-il à la barre, se permettant d’observer le spectacle autour de lui.
Les nuages qui parsemaient le ciel cachant toute étoile, l’eau était noire comme de l’encre. L’horizon disparaissait complètement, mêlant ciel et mer sans distinction; sans les sens sur lesquels se fier, on n'aurait pu être en mesure de distinguer le haut du bas. Des êtres minuscules dans un infini que seul le son des vagues contre la coque du navire venait animer, voici ce qu’ils étaient; à la fois insignifiants et maîtres du monde. L’hybride aurait pu passer sa vie ainsi, à la fois ni mort et ni vivant, pris entre deux instants sans que le temps ne semble s’écouler. Il n’y avait plus personne, le calme régnait en roi en se foutant bien de ce que les humains pouvaient bien concocter sur la terre : ici, leur règne n’était qu’idéaux et poussières. À quoi servaient les inquiétudes quand elles semblaient si éloignées et si futiles?
Oui, vraiment, il n’y avait rien de plus libérateur au monde.




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Mer 10 Aoû - 16:16
Je ne savais réellement pas sur quel pied danser. Je me disais que c'était un bon geste, que les filles n'auront pas à subir une punition si on se faisait rattraper ou quelque chose comme ça. Je ne savais pas ce que ce pirate avait en tête, alors j'ai préféré que les filles ne s'en mêlent pas. J'étais curieux de ce qu'il manigançait, même si j'en déduisais qu'il allait nous montrer la mer la nuit comment elle était si belle. D'un côté, je sais que j'avais fait ceci par pur égoïsme, parce que je ne voulais pas que les filles attirent son attention. On dirait que j'achevais les obstacles pour atteindre un but que moi-même...je ne comprenais pas. Peut-être que je comprenais, mais que je ne voulais pas m'avouer que j'étais capable de faire ça...pour moi. Parfois je m'effraie jusqu'à quel point que je peux faire des choses pour atteindre un seul point de mon but. On dirait que je n'ai rien à perdre ou bien que je sache que dans la vie, faut penser pour soi-même. J'ai été habitué de penser différemment....de penser pour l'autrui, mais je sais qu'à l'intérieur de moi, ce cache un homme qui ne veut que conserver sa propre personne. On dirait que pour me faire accepter je n'ai pas le choix de me faire accepter....et je sais que cela me plaît pas de faire ça. En ce moment, je crois que je veux, pour une fois, suivre ce que mon égoïsme me dicte de faire. Bon geste qui cache une intention couvrant un désir ''pervers''. Je me conduis d'une façon ''déviante'' par rapport aux règles et croyances morales....comme si je veux que ma proie soit à moi et que je vais essayer ensuite de la berner pour ma propre satisfaction. Je me sens ainsi, en ce moment. Peut-être que j'exagère...et que je voulais juste isoler ce pirate pour en apprendre sur lui, sauf qu'on sait jamais avec moi. Ses hommes, la plupart, peuvent très bien comprendre ce que je suis en train de faire.

Je pose mon regard sur lui. Pourquoi avais-je le corps qui s'engourdissait ? Peut-être la curiosité et l'excitation de l'aventure qui me rendaient ainsi. J'étais un jeune homme sage, la plupart du temps, alors pour moi...c'était un peu différent de mon quotidien. Certes, vous allez dire que j'étais un bagarreur et que le ''crime'' est quelque chose de passablement normal chez moi, sauf que ....je crois qu'en ce moment, cela va être différent.

- Si tu traînes, j’te laisse ici

''Je n'ai pas l'intention de traîner''

C'est ce que je voulais dire, mais je n'y arrivais pas. Tout ce que j'avais fait c'était de regarder de côté, muet. Je continuais de le suivre sans dire un mot, parce que j'étais trop dans mes pensées. J'espérais que Sariel ne m'en voudrait pas. Me connaissant, j'allais sûrement lui parler seul à seul dès que je vais être libre ou que j'aille le courage de le faire.

Je pirate s'amuse-t-il avec moi ? Il marche vite, tourne les coins rapidement...j'avais l'impression qu'il commençait déjà le jeu. Bah, pas que ça me dérange mais...je trouvais ça déstabilisant. Rendu à un endroit, on s'était accroupi tous les deux. Je suivais ses directions par la suite, sans trop créer de bruit. La discrétion, j'en suis capable. Cela ne veut pas dire que je suis grand que je fais du bruit. Très rapidement, on se ramasse au fond d'un quai, puis...on embarque dans un bateau.

Est-ce qu'on le volait ? Il y avait des chances que oui.

Je pose mes fesses comme l'indique Reyn. Je sentais mon coeur battre rapidement ainsi que mon corps tremblé. Je n'avais pas peur, j'étais juste trop excité et sur une petite lancée d'adrénaline. Je ferme les yeux un moment pour calmer mon esprit ainsi que mon pauvre morceau de viande qui me sert de corps. Étais-je si fébrile que ça ? Je penche la tête de côté en courbant mon dos. Mes mains sont molles entre mes cuisses, les coudes accotés. J'entrouvre mon regard pour regarder ma main droite. Mon cerveau se disait ...

Il m'a touché.

...tout en me rendait timide. Je ne suis pas la petite bergère qui se faisait toucher par un beau gosse pour la première fois, non mais !

Je re-ferme les yeux jusqu'à ce que je me sentais prêt d'affronter le pirate avec courage encore une fois. Je regarde les alentours puis je remarque qu'on est quand même pas mal loin du port. Hm, très loin.

Je regarde de côté, me disant qu'on était réellement dans la pénombre. Seule, la lune, nous éclairait. J'ai déjà vu et ressenti cette solitude quand je pêchais avec mon père la nuit. Cette solitude qui m'effraie à la fois que je connais trop bien.

Après un moment, je pose mes yeux ambrés vers Reyn. Mes yeux brillaient d'une étrange lueur entre l'envie, la fascination et la tendresse. Heureusement que mon visage est très assombri par la nuit...

+ Cela ne t'effraie pas, par moment ? Je veux dire...

Je tourne la tête vers le côté.

+ La nuit, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Les humains ne sont pas faits pour voir ni même survivre dans la pénombre, sans qu'ils aillent des outils. En ce moment, on dirait que je me sens comme un gamin de 5 ans. Mon cerveau me dit '' et si un grand méchant poisson venait vous attaquer'' ?

Je glousse un rire amusé.

+ Je sais, c'est idiot. Je suis comme ça, parfois....

Je croise mes bras pour les déposer sur mes genoux.

+ Au moins, d'un autre côté, je me dis que je profite de ce silence pour être avec moi-même. Chose que....étrangement....je semble évité. On dirait que j'ai pas le choix de le faire.

Je ronchonne un petit son avant de me taire. Mais pourquoi je blablate ses sottises moi ? J'avais envie de me botter le derrière et de me dire '' ferme ton clapet, Man !''. Est-ce que j'essayais de partir une conversation pour ne pas, justement, penser ? Fort probable que c'était le cas.



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+ Footsteps In the Lonely Valley + Ohne Dich + Valley of Flowers + Glass Skin + Mein Herz Brennt + Rinkaku +

''The feelings concealed in the innermost depths of my heart....throb with a gentle smile''

Merci Reyn ♥:
 
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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Mer 10 Aoû - 21:26
Le silence s’installa quelques instants, confortable, la solitude du moment entourant Reyn comme un drap de soie. Pour un pirate qui aimait les soirées arrosées en bonne compagnie, la vie commune avec son équipage et les nuits passées aux bras de conquêtes, l’isolement lui offrait un tel réconfort qu’il lui était nécessaire pour son équilibre, pour se recentrer. On ne vivait pas 80 ans, rejeté par les deux races dont le sang coulait dans ses veines, sans faire la paix avec la solitude et s’y tailler une place où l’on était maître, sans risque de s’y faire ostraciser également.
Après un moment à se tenir ainsi, les bras croisé, à regarder le néant de la mer lors d’une nuit sans lune, il retourna un œil vers Wilhem qui, dans un silence absolu, semblait presque avoir cessé de respirer. À peine discernable dans le noir, deux ambres semblaient briller de leur propre lumière. Un regard si intense, transperçant l’âme sans que rien ne lui fasse obstacle, qu’on ne pouvait imaginer s’en dérober; Reyn se retrouva incapable de bouger pendant quelques instants. La détermination, en rien comparable avec l’attitude effacée du forgeron à la taverne, semblait dissimuler quelque chose de bestial, de primaire, et un frisson traversa la colonne de l’hybride qui se retourna vers l’avant, fixant sans la voir la mer devant lui. Il porta une main à son menton, intimant son cœur de se calmer, et il reprit un souffle qu’il ignorait avoir retenu. La confusion s’empara de ses pensées : quelque chose dans la situation avait changé drastiquement. Il restait convaincu que son compagnon ne lui voulait aucun mal, ne se sentant d’ailleurs pas en danger, mais… il n’aurait pu être en mesure de déterminer pourquoi, mais il était incapable de se retourner vers Wilhem, pas avant d’avoir repris sa constance. Il se concentra sur le contrôle de sa respiration; c’était mieux que de faire face aux émotions que le forgeron provoquait en lui à cet instant.

+ Cela ne t'effraie pas, par moment ? Je veux dire...

Le pirate failli sursauter, mais contrôla sa réaction. C’était ridicule. Il n’avait aucune raison d’être aussi à fleur de peau; rien ne le menaçait. Reprenant constance, il parvint à se retourner, complètement cette fois-ci, vers Wilhem. Celui-ci avait tourné son attention sur les vagues, ce qui facilita les choses.

+ La nuit, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Les humains ne sont pas faits pour voir ni même survivre dans la pénombre, sans qu'ils aillent des outils. En ce moment, on dirait que je me sens comme un gamin de 5 ans. Mon cerveau me dit '' et si un grand méchant poisson venait vous attaquer'' ?

Se déplaçant à pas de loup, Reyn se plaça devant le forgeron, s’appuyant sur le mât et croisant les bras nonchalamment dans une position ouverte qui témoignait de son écoute. Quand son compagnon gloussa, visiblement d’autodérision, l’hybride ne l’imita pas, concentré sur ses paroles. Finalement, ce regard devait être le produit de son imagination; l’homme devant lui était toujours aussi pris par le doute, tant qu’il donnait un peu pitié et envie qu’on le rassure, le protège. Même pour le pirate, c’était un sentiment surprenant, mais moins déstabilisant que ce qu’il avait perçu plus tôt.

+ Je sais, c'est idiot. Je suis comme ça, parfois...

Comme seule réaction, l’épéiste fronça légèrement les sourcils. L’autodénigrement était quelque chose dont il ne pouvait approuver. Cependant, Wilhem n’avait pas fini de parler; il ne fit donc aucun commentaire.

+ Au moins, d'un autre côté, je me dis que je profite de ce silence pour être avec moi-même. Chose que....étrangement....je semble éviter. On dirait que j'ai pas le choix de le faire.

Le silence s’étira quelques instants, le visage de Reyn se fermant en une expression impénétrable. Finalement, il se pencha vers Wilhem et, d’un geste rapide, donna une pichenotte sur son front. Rien de fort, ou de douloureux; juste pour surprendre. Une geste qu’il avait pris l’habitude de poser avec certaines personnes de son équipage, sous son commandement, tout particulièrement avec les jeunes angoissés qui expérimentaient les dangers de la piraterie pour la première fois.

« J’me dis ça d’puis un moment, mais tu penses trop. »

Se redressant et croisant de nouveau ses bras, ses sourcils se froncèrent légèrement.

« Si y’a d’quoi que t’as envie de faire, fait-le. Si tu r’grettes de quoi, change-le, ou r’fait-le pas. Si tu r’grettes d’être sur ce bateau, dis-moi le, j’peux te jeter par-dessus bord. »

Il était sérieux. Enfin, à moitié.

« Peu importe c’que tu en penses, les choses s’ront les mêmes. Le poisson sera là que tu l’craignes ou pas. C’est à toi d’voir si tu vas sur la mer qu’il y soit ou pas. T’es le seul à avoir le pouvoir d’y changer quoi qu’ce soit, gâche-le pas en le remettant en question. »

Visiblement agité, il ferma les yeux et soupira. Ce n’était pas dans ses habitudes de s’emporter pour si peu, même s’il savait que ce genre de remise en question frappait une corde sensible en lui, lui rappelait tout ce qu’il aurait pu être n’avait-il pas été aussi entêté.  Quand il rouvrit les yeux, ceux-ci avaient pris une certaine douceur, chose non coutume chez le pirate.

« Pour c’que ça vaut, t’as quand même gagné mon respect, et j’ai même délaissé deux beautés pour t'amener ici. Un petit sourire en coin illumina son visage. Si tu m’dis qu’t’en vaut pas la peine, je te jette vraiment par-dessus bord. »

Il était presque ridicule de parler de sa propre valeur selon les standards des autres, pour Reyn; étant quelqu’un qui savait pertinemment ce qui lui tenait à cœur, ce qu’il appréciait ou détestait, la seule importance du jugement des autres se trouvait dans les rapports qu’il aurait avec ces personnes par la suite. Il comprenait que pour une personne ayant vécu aussi peu d’années, se connaître n’était pas une chose si aisée, bien qu’il trouve difficile de traduire en mot sa manière de pensée, acquise après presque un siècle de mendicité, de captivité puis de piraterie. Il savait pertinemment que les gens étaient toujours prêts à diminuer la valeur des autres pour augmenter la leur, à marcher sur ceux qui doutaient un peu trop; le peu de confiance qu’il avait envers les hommes ne lui aurait jamais permis de s’en remettre à eux pour valider ses actions, sa manière d’être.
Un autre moment de silence; levant la tête vers le ciel, le pirate sourit à nouveau alors que les nuages se dispersaient peu à peu.

Devant leurs yeux, la mer devint un océan de diamants : rendues plus éclatantes par l’absence de la lune, les étoiles scintillaient, reflétées par les flots. Aussi loin de la civilisation, chaque astre était clairement visible, la voie lactée séparant d’une rivière de lumières les cieux en deux. Reyn aurait pu faire une métaphore avec la présence de guides même dans les nuits les plus noires, mais il n’était pas ringard à ce point. Quand même.




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Jeu 11 Aoû - 16:22
Parfois, je n'arrivais pas à me la fermer. Je ne veux pas qu'on ait pitié de moi ou bien qu'on pense que je suis un trouillard. Souvent, je n'arrive jamais à bien exprimer ce que je ressens ou bien ce que je pense. Uniquement ma colère, quand elle est présente, parle mieux à ma place et vous savez que quand on est en colère, c'est souvent pèle-mêle. Les émotions sont brutes, fortes et surtout un mélange de plusieurs choses. C'est dur de bien comprendre soi-même quand on a la fâcheuse manie de s'oublier ou bien de se mettre de côté. Je sais que c'est con de ma part, mais ....la peur de me confronter est bien présente. Est-ce pas ça, être humain ? Vivre avec un étranger et quelqu'un connaît dans le même corps ? Oui, je me cherche. Je suis bien conscient de ce problème qui est gros comme un bateau de guerre, mais ...pourquoi la peur et l'anxiété me bloquent ? J'ai bien beau d'essayer de comprendre, on dirait que dès que quand je confronte moi-même, pour de vrai, je pique une crise de panique. C'est intense, je le sais, mais je crois que je ne suis pas capable de gérer mon intensité...mes vraies émotions...parce qu'elles sont aussi brûlantes qu'un volcan. Peut-être que je n'ai pas encore une force d'esprit pour les contrôler proprement ou bien une stabilité sur quoi je peux me poser...

Et c'est pour ça que je veux sortir de ma forge. Dans celle-ci, je sens les chaînes me retenir. Certes, c'est chez moi...une sorte de sanctuaire, mais c'est aussi une prison. Mon père adoptif, malgré lui, me surprotège à sa façon. Il sait que trop bien que je suis une personne hypersensible qui a trop conscience du monde autour de lui. C'est sûrement pour cela qu'il ne veut pas que je quitte le nid familial. Il a peur que mon innocence ce change en monstre...

Il veut préserver le gentil Man qu'il a aidé à bâtir.

Je regarde ce pirate avec admiration parce que lui, au moins, il n'a sûrement pas ce problème. Il peut aller où qui veut sans se soucier qu'un vieux forgeron l'enchaîne à une forge. Peut-être qu'il y a ça aussi qui joue dans mon désir de pouvoir ''obtenir'' ce pirate. Tout est lié ?

En parlant du loup, il s'approche de moi et me fout une pichenette sur le front.

+ Mais aïe !

- J’me dis ça d’puis un moment, mais tu penses trop.

Mes sourcils étaient froncés. Même si ce n'était pas fort, ça m'a quand même surpris. J'avais dit ''aïe'' juste pas pur habitude quand je me cogne ou je me ''blesse'' même si cela ne faisait pas mal.

- Si y’a d’quoi que t’as envie de faire, fait-le. Si tu r’grettes de quoi, change-le, ou r’fait-le pas. Si tu r’grettes d’être sur ce bateau, dis-moi le, j’peux te jeter par-dessus bord.

Je regarde maintenant le ''sol'' du bateau. Non, je ne regrettais rien. J'ai choisi de suivre en prenant conscience des conséquences qui pourraient s'en suivre. Moi, tout ce que je voulais, c'était de sortir l'auberge....suivre ce pirate...et voir ce qu'il voulait tant montrer. La vie n'était pas faite pour se cacher en permanence, non ? Je sais que j'ai d'autres raisons, mais ceux-là, je ne veux pas les prononcer.

- Peu importe c’que tu en penses, les choses s’ront les mêmes. Le poisson sera là que tu l’craignes ou pas. C’est à toi d’voir si tu vas sur la mer qu’il y soit ou pas. T’es le seul à avoir le pouvoir d’y changer quoi qu’ce soit, gâche-le pas en le remettant en question.

Mes yeux ambrés regardent de côté. Mon coeur ressentait une étrange colère, comme si quelque chose l'avait agité. Et pourtant, je savais très bien qu'il avait raison. C'était marqué partout sur mon visage que je savais de quoi il parlait, alors pourquoi la colère était là ? On dirait que quelque chose me dérangeait et que je n'arrivais pas à comprendre. Mes prunelles affichaient le combat en moi, entre mes émotions fortes. Est-ce que j'avais l'impression qu'il me prenait pour un enfant ? Je ne sais pas. Je n'arrivais pas à mettre un mot sur la raison de ma colère. Mon côté rationnel lui-même ne sait pas quoi faire avec cette émotion. Il me regarde en mode '' bah j'peux pas gérer quelque chose que j'sais pas c'est quoi. C'est comme si tu me donnes du lait sans farine pour faire du pain''.

J'ai fermé un instant mes yeux, en soupirant de honte envers moi-même, silencieusement. Mon hypersensibilité me fait sûrement encore fausse route en me créant des anxiétés à la con ou bien en comprenant tout croche les choses. Même si je sais que je suis intelligent, parfois je peux être un des plus idiots du monde.

Mais peut-être que cette colère est contre moi-même ? Peut-être que je me suis senti comme un con qui s'est fait reprendre et ça m'a mis en colère parce que j'avais l'impression de faire encore fausse route en m'expriment mal ?

Peut-être.

- Pour c’que ça vaut, t’as quand même gagné mon respect, et j’ai même délaissé deux beautés pour t'amener ici. Si tu m’dis qu’t’en vaut pas la peine, je te jette vraiment par-dessus bord.

Mes yeux regardent maintenant la silhouette du pirate avec une mine innocente à la fois incertaine. Pourquoi, mais....pourquoi me mettait-il dans plusieurs états ? Je ressentais de la colère à la fois d'être touché par ses paroles. Pourquoi était-il ainsi avec moi ? Je pouvais apercevoir un sentiment ...de tendresse ? Non, ce n'était pas ça.

Je ne comprenais plus rien.

Il y avait un petit silence entre nous. Je continuais de le regarder tout en essayant de calmer ma tête qui avait la visite de plusieurs questions et émotions qui se bousculaient pour entre à la seule porte d'entrée.

+ Tu dis ça d'un mec que tu connais qu'à peine que quelques heures ?

Dis-je, sous un ton semi-amusé, semi-amer.

+ J'sais que tu veux me brasser la tête, mais j'vais te dire un truc....la valeur est un luxe de nos jours. Pour le nombre de fois que j'ai essayé de la montrer et qu'ensuite on la piétine...un moment donné, tu viens toi-même a le faire, tu vois ? Non, j'me plains pas...je ne fais que constater une vérité chez moi. Juge-moi si tu veux, mais c'est ....

Manfred, ta gueule. Juste...ta gueule. La colère essaie de prendre le contrôle de toi et tu le sens venir la monter dans ta gorge.

Juste, tais-toi.

+ ...laisse. Oublie. Merci pour les mots.

Que tu as le don de tué l'ambiance Man. Toi et ta misère sociale légendaire. Tu ne te sens jamais à ta place ou bien pris au sérieux. Oui, tu es drôle..chaleureux...mais les gens ne prennent jamais vraiment attention à tes valeurs et à tes vraies émotions. Tu es comme le dindon de la farce juste là pour amuser la galerie.

En tout cas, c'est ce que je me dis. J'ai l'impression que les gens ne me comprennent jamais. Ce pirate me dit la vérité, alors pourquoi je suis agité ? Je voulais me lever, je voulais me lancer par-dessus bords, je voulais frapper un truc....je ne savais pas ce que je voulais en fait. On dirait que tout arrive à la fois rien.

Est-ce que mes émotions ont été atteintes et j'arrivais pas à les contrôler ? Une peur est présente. J'ai peur de me faire démasquer. Est-ce que mon cerveau avait compris que je n'étais pas le seul à avoir aussi une intelligence ? Non, je me sentais maintenant prise au piège, apeuré, qu'il me juge. Je sais, c'est con et soudain, mais c'était là. Il y avait trop de choses qui se passaient en moi. Colère, peur, anxiété....vous me faite chier.

+ Je sais que t'as raison.

Dis-je, même si ses mots ont été très douloureux à dire.

+ ...j'sais ce que j'vaut aussi...et...

Encore sur ça Man ? Juste, la ferme et passe à autre chose. Cela ne sert à rien d'être encore sur le même disque. Tu sais que tu es aussi en colère parce que personne voit ta valeur à part toi-même. Tu es seul, dans ta crasse, tes peurs et tes émotions à la con, mais cela ne fais pas de toi un humain, non ?

Je déteste d'être humain. Je me sens impuissant et sans défense. Je me sens comme un idiot, sur ce bateau. Oui, avec peu de mots qu'il m'a dit, me voilà en train d'être démoli. Déjà que je ne me sentais pas très bien en arrivant à l'auberge, voilà que mes émotions partent en couille. Moi qui pensais avoir les cornes et non. Ça fini en queue de poisson.

Je me lève pour lui faire face. Mes yeux dardaient les siens, étrangement sans gêne.

+ Dit moi, en quoi j'ai gagné ton respect ?

J'approche mon visage du sien, comme si je voulais le défier ? Non, le confronter pour savoir une vérité. Je voulais savoir quelque chose. Je mets ma main sur le mât, au-dessus de nos têtes.

+ Les femmes, c'est faciles, elles sont belles, donc elles ont ton attention. Elles ouvrent leurs jambes et voilà, magie. Moi, je suis qu'un simple forgeron, peut-être un jeune couillon trop timide, alors pourquoi moi...que tu ne connais pas....j'ai TON respect ?

Man...à quoi tu joues ? Peut-être que pour moi, le respect, ça se gagne avec une raison. Je me dis que je n'ai rien fait pour l'avoir, alors ...pourquoi ?

Je crois que je pense trop...



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Ven 12 Aoû - 7:59
Sous les yeux de Reyn, Wilhem était passé de l’agacement à la honte et au doute, évitant son regard; puis, finalement, le contrôle du forgeron semblait vouloir céder peu à peu, chargeant l’ambre de son regard d’une multitude d’émotions se battant pour émerger. Le pirate n’était pas la personne la plus brillante, et il le savait pertinemment, mais il avait un instinct impressionnant, et il avait l’expérience pour compenser. Selon lui, les sentiments n’avaient jamais été faits pour être contenus : il suffisait de les secouer quelque peu, de les confronter, et ils revenaient à la surface, bouillants, amplifiés par toutes ces tentatives de les faire taire au nom de la raison. Et c’était exactement ce qu’il observait chez le jeune homme en face de lui : plus il le provoquait, plus ses émotions gagnaient en intensité, noyant le doute et l’hésitation sous la rage et l’incompréhension. Le langage corporel de Wilhem parlait de lui-même : évitant tout d’abord son regard, il s’était tendu, avait serré les poings, tout dans son être semblait sous pression. Quand il avait finalement posé son regard sur l’hybride, on y lisait encore une certaine incertitude, probablement vis-à-vis les paroles qui lui étaient adressées, mais quelque chose s’était durcit. Il n’avait pas encore craqué, mais… ce n’était qu’une question de temps.

+ Tu dis ça d'un mec que tu connais qu'à peine que quelques heures ?

L’amertume, à peine voilé par l’amusement, dévoilait un jeune homme tout autre que celui qu’avait côtoyé jusqu’alors Reyn. La timidité et la faiblesse avait disparu; c’était à peine s’il ne tremblait pas de rage. Le pirate ne prit cependant pas personnel la haine qu’il ressentait chez son compagnon; elle s’était visiblement accumulée trop longtemps pour qu’il en soit la cause.

+ J'sais que tu veux me brasser la tête, mais j'vais te dire un truc....la valeur est un luxe de nos jours. Pour le nombre de fois que j'ai essayé de la montrer et qu'ensuite on la piétine...un moment donné, tu viens toi-même à le faire, tu vois ? Non, j'me plains pas...je ne fais que constater une vérité chez moi. Juge-moi si tu veux, mais c'est ...

Brasser la tête? C’était une manière de voir les choses. Wilhem ne pouvait le savoir après n’avoir côtoyé le second du Pomone que quelques heures, mais les paroles moralisatrices n’étaient pas son genre, loin de là, bien qu’il comprenne leur utilité et y ait recours de temps à autres. C’est un test, en quelque sorte; voir jusqu’où les chaînes du jeune homme se rendaient, à quel point elles avaient de l’emprise sur lui. Reyn n’avait jamais eu dans l’idée d’être un sauveur quelconque, un guide de pacotille ou un truc du genre. C’était un peu une surprise pour lui également d’en être rendu ainsi, à manipuler le jeune homme, d’une certaine manière, à explorer les différentes facettes plus surprenantes les unes que les autres de sa personnalité. C’était immoral, même, de le pousser ainsi jusqu’à ce qu’il craque. Mais il y avait bien longtemps que quelqu’un de la terre ferme ne l’avait pas fasciné ainsi, ne l’avait pas fait passer par-dessus toutes les excuses qu’il s’était créé pour éviter de faire connaissance avec les autres. La vie en mer était une vie solitaire, la vie d’un hybride à l’exceptionnelle longévité encore plus; il y avait tant de promesses qu’il s’était fait qu’il brisait à l’instant même, et pourtant il ne trouvait dans l’idée que la sensation grisante que lui procurait l’interdit.

+ ...laisse. Oublie. Merci pour les mots.

Il s’était refermé, comme une huître, mais l’agitation ne cessait pas de grandir. L’hybride se forçait à garder un air impassible, observant la situation davantage qu’agissant en tant qu’acteur, appuyé ainsi au mât, toujours les bras croisés. Wilhem était retombé dans ses pensées, les yeux ailleurs, et seul lui savait ce qui s’y passait, mais il était visiblement inconfortable, tendu, exaspéré. La tension se sentait dans l’air, se glissant sous la peau de Reyn, augmentant imperceptiblement son rythme cardiaque.

+ Je sais que t'as raison.

Vérité coûteuse à admettre, et visiblement pas la source d’une très grande joie. La température semblait avoir monté d’un cran, et le pirate frissonnait légèrement sous la fraîche brise maritime.

+ ...j'sais ce que j'vaut aussi...et...

Ce chemin de pensée s’arrêta net, lui aussi, et pendant un moment qui sembla interminable, tout sembla se figer, retenir son souffle. Ce fut le geste brusque de Wilhem, qui se leva de toute sa grandeur pour faire face à l’épéiste – ou du moins, autant que possible –, qui ramena la vie à la scène. Le regard doré qui se planta dans celui du pirate semblait vouloir le transpercer, mais pas avec des intentions louables, cette fois-ci. Si l’hybride n’avait pas eu si confiance en lui et une étrange foi envers le forgeron, il aurait dégainé aussitôt l’épée qui pendant toujours à sa hanche. Il était la seule chose sur laquelle le jeune homme éprouvé pouvait passer sa colère, toutes ces émotions accumulées trop longtemps, et puisqu’il se retrouvait ainsi prit entre le mât et le géant qui le surplombait de toute sa grandeur, il aurait été normal d’avoir le réflexe de vouloir fuir. Il ne fit cependant que décroiser les bras, parfaitement calme, préparé au moment où Wilhem risquait de craquer.

+ Dis-moi, en quoi j'ai gagné ton respect ?

Reyn devait s’avouer qu’il ne s’attendait pas à ce que sa dernière phrase, une remarque à la fois moqueuse et un compliment tout à fait sincère quoique peu exact quant à ce qu’il ressentait véritablement envers le forgeron, soit l’élément sur lequel ce dernier concentrerait sa colère. Le fait qu’on lui fasse la morale, qu’on prétendait comprendre ce qu’il ressentait, qu’on le menace, tout ça aurait été des éléments de rage compréhensibles aux yeux de l’hybride, mais que la question de respect soit ce qui vienne frapper une corde sensible chez Wilhem ne semblait pas explicable d’un point de vue extérieur.

+ Les femmes, c'est faciles, elles sont belles, donc elles ont ton attention. Elles ouvrent leurs jambes et voilà, magie. Moi, je suis qu'un simple forgeron, peut-être un jeune couillon trop timide, alors pourquoi moi...que tu ne connais pas....j'ai TON respect ?

Soudainement, leurs visages étaient tout proches; coincé sous la silhouette imposante du forgeron qui s’appuyait sur le mât, tentant de le dominer par sa taille, Reyn fronça les sourcils, se sentant réellement compromis. Il y avait une question de fierté, certes, d’être intimidé par un homme aussi grand, par un forgeron alors que lui-même devait être une terreur des mers; mais il y avait quelque chose dans l’expression du jeune homme, dans sa manière de faire ressortir sa rage qui n’allait pas comme prévu, qui le rendait dangereusement imprévisible. Le pirate se sentait comme un petit animal acculé contre un mur, comme une proie face à un prédateur, et c’était un sentiment qu’il détestait amèrement. Cependant, à la différence de ses souvenirs où il se retrouvait ainsi, capturé par les vendeurs d’esclave et près à être vendu comme du bétail, la douleur que créait dans sa poitrine son cœur battant n’était pas perçante, et même presque agréable. Il coupa net ce chemin de pensée et, d’une main, s’empara de la chaîne en or qui lui entourait le cou, comme pour se fournir une preuve tangible qu’il n’était plus sujet à l’esclavage que lui avait fait subir les humains. De l’autre, il poussa solidement le menton de Wilhem, le forçant à s’éloigner en y appuyant de toutes ses forces. Pour s’assurer qu’il recule bel et bien, il lui décocha un solide coup dans le ventre, sans retenir ses forces mais sans chercher à le blesser sévèrement : juste lui laisser un solide bleu.

Libéré de la position contraignante, il garda ses poings levés, son visage assombri par la colère. Il était un peu semblable à une bête, prête à se battre pour sa survie. Le bateau tanguait, compromettant l’équilibre de quiconque qui n’y était pas habitué et donnant ainsi un avantage au pirate qui ne s’empêcherait pas d’en profiter.
Apparemment, le forgeron n’était pas le seul à avoir des problèmes personnels à régler par l’agressivité.

« Tu veux VRAIMENT savoir pourquoi?! »

Le ton belliqueux contrastait étrangement avec la question posée, mais Wilhem eut peu de temps pour y réfléchir puisque Reyn rappliqua, visant directement son visage avec un prochain coup. Le bateau tanguait dangereusement, mais il s’en fichait complètement : il n’avait comme seul but en tête que de donner une râclée au jeune homme.




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Ven 12 Aoû - 13:32
Parfois je ne me rends pas compte de mes actions. J'agis sous le coup de l'impulsion, sous le moment de l'émotion qui me dicte quoi faire et ensuite je fais le con, comme une poule pas de tête. Je suis généralement quelqu'un de calme, mais quand on me presse...on me pique dans un angle mort....je deviens comme un petit animal accosté au mur qui veut se défendre. Oui, un peu comme un bébé chaton devant un gros chien. Je me sens impuissant face au volcan qui veut péter, un peu comme si mon petit cerveau de chaton pense que le gros chien veut me manger même si le chien est juste là...curieux.

Le fait que je suis incapable d'exprimer mes émotions et de bien les véhiculer me rend en colère. De plus, le fait aussi que les gens ne comprennent pas souvent ce que je veux dire me rend encore plus en colère. Mon hypersensibilité gagne sur moi et bam ! Je suis une grosse moquette qui part comme une plume dans une tempête. Je deviens violent parce que c'est la seule chose qui me prend la tête. Comme un singe, quand je suis énervé, je m'agite et je perds le contrôle en mode survie pour conserver soi-même.

Je ne veux aucun mal à Reyn, mais mon corps parle tout seul. Mes émotions ont senti qu'ils ont été menacés d'une certaine façon de la plus simple qui soit. De plus, je commence à comprendre une chose. J'ai peur qu'on me dévoile...qu'on me juge et ensuite on me rejette. Je veux me faire comprendre, mais je ne veux pas que dès que j'ouvre mon coeur, on m'écrase. Dans la situation présente, j'ai honte de moi, de ce que je ressens....de ce que je veux....et ses sentiments ne sont pas saints. Sûrement à cause que je me dis que ce n’est pas correct tandis que c'est normal ? Dès que  j'ai posé mon regards sur le pirate, j'ai eu cette poussée de le désirer. Fascination emmène fantasme. Fantasme emmène honte. Honte emmène colère. Colère emmène peur. Peur emmène connerie. Connerie emmène ....conséquences.

''Peu importe c’que tu en penses, les choses s’ront les mêmes. Le poisson sera là que tu l’craignes ou pas. C’est à toi d’voir si tu vas sur la mer qu’il y soit ou pas. T’es le seul à avoir le pouvoir d’y changer quoi qu’ce soit, gâche-le pas en le remettant en question.''

Il a raison et c'est ça que j'ai du mal en ce moment.

Le poisson est mes émotions. Ils sont là que je le crains ou pas. C'est à moi de voir s'il est dans la mer ou pas. Je suis le seul qui a le pouvoir d'y changer quelque chose.....

Et malheureusement, en ce moment, je me sens impuissant face à moi-même. Le bagarreur en moi devient une grosse couille molle dès qu'il s'agit de lui-même.

Mes émotions veulent me dire quelque chose, mais j'arrive jamais à les discerner. Suis-je réellement un gros idiot à ce point ? On m'a longtemps rejeté puis ensuite compresser. Je n'avais aucune valeur....on riait de moi et de mes rêves....beaucoup me voyaient comme une grosse merde.....

Walhart, je crois que j'ai aussi peur d'être pas à ta hauteur.

Et ce pirate avait touché, inconsciemment, quelque chose.

On est jamais libre. La liberté est un mensonge. Soit que par la vie ou les émotions, nous ne sommes jamais réellement libres. Nous sommes tous esclaves d'un rattachement physique ou mental.

Si je pouvais me frapper moi-même, je le ferais. Dès que je vais en avoir complètement conscience de mes actes, je sais que je vais avoir honte de moi. C'est inévitable.

Mais....quelque chose m'avait surpris et pris au dépourvu. Reyn me pousse le menton, me faisait reculer drastiquement et me frapper ensuite dans le ventre. Il fallait que je m'y attende, non ? Je n'étais pas le seul dans cet univers qui voulait se protéger. Cela m'avait coupé le souffle. Mon corps s'est tendu au contact comme une barre de métal bien raide dès qu'il sentit un choc de douleur.

- Tu veux VRAIMENT savoir pourquoi?!

Il m'en colle une autre. J'avais reculé d'un pas sous le choc puis j'ai tombé sur le côté. Ma main s'est tout de suite mise sur mon visage.

Mais qu'il a une force lui, non mais ?

Je pose mon regards bouillant de colère vers lui. Si mes yeux pouvaient être une image, ils seraient deux soleils qui dardaient mon ennemi.

Vais-je répliquer ?

Je me suis levé avec un peu de misère. Pour le moment, j'étais tellement focuser à me relever que la douleur ne m'étais pas si pire. l'adrénaline ? Je suis habitué à me battre au corps-à-corps, alors cette douleur à ma mâchoire...je la connais trop bien. Le battait bougeait et moi j'essayais de trouver équilibre. Je ne suis pas pirate, alors c'est bien plus difficile pour ma pauvre petite personne à rester les deux jambes pieds ferme sur le bois du bateau. Puis, dès que j'ai trouvé équilibre, je ne le lâche pas des yeux. Je ne suis pas en position de combat, montrant aucune animosité, même si j'ai vraiment envie de répliquer. Je ne suis pas venu ici pour me battre, oh non. Je ne veux pas, pour raison étrange, abîmer son...visage.

+ Oui.

Dis-je, en grognant, comme si cette réponse était animalesque.

+ Et pourquoi tu m'a frappé !? J'te veux aucun mal !

Même si je sais déjà la réponse comme un con. Il voulait se défendre, tout comme moi, alors pourquoi j'ai ouvert mon clapet tout en sachant très bien la raison ? Vraiment, les émotions partent en vrille tandis que ma rationalité ne fais que hausser les épaules, indifférente à ma détresse...

+ Tu peux autant me frapper que tu veux, mais moi j'vais jamais frapper ton joli visage ! Crois pas que j'vais abandonner. Si tu...

En disant mes deux derniers mots, j'ai voulu avancer, mais pour une raison qui m'échappe, mon pied s'enfargea dans quelque chose puis dans le temps de le dire, je tombe comme un silo de bois à l'eau. Vraiment, que je suis maladroit dans les moments inopportuns ? Heureusement que je sais nager. Au moins ?

Dès que je cale un peu et que je réalise que je suis à l'eau, je reste là un moment. L'eau, aussi froide qu'elle est sur ma peau, faisait un poids lourd sur mon être. Dans ma tête, une seule pensée s'était pointée.

'' Ça, Man, c'était un la ferme de la part de la vie. Accepte la vérité et ferme ton clapet. Ça sert à rien de crier, personne va t'écouter.''

Je remonte à la surface, laissant mon corps le faire tout seul. Je ne sais pas combien de temps que j'ai resté sous l'eau. Je ne paniquais pas. J'étais tellement sous le coup de la descente rapide de la ''pression'' que je me sentais aussi inerte qu'un poisson mort qui reste sur la plage depuis des semaines. Dès que ma tête a sorti de l'eau, je fixais Reyn d'un air cadavérique. J'avais la bouche ensevelie, laissant mon visage à demi-couvert dans l'eau. Puis, d'un coup, je l'arrose. Pourquoi ? Parce que ?

+ Si tu penses que j'vais me laisser vaincre, t'foue l'doigt dans l'oeil l'pirate !

Mon ton était grognon, mais sans aucune colère. Suis-je en train de changer l'atmosphère ? Je ne sais pas. L'eau a toujours eu, sur moi, un effet calmant. Sauf que, malheureusement pour moi, dès que ma pression fut ''tombée'', ma bouche me faisait mal ainsi que mon ventre. Je me sentais réellement comme un gros idiot qui méritait de se faire frapper.



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Ven 12 Aoû - 22:12
Reyn, à travers la rage qui lui brûlait les poumons, réalisait à peine la panique qui le poussait à une telle perte de contrôle. Il ignorait autant qu’il le pouvait la glace qui le saisissait au ventre, concentrant toutes ses attentions sur le coup qu’il porta au visage au Wilhem, le déstabilisant assez pour qu’il se retrouve au sol. Il ne trouva cependant pas dans ce geste le soulagement qu’il espérait; au contraire, son agitation ne fit qu’augmenter. Il ignorait quel genre d’expression il faisait en ce moment, à quel point ses yeux émeraude devaient ressembler à ceux d’un animal affolé. Il se força à inspirer, à expirer, à calmer le feu dans ses poumons et dans ses muscles : il ne cherchait pas non plus à massacrer le forgeron, juste à lui enseigner une leçon. Il profita que ce dernier se relève avec difficulté pour prendre le temps de calmer sa respiration, d’éclaircir son esprit, de retourner les deux pieds sur terre et se rappeler qu’il était en liberté, en plein contrôle de ses gestes, que non, c’était fini les chaînes, les abus, la vie d’objet qu’on pouvait jeter à tout moment.
Le regard perçant de rage que lui adressa Wilhem, aussi mérité soit-il, ne contribua cependant pas à aider à sa tentative de reprendre le contrôle. Il ne fit cependant pas de gestes brusques, ne montra aucune intention de répliquer; il ne comptait pas donner au pirate le combat qu’il désirait, lui refusait jusqu’à cela. Reyn se tendit à nouveau, tenaillé par trop d’émotions soudaines pour qu’il puisse simplement faire la paix avec elles.

+ Oui.

La réponse se fit semblable à un grognement. Avoir été capable de placer un mot, l’hybride aurait probablement donné la même impression.

+ Et pourquoi tu m'a frappé !? J'te veux aucun mal !

Le regard mauvais du pirate fut sa seule réponse. Peut-être le forgeron n’avait pas cherché à le menacer d’une quelconque façon, du moins pas consciemment. Dans tous les cas, il avait mérité la réaction obtenue après avoir coincé ainsi un hors-la-loi, surtout vu l’état émotionnel dans lequel Wilhem se trouvait alors. Ça avait été un jeu dangereux et il en avait reçu les conséquences; Reyn n’avait pas de regrets. Enfin, pas trop.

+ Tu peux autant me frapper que tu veux, mais moi j'vais jamais frapper ton joli visage ! Crois pas que j'vais abandonner. Si tu...

Il eut tout juste le temps d’agrandir les yeux, estomaqué. Il se serait choqué, aurait rougi peut-être, aurait redoublé ses coups en se disant que finalement, le jeune homme cherchait bel et bien la bagarre, si ce dernier ne s’était pas tout bêtement emmêlé les pieds dans les filets de pêcheur qui traînait au sol… l’envoyant directement par-dessus bord. L’hybride resta quelques instants interdit par la situation invraisemblable et surtout ridicule, soudainement vidé de tout désir de se battre, ne laissant qu’une incrédulité frôlant l’hilarité. Qu’est-ce qu’il se passait aujourd’hui?

Sans presse, Reyn s’approcha du bord du bateau, fouillant la mer sombre des yeux en espérant y voir une chevelure argentée émergée. Il attendit quelques secondes, voir si Wilhem ressurgirait de lui-même et espérant qu’ainsi il recevait ce qu’il méritait, puis il commença à retirer sa tunique, révélant les multiples cicatrices qui lui sillonnaient le torse, les bras et le dos, dévoilant à de rares endroits des restes d’encre composant ses anciens tatouages d’esclave. Il ne cherchait tout de même pas à assister à la noyade d’un civil.
Il n’eut cependant pas besoin de se jeter à l’eau, une tête se dévoilant à la lumière des étoiles, un air d’enterrement assombrissant les traits à demi visibles au-dessus de l’eau. Le pirate ne put s’empêcher de sourire, satisfait de voir que le jeune homme semblait avoir réalisé la portée de ses gestes. Il lui pardonnerait. Pour cette fois. L’hybride se fit un devoir de lui faire remarquer, cependant, sa voix un grognement n’ayant pourtant aucune trace de l’agressivité précédente :

« Que j’te vois me traiter encore comme une gonzesse. »

Wilhem semblait cependant encore avoir l’énergie de répliquer, puisque ce fut une tasse d’eau que Reyn se mangea en plein visage, n’ayant pas du tout prévu cette tournure des événements.

+ Si tu penses que j'vais me laisser vaincre, t'foue l'doigt dans l'oeil l'pirate !

Les paroles étaient provocatrices mais le ton grognon rappelait bien davantage celui d’un enfant boudeur, rendant la scène bien plus touchante qu’elle aurait dû l’être. Le pirate ne trouva pas la force de s’offusquer d’une telle attaque puérile, se trouvant au contraire impossible de ne pas entrer dans le jeu. En quelques instants, l’atmosphère tout entière avait changé, l’insouciance revenant comme si elle n’était jamais partie. D’un geste rapide, l’hybride délia la voile, rendant le bateau quasi immobile sur les flots qui s’étaient calmés, le vent ayant presque disparu. Sautant avec aise du bateau, il plongea à l’eau, s’assurant d’arroser le plus possible Wilhem du même coup.
Le forgeron avait eu une bonne idée; l’eau, si fraîche que Reyn fut presque surpris de ne voir aucune vapeur provenir de sa peau surchauffée, était un véritable balme sur les esprits éprouvés. Pas que ça l’empêche de faire boire la tasse à Wilhem à son tour.

« Essayer de battre un pirate en pleine mer? T’as du cran, j’vais te donner ça. »

Il se sentait un peu ridicule, comme un enfant, mais c’était une sensation tout à fait libératrice. Le forgeron pourrait en rire, s’il le voulait, mais pas avant qu’il ait avalé une autre tasse d’eau de mer. Quoiqu’il y avait bien une chose sur laquelle le pirate se sentait un peu mal, tout compte fait, et il ne put s’empêcher de montrer son inquiétude en s’assurant du bien-être du jeune homme.

« Si t’as trop mal au ventre, par contre, r’monte dans l’bateau. J’ai pas envie de devoir aller te chercher au fond de l’océan. »

Ce n’était pas tout à fait honnête, mais c’était déjà bien. De quelques mouvements, il rejoint Wilhem, sans être en mesure d'évaluer les dégâts en raison de son corps submergé et de la pénombre qui régnait toujours. Parler de regrets seraient une exagération, mais il n'était pas dans l'habitude du pirate de s'attaquer à des civils, aussi bâtis soient-ils. Il avait perdu le contrôle; arrogant qu'il était de prétendre pouvoir gérer les émotions fortes d'autrui, il n'avait même pas su s'occuper des siennes. C'était quelque peu humiliant.




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Lun 15 Aoû - 2:51
Il avait l'impression que je le traitais comme une femme ? Est-ce que c'est la raison pourquoi il a réagi aussi fortement ? Mon petit cerveau me dit que non....me dit qu'il y a quelque chose de bien plus profonds derrière tout ça. Il y a des chances que ça soit le cas, qu'il n'a vraiment pas aimé mon approche, mais en même temps...sa réaction en disait bien plus que ça. Peut-être qu'il est comme moi et qu'il a un passé lourd lui aussi ? J'avais une lourde impression que j'ai peut-être, sans faire exprès, réveiller quelque chose. Mais bon, ce n'est qu'une impression, n'est-ce pas ?

Cela n'a pas pris un moment qu'il me rejoignait dans l'eau, bien sûr, en m'arrosant à son tour. J'ai essayé de me protéger le visage avec mes bras, instinctivement, en lâchant un gros...

+ Hoy !

Mais il a quand même eu un peu mon visage. Je ne m'y attendais pas à ce qu'il vienne, comme ça. Est-ce qu'il est venu me foutre une raclée en mer ? À voir son sourire plutôt, qui n'étais pas un sourire de '' tu vas me le payer salle p'tite merde'', je me dis qu'il a pensé, lui aussi, de venir se rafraîchir. Ou peut-être qu'il est réellement venu pour me foutre une raclée.

On sait jamais.

- Essayer de battre un pirate en pleine mer? T’as du cran, j’vais te donner ça.

Je le regardais innocemment, en étant pas très certain de ce qu'il disait. Je ne savais pas quoi dire, à part de le fixer avec un air d'un petit chaton tout confus. Alors, j'ai du cran pour avoir défié un pirate sur un bateau en mer ? À bien y penser, les gens pourront eux-mêmes me dire ceci s'il avait vu la scène. Moi, je n'ai pas vu ça comme un défi. Je n'ai pas voulu me battre ni même le défié réellement, même si cela sonnait comme ça. Je voulais juste comprendre, c'est tout. Bon, à la fin, j'ai voulu me rapprocher de lui et ma maladresse à changer le cape assez rapidement de la situation...

Il fallait que je lui parle. Je ne veux pas qu'il pense que j'ai voulu lui faire du mal. Déjà que je me sentais mal d'avoir agis en gros connard....

+ Ah...j...

- Si t’as trop mal au ventre, par contre, r’monte dans l’bateau. J’ai pas envie de devoir aller te chercher au fond de l’océan.

Je le fixe, les yeux bien grands, puis...je baisse la tête, gêné.  Je porte une main vers mon ventre.

+ Euh..non ça va. J'suis capable d'en prendre...

Je ne savais pas quoi répliquer. Je me sentais petit, inutile et surtout comme la petite bergère très timide impuissante face à un Lord. Mes joues sont devenus rouges. Pourquoi ?

Est-ce que je suis touché par sa gentillesse qu'il vient de me démontrer ? Sûrement. Je ne suis pas habitué à ce genre de chose, surtout venant d'un inconnu. J'avais évité un combat puis maintenant il ne veut plus me foutre une raclée, alors quoi mieux demander ? Il vient de me démontrer une forme de gentillesse même après que je lui ai explosé dans la figure comme un gros idiot pas de classe. Là, je souriais bêtement, heureux et guilleret du résultat.  Merci, maladresse ?

Puis, d'un coup sec, je retourne à l'eau. Je nage vers le pirate, comme une fusée, sous l'eau, jusqu'à ce que je le prenne contre moi, en le semi plaquant, pour l'enlacer, dès que j'avais sorti ma tête de l'eau. Je le serre fort comme si ma vie en dépendait. Je ne sais pas pourquoi j'avais envie de le faire. J'avais une poussée de joie et peut-être que mon impulsion à parler à ma place.  

+ Merci....

Il fallait que je le dise. Je frémissais presque, comme si je n'arrivais pas à contrôler mes émotions encore une fois. Tantôt fâché, tantôt confus, tantôt heureux....je suis une vraie girouette. Je n'arrive jamais à bien les exprimer ni même les gérer.  Ils sont, pour moi, ma plus grande faiblesse. Faut dire aussi que je suis quelqu'un d'hypersensible, alors...c'est autant un handicap qu'un don...




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Lun 15 Aoû - 6:01

+ Euh..non ça va. J'suis capable d'en prendre...

Ce ne fut pas la réponse la plus convaincante, avec la moue d’enfant fautif que prit Wilhem, mais puisqu’il semblait se tenir à la surface sans effort, Reyn se permit d’être rassurer par ces paroles. À l’exception de quelques bleus, les dommages seraient limités. C’était une bonne chose.

Chose que le pirate ne put s’expliquer, le forgeron se mit soudainement à sourire, comme s’il avait découvert quelque chose qui lui procurait la plus grande joie au monde. Une expression si lumineuse que l’hybride aurait souri bêtement avec lui, s’il n’avait pas été si intrigué par cette réaction imprévue. Il ouvrit la bouche pour se renseigner sur les raisons de ce soudain bonheur, mais il n’eut pas le temps de formuler son premier mot que son interlocuteur avait plongé, continuant sa tendance aux gestes imprévisibles qui avait captivé Reyn aux premiers abords. Ce dernier résista à l’envie de plonger lui-même, ignorant si c’était par représailles que Wilhem posait ce geste, voulant peut-être lui agripper le pied dans une attitude joueuse; dans tous les cas, le pirate était dans le néant total quant à ses intentions, et se prépara à réagir sans vraiment savoir à quoi s’attendre. Quoique, définitivement, soudainement étreindre par un homme de plus de deux mètres n’était pas dans sa liste de potentielle probabilité.

Happer aurait été un bon terme. Démontrant une force étonnante, assez pour faire passer les coups de poing précédents pour de vulgaires tapes, le forgeron serrait contre lui l’hybride qui se sentait minuscule, entouré des bras musclés du jeune homme. Chose plus choquante encore, il ne s’y sentait pas inconfortable, loin de là; lui qui était habitué à la douceur et aux courbes des femmes, il trouvait dans la chaleur corporel de Wilhem une sensation agréable et dans son embrassade le sentiment d’être en sécurité. Il n’avait pas réalisé qu’en ce moment, après la panique qu’il avait ressentie, il en avait besoin, et ça le troubla un moment.

+ Merci....

Il le…remerciait? Ça y était, Reyn était complètement perdu. Il avait profité du jeune homme pour une soirée de beuverie, avant de l’entraîner dans une escapade illégale, lui faire la morale et finalement carrément l’attaquer. Vraiment, dans une telle situation, quelqu’un s’attendrait plutôt à des excuses du pirate, et non à un remerciement de Wilhem qui semblait vivre honnêtement toute la joie qu’il tentait de transmettre dans son étreinte, frémissant contre lui. L’hybride commençait seulement à se questionner sur la nature même du forgeron, qui semblait si hésitant et insécure vis-à-vis des choses qui semblaient tout naturelles pour le pirate. Le jeune homme, qui s’inquiétait du bien-être des prostituées, qui restait en admiration devant la vie pourtant peu glorieuse d’un pirate, qui semblait vivre les sentiments des autres comme s’ils étaient les siens, qui ne retournait pas les coups et remerciait au contraire lorsque ceux-ci cessait; sa personnalité était fascinante, mais à mesure que Reyn la découvrait, c’était un désir de la protéger qui prenait le dessus. Il réalisait à quel point cela sonnait ridicule, et pourtant, il ne pouvait ignorer les faits : il n’avait en ce moment que l’envie de serrer Wilhem en retour, de lui dire que non, il n’avait pas à lui dire merci, qu’il regrettait ses gestes, qu’il n’avait pas à lui faire subir les conséquences de ce qu’il avait vécu dans le passé. La scène était embarrassante, même dans son esprit, et il pouvait sentir ses joues s’échauffer et probablement devenir rouge juste en l’imaginant. Le forgeron du haut de ses deux mètres, avec un bagage émotionnel dont Reyn ignorait presque tout, inspirait en lui une certaine pitié et surtout un fort désir de le garder à l’abri de tout ce qui avait pu le rendre altruiste jusqu’à porter sur ses épaules des fautes qui n’étaient pas les siennes.

Leur position actuelle en était probablement  aussi pour quelque chose dans la gêne qu’il ressentait, une émotion tellement étrangère qu’il ignorait s’il devait la nier, en rire ou s’enfuir aussi vite que possible – quoique la dernière option soit plutôt difficile à exécuter en pleine mer. Il était bien ainsi, et ça le tétanisait. En huit décennies, il avait connu les bras de nombreuses femmes, des personnes en tout genre et aux gabarits variées. Seulement, c’était elles qui étaient bien avec lui, qui profitaient de la chaleur de ses bras, qui admiraient sa musculature; lui, il leur prenait quelques moments de plaisir, où bon sens et réalité disparaissait dans un instant d’ectasie. Au final, peut-être était-ce injuste pour elles, mais elles se ressemblaient toutes, ne laissaient dans l’esprit de Reyn qu’une vague impression d’avoir été heureux un instant, libre de tout soucis, sentiment qui disparaissait avec le levée du soleil. Éphémères et inintéressantes, aucune n’avait offert au pirate la stabilité qu’il cherchait réellement; aucune n’avait captivé son cœur qui oscillait entre deux mondes, entre deux races qui pourtant ne voulaient pas de lui. Aucune n’avait été assez pour l’ancrer dans un endroit qu’il aurait pu considérer sien.
Avec Wilhem, il avait cruellement conscience de leur proximité, comme un adolescent humain qui expérimentait ce genre de chose pour la première fois. Un sentiment que l’orgueil refusait, mais l’orgueil était bien faible dans ces moments-là, surtout lorsque devant soi se trouvait quelqu’un qu’on commençait à chérir. La fascination du pirate, sans qu’il le réalise, s’était transformée en affection à mesure qu’elle avait découvert toutes les choses qui l’intriguaient chez le forgeron. Ironiquement, il s’était pris à son propre jeu, lui qui ne traitait la situation initiale que comme l’observation d’un spécimen unique, se détachant autant que possible de ce qui l’entourait. Le jeune homme avait été tout ce qu’il espérait, et plus encore, tant qu’actuellement les émotions se bousculaient, trop désorganisées pour qu’il puisse en faire du sens. Il aurait voulu plonger sa tête dans l’eau pour dissimuler son expression qu’il devinait embarrassée, pour soulager la chaleur qui s’étendait maintenant jusqu’à ses oreilles. Cependant, il se permit plutôt de passer ses bras autour de Wilhem – déjà, c’était beaucoup plus facile de rester à la surface ainsi – et de le serrer contre lui à son tour, évitant ainsi de devoir le regarder face à face, ignorant s’il en aurait le pouvoir à ce moment-là. Il tenta d’ignorer la chaleur qui se répandit dans son ventre. Il se sentait ridicule, embarrassé, comme un adolescent prépubère qui  voyait le monde avec des lunettes rose.

« Wilhem. Ne t’excuse pas, s’il te plaît. »

Sa voix était basse, anormalement douce. La culpabilité. Il ne savait que faire de la culpabilité, il ne l’avait pas ressenti depuis un bon moment, et pourtant l’homme qu’il serrait contre lui était venu chercher cette émotion, en plus de bien tant d’autres. Il ignorait s’il désirait le frapper encore ou l’étreindre jusqu’à ce que les ecchymoses disparaissent. Il resta un moment ainsi, en silence, calmant sa respiration et son cœur qu’il ressentait battre un peu trop vite à son goût. On se calme, princesse.
Se sentant enfin apte à faire face au forgeron malgré la rougeur qu’il devinait toujours sur ses joues, il recula quelque peu, appuyant ses avant-bras sur les biceps du jeune homme pour mieux l’observer. Évitant délibérément le regard ambré, trop agité pour faire face à ce qu’il pouvait y déceler, il posa plutôt son regard sur sa mâchoire, et fronça les sourcils à ce qu’il y vu. La lèvre était intacte, mais le bas de la joue droite se colorait déjà d’une teinte foncée qui venait gâcher les traits de Wilhem. Inconsciemment, Reyn vint porter sa main à la blessure, l’effleurant seulement dans une crainte de causer de la douleur au jeune homme, son regard émeraude trahissant malgré sa dureté la culpabilité qu’il ressentait.

« ...Je suis désolé. C’était exagéré comme réaction. Tu méritais pas ça. »




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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Lun 15 Aoû - 17:27
Mon père m'a souvent dit que j'étais dure à comprendre. Je peux être tantôt fâché, tantôt heureux...on dirait que les émotions, en moi, ça ne dure jamais assez longtemps. L'hypersensibilité, maîtresse de bien des situations où j'agis bien plus extrême que la normale. Je peux réagir très fortement à un stimuli, je suis empathique, je peux me compliquer la tête pour quelque chose qui se dit ''simple'', je vois les choses différemment....

On me traite souvent de gonzesse ou de bizarre à cause de ça. Oui, parfois, je réagis fortement à une émotion et c'est hors de mon contrôle. J'ai déjà pleuré pendant deux heures parce que, sans faire exprès, j'ai tué une grenouille quand j'avais fait une randonnée dans la forêt avec un de mes frères. J'ai déjà même été dans un état de tristesse profonde pendant quelques jours quand j'avais ramassé un cadavre d'un poussin dans un poulailler....

Il y a certaines choses qui pourraient vraiment me détruire de l'intérieur. Ma mère, elle, me dit que c'est un don. Je possède une empathie qui me permet de comprendre les gens, d'être altruiste et d'ouvrir mon coeur tandis que mon père, lui, me dis que c'est juste chiant qu'autre chose. Moi, je ne sais pas quoi en penser. Il y a des situations que je me surprends, que je peux agir sans peur ou bien avec sérieux. D'autres, je peux être la plus pire des lavettes pleurnichardes. C'est dur pour moi de contrôler un flot d'émotions ou bien de ressentis qui, pour moi, je peux le vivre 3 fois pires. À cause de mon irrégularité, l'entourage me juge ....trouve que je suis un homme pas normal. Homme ou femme, nous avons tous des émotions n'est-ce pas ? Pourquoi uniquement les femmes, même si elles se font juger quand même, ont plus le droit que les hommes ? Je trouve cette idéologie réellement idiote. C'est à cause de cela que j'ai beaucoup de blocage psychologique. Je sais que j'ai de la valeur et que je suis autant un homme que les autres ...

Alors pourquoi je ne me sens jamais à ma place ?

Face a un brin de gentillesse, je ne pouvais pas rester les bras croisés. Je suis si heureux, en un sens, qu'il ne m'attaque plus...qu'il fallait que j'aille l'enlacer. De simples mots m'ont fait comprendre qu'il ne me déteste pas et ça, pourquoi rester de marbre et en colère ? Je sais très bien qu'il avait raison, qu'il voulait juste me guider à sa façon. Je ne suis pas dupe....parce que mon père est aussi comme ça, en un sens. J'ai agi un peu trop brusquement et il s'est défendu. Je ne peux pas lui en vouloir parce que moi-même j'aurais fait la même chose. Les êtres vivants ont leurs vécus, leurs bagages, leurs blessures....

J'ai compris que parfois, il faut laisser aller et passer à autre chose.

Je ne suis pas comme le chien qui ne lâche pas prise. Je trouve que c'est inutile et immature. Oh, oui, il y a quelques situations qui peuvent dépendre, mais la plupart du temps, moi, je ne suis pas le genre de personne qui va rester longtemps sur la rancune.

Avec le pirate, moi, ses coups et ses paroles, sont du passé. Le tenir dans mes bras a été pour moi un message de mes émotions que je voulais véhiculer. M'excuser, lui exprimer ma joie qu'il a été gentil, des choses différentes de la colère que j'avais plus exprimée. Je suis tactile, je dois toucher les gens pour parler....je suis ainsi fais. Je parle plus avec des gestes qu'avec les mots, généralement du temps. Je sais que je me répète sûrement, mais je suis quelqu'un qui...n'arrive jamais bien à dire les mots justes. C'est à force d'en parler que j'arrive à trouver.

Le pirate me serre à son tour dans mes bras. Je réalise, à cet instant, notre proximité. Cela créait en moi une drôle d'émotion qui me faisait bouillir le bas-ventre et les entrailles. Est-ce que je commence à devenir timide ? Son odeur chaude mélangée à l'eau de mer, je la trouvais enivrante. Son corps, que je tenais fermement dans mes bras, se formait bien avec ma silhouette. L'aura, l'énergie, la chaleur, le bonheur....tout ceci me faisait un plaisir étrange. Je commençais encore à douter de moi-même, de mes gestes qui pourraient sembler gentil, mais qui pouvaient souvent dissimuler des tentatives sournoises pour acquérir des choses pour mon propre égoïsme. Et ça, uniquement ça, ça me crée de la peur. Non, je ne me plains pas de ma situation, je suis même heureux d'être dans les bras de quelqu'un. J'ai besoin de cette affection, j'ai besoin de cette étreinte....

La solitude me pèse trop.

Je m'accroche presque à n'importe qui pour avoir leur affection et leur approbation. J'ai besoin qu'on dise qu'on m'apprécie, qu'on m'aime et que je ne suis pas une merde sur patte. À juste réaliser que le pirate ne me déteste pas, ça m'a rendue heureux. Pour moi, ça été une porte vers un succès.

- Wilhem. Ne t’excuse pas, s’il te plaît.

Une sensation parcourt maintenant mon échine. Un frisson violent, presque douloureux, s'empara de moi. Sa voix ainsi que la douceur qu'elle avait...m'avait été presque aussi destructrice qu'on marteau frappant une armure. Cela me rendait ivre, désireux....moue. J'avais cette chaleur qui bouillait encore plus dans mon ventre, qui me lacerait presque le bassin en mode bête sauvage. Suis-je réellement en train de devenir fou ? Je n'arrive pas trop à comprendre ce qui se passe. Non, en fais, si, mais je ne veux pas me l'avouer.

+ Mais...

Le pirate me fait face puis me caresse la ''blessure'' sur mon visage. Je fus surpris de ce geste, qui me rendait encore plus moue qu'un mollusque à la mer. Je tremble, pas de peur, mais d'un désir incontrôlable de lui sauter dessus. Suis-je comme l'étalon bien trop impatient qui veut sauter sur la jument ? Je ne devrais pas penser à ça, surtout dans une situation où je me sens mal d'avoir encore agis comme un impulsif mal géré.

- ...Je suis désolé. C’était exagéré comme réaction. Tu méritais pas ça.

J'ai posé mon regard ambré sur son visage. Mon visage affichait rien, juste un vide absolu caché par une innocence. Si, je le méritais. Si, il avait le droit de m'en coller une. Il fallait qui le fasse, oh si qu'il le fallait...

+ Ce n'est pas grave... ne t'en fais pas. C'est du passé, alors....

Dis-je, moi aussi, d'un ton doux et tendre. Une de mes mains commence à caresser son dos, sans même que je me rends compte moi-même, tandis que l'autre, tenait fermement son dos et sa hanche. On dirait que j'avais peur qu'il parte, qu'il s'échappe de mon emprise. La façon que je le tenais, elle était celle d'un homme égoïste qui ne voulait pas que sa belle quitte ses bras. Suis-je réellement en train de m'enfler la tête avec mes désirs, encore une fois ? Le pirate m'est tombé dans l'oeil, m'a attiré pour plusieurs raisons que certaines m'échappent encore....et là, suis-je vraiment en train de combattre cette envie de l'embrasser ?

Que j'ai envie de me frapper.

À cette pensée, j'avais fermé les yeux. J'affichais un sourire honteux.

+ T'sais...

Ma main qui caressait son dos venait prendre la main proche de mon visage. Je la dépose ensuite sur mon coeur qui, malgré moi, battait fort la chamade. Je voulais véhiculer un sentiment fort...un sentiment sincère.

+ Je l'ai cherché, alors t'as pas à te sentir coupable. C'est plutôt à moi de s'excuser platement, envers toi. T'as uniquement voulu m'aider...

Puis, je porte sa main sur mes lèvres en fermant les yeux. Je baise le bout des doigts, tendrement. Suis-je...réellement en train de faire ça à un autre homme ? Pour moi, que tu sois homme ou femme, cela importe peu, mais ce n'est pas tout le monde qui pense comme moi. Dans ma tête, le sexe ne fait pas la personne. Nous sommes tous des êtres vivants, point barre. En ce moment, j'agis sous le coup de la sincérité et de comment mon corps ainsi que ma parole veulent parler.

+ J'ai....longtemps été écrasé. On a souvent arraché les ailes de mon dos pour ensuite me laisser gisant à terre dans mon propre sang....

On dirait que j'étais une toute autre personne. Plus calme, plus posé et surtout...bien plus doucereux.

+ Pardon, si j'ai vu ta guidance comme une attaque. Parfois, on peut pas contrôler des ressentis profondes qui se cache dans les cicatrices. J'ai pas été honnête avec toi sur un truc et ...j'ai eu peur que tu me juges....

Je pose mon regard sérieux dans le sien.

+ Tu m'intrigues...et j'ai été attiré vers toi, c'est pourquoi j'ai voulu ...tasser les filles pour t'avoir uniquement à moi. Tu peux me frapper encore une fois, mais c'est ma pure sincérité.

Parce que le coeur parle mieux avec la sincérité qu'il se ment à lui-même.



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Mar 16 Aoû - 6:52

+ Ce n'est pas grave... ne t'en fais pas. C'est du passé, alors....

Vu sa réaction précédente, Reyn ne s’attendait pas à ce que Wilhem accepte sans broncher son excuse, qu’il la considère comme nécessaire. Cela ne changeait pas l’avis du pirate, mais il trouva dans la confrontation des points de vue le calme nécessaire pour faire face au forgeron. L’expression de ce dernier était sobre, quasi innocente, tant dénué d’émotions pour quelqu’un d’aussi expressif que l’hybride aurait presque cru que chaque geste d’affection jusqu’alors n’avait été que son imagination s’il n’avait pas été entouré des bras du jeune homme. Comme pour lui prouver que tout ça était bien réel, ce dernier commença à caresser son dos d’une main, les frissons se multipliant le long de la colonne de Reyn. La main qui lui tenait le dos à la hauteur de sa hanche l’ancrait contre Wilhem, le tenait en place comme si ce dernier voulait l’empêcher de reculer, gardant toutefois la même douceur caractéristique qui faisait qu’on ne pouvait lui en vouloir. L’épéiste n’avait jamais été aussi content de se retrouver dans de l’eau froide.

Pendant un instant, l’hybride croisa le regard doré, débordant d’émotions trop complexes pour être mises en mots, et crut que le jeune homme allait l’embrasser.  Son cœur se mit à battre la chamade, la chaleur se répandit à nouveau sur son visage, il se figea un instant sans savoir s’il devait réagir d’une manière ou d’une autre; cependant, le forgeron ferma tout simplement les yeux et offrit un sourire douloureux, qui n’avait rien de joyeux. Cela rendait Reyn fout, de ne pas saisir les intentions de Wilhem à son égard, d’avoir l’impression d’imaginer toujours plus que ce qu’il s’apprêtait réellement à faire.

+ T'sais...

La main cessa de caresser son dos, sensation qui lui manqua dès qu’elle cessa. Cependant, cette même main vint s’emparer de celle qu’il portait toujours à la joue du jeune homme, la menant à sa poitrine agréablement façonnée, à la hauteur de son cœur. Le pirate ne put cacher sa surprise. Sous sa paume, le cœur battait la chamade, miroitant celui qu’il sentait dans sa propre cage thoracique. Le forgeron semblait si calme, et pourtant, sous sa peau la même fébrilité régnait; il avait cependant la force d’y faire face et le courage d’agir malgré l’incertitude de la situation.

+ Je l'ai cherché, alors t'as pas à te sentir coupable. C'est plutôt à moi de s'excuser platement, envers toi. T'as uniquement voulu m'aider...

Une petite pointe de culpabilité revint, comme une minuscule aiguille perçant ses poumons. L’aide n’avait pas été son but premier, ou du moins, pas aussi noblement que Wilhem l’interprétait. Il semblait voir en Reyn une bonté que lui-même n’avait pas cherché à démontrer depuis des lustres, du moins pas avec ceux qui n’étaient pas de son équipage. Il ne s’attarda pas à regretter les gestes du passé, mais il était clair pour lui que ses intentions précédentes n’avaient pas de place dans ses pensées actuelles. Que son compagnon les interprète ainsi, se convainquant dur comme fer qu’il était responsable de tout, était ce qui lui tordait le cœur en ce moment. Et pourtant, aucune parole ne pouvait le convaincre du contraire, il semblait. Même leur étreinte n’avait rien fait pour changer la raison du malaise du pirate.

Son fil de pensée fut coupé alors que Wilhem prenait sa main à nouveau, la portant à ses lèvres, en baisant tendrement les bouts des doigts. Le geste était à la fois si tendre, si intime et pourtant si pur, que la tête de Reyn en tournait. Toute logique sembla vouloir s’enfuir à toute jambe, laissant le pirate seul avec ses émotions et ses désirs.

+ J'ai....longtemps été écrasé. On a souvent arraché les ailes de mon dos pour ensuite me laisser gisant à terre dans mon propre sang....

Le ton en était à la confidence, les paroles réouvraient une plaie sans cesse renouvelée pour le forgeron. L’image utilisée était poétique, mais elle semblait lui permettre de révéler une vérité tout en gardant à la fois privé ce qui était trop difficile à dire. Pourtant, il était calme, sincère, sans une trace de doute ou de ressentiment. Il avait besoin de parler, besoin de lui confier quelque chose, alors Reyn l’écoutait.

+ Pardon, si j'ai vu ta guidance comme une attaque. Parfois, on peut pas contrôler des ressentis profondes qui se cache dans les cicatrices. J'ai pas été honnête avec toi sur un truc et ...j'ai eu peur que tu me juges....

Encore une fois. Ce regard ambré semble venir d’un autre monde. Il était si clair, et il paraissait maintenant si sombre, des teintes noisette se dévoilant dans les endroits que les étoiles n’atteignent pas. Ils étaient plus durs, plus solides et fragiles à la fois. Ils transmettaient l’intention de sérieux de leur propriétaire, mais laissaient aussi entrevoir un peu plus, un fragment de l’âme éprouvé de Wilhem. Ils étaient terrifiants. Ils étaient tout ce que Reyn aurait pu espérer.

+ Tu m'intrigues...et j'ai été attiré vers toi, c'est pourquoi j'ai voulu ...tasser les filles pour t'avoir uniquement à moi. Tu peux me frapper encore une fois, mais c'est ma pure sincérité.

Il écarquilla quelque peu les yeux, étonné mais bien moins qu’on aurait pu le croire, puis, se sentant incapable de rester plus longtemps à la merci des yeux du forgeron, appuya le haut de sa tête sur la poitrine de celui-ci, fixant la mer qui les abritait toujours tous les deux. Il ferma les yeux un instant; le bruit des gouttes tombant de ses cheveux humides plaqués sur son crâne et sa nuque l’aida à se calmer, à concentrer ses pensées qui se bousculaient à un rythme effréné. Avait-il réellement prévu tout cela depuis le début? Non, pas prévu, se décida-t-il; Wilhem n’avait clairement pas tenté de le coincer contre un mur volontairement, ou du moins pas avec ces intentions-là en tête. Et même, il l’avait lui-même provoqué. À ce stade-ci, que changeait le fait qu’il avait été attiré depuis le début? Il avait été égoïste, lui qui remerciait son assaillant. Qui s’en voulait pour les douleurs qu’on lui avait infligées. Il s’était permis d’agir selon ce qu’il voulait, ce que le pirate aurait fait sans hésiter à sa place, ce qu’il l’avait encouragé à faire plus tôt. C’était une bonne nouvelle, vraiment. L’hybride avait tout simplement été complètement surpassé dans les valeurs qu’il prêchait. Une bête erreur, mais il ne parvenait pas à s’en vouloir, pas dans une telle situation.

Reyn ouvrit à nouveau les yeux, fixant à son tour son compagnon d’un air neutre, impénétrable, pensif, comme s’il cherchait derrière le regard en or quelque chose de plus. Puis, finalement, il se décida enfin à parler, brisant le silence qui devenait de plus en plus lourd, bien que lui-même se sente étonnement léger. Surprenant, considérant ce qu’il avait en tête.

« …Ferme les yeux, alors. »

Sa voix était stable, reposée, ne laissant rien paraître de ses intentions. Son cœur s’était calmé, lui aussi, et ses pensées étaient redevenues lucides, ce qui restait de sa raison ne le dérangeant plus. Lorsque Wilhem obtempéra à sa demande, il prit quelques instants, leva sa main, testant son esprit pour voir s’il ne voulait pas le frapper à nouveau, au final.
Puis, il se pencha vers l’avant, et l’embrassa légèrement.
Les lèvres ne s’étaient que caressées, notamment car il était difficile de se soulever assez en pleine nage pour rejoindre le forgeron. On aurait presque pu appeler cela un baiser chaste, mais le visage du pirate était devenu bien trop rouge pour qu’on méprenne son geste pour autre chose. Son regard décala vers la droite, regardant partout sauf devant lui, incapable de faire face au jeune homme. Il porta sa main à sa bouche, aussi embarrassé que si ça avait été son premier baiser dans ces jeunes années adolescentes; d’une certaine manière, ce n’était pas si loin de la vérité.

« ...C’est beaucoup plus embarrassant que prévu… »

Difficile de dire s’il était audible, marmonnant ainsi dans sa paume. Ces paroles étaient davantage destinées à lui calmer l’esprit, bien que cela n’eut guère l’effet escompté. Il se sentait fébrile, stupide, ridicule, heureux. Il attendait une réaction de la part de Wilhem, n’importe laquelle, tant que ce silence embarrassant ne continue pas plus longtemps.
Ah, et puis, rendu au point où il en était, qu’avait-il à perdre?



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Mar 16 Aoû - 16:15
Même cela m'effrayait de dire la vérité, tôt ou tard, je l'aurais fait malgré moi. On dirait que je ne pouvais jamais mentir assez longtemps, sinon la culpabilité me rongerait l'esprit comme un charognard affamé sur une carcasse. Mon père me disait qu'être honnête, c'est bien, mais trop...c'est pas bien. Moi, j'arrive jamais à trouvé un juste-milieu, surtout quand mes émotions sont impliquées. Peut-être que je les enchaîne trop et qu'ils ne font que vouloir se faire entendre. Ma mère avait bien beau me protéger quand j'étais jeune, sachant très bien que j'avais un coeur pur, sauf que là...je dois grandir. Être honnête c'est d'être un homme, non ? Mon père me l'avait toujours dit. Le mensonge est uniquement là pour certaines situations...

Ce pirate méritait ma sincérité. Sinon, le poisson, aurait été à la mer pour uniquement me terroriser. Je dois avouer mes peurs, mes envies et désirs et d'aller de l'avant même si....cela me rendait perdus...confus....

Il fut surpris de ma révélation, puis, accote sa tête contre mon torse. C'était normal et je sais que parfois ce n'est pas facile. Il pouvait encore me frapper ou bien me jeter comme une vieille guenille, je saurais écoper avec ma tristesse. M'enfin...non, mais c'est la vie. Même si je cours longtemps après les gens, je finis toujours par frapper des murs. À longue, je commence à en être habitué. C'est presque normal de me relever, blessé, et de continuer d'avancer vers une autre prise. Même si mon coeur et mon corps me font mal, je continue.

C'est ça qui faut, avancer ?

Atteindre un but qui, à la fin, pourrait finir en queue de poisson ?

Je finis par perdre la ligne de ce que je veux. Je finis par courir après n'importe qui...juste pour prouver qu'à la fin, je peux avoir une partie de pain, moi aussi. J'ai couru après le pirate, fasciné et aveuglé par sa beauté. Encore, je courais après ce qui était presque inatteignable.

Je regarde la lune avec presque une lueur mélancolique. Je voulais pleurer parce que je n'arrivais même plus à trouver paix en mon âme. Trop de choses, trop d'émotions, trop de blessures ouvertes....culpabilité.

Bien sûr, comme un grand, j'étouffe cette tristesse bien enfouie en moi. Cela n'a pas sa place, en ce moment. Mon coeur lui, est attristé, mais aussi heureux, tandis que ma conscience se rendait compte de la proximité de nos corps. Étrangement, c'est en tout sincérité et proximité que les coeurs connectent....n'est-ce pas ?

- …Ferme les yeux, alors.

Sur le coup, je n'ai pas réagi. J'étais bien trop coincé dans mes pensées pour même cligné des yeux. Puis, je finis par le faire, nerveux. Mes lèvres frémissaient presque de peur tandis que mon souffle était tremblant. Oui, j'avais peur. J'avais peur qu'il s'éloigne de moi ou bien me cogne une raclée en me disant des insultes. Je me surprenais de le tenir contre moi quand même, comme si j'espérais que le tout serait mon imagination. L'espoir est très puissant...

Puis, mes lèvres rencontrent quelque chose d'humide et doux. Des ...lèvres ?

Je ne pouvais pas fermer bien plus longtemps. Je les ouvris. Ils s'écarquillent, surpris. J'étais figé comme un poisson mort sur la plage. Alors, est-ce que mon imagination ou bien....réellement ....

Je n’avais pas de mots pour décrire ce qui s'était passé.

+ Ah...

- ...C’est beaucoup plus embarrassant que prévu…

J'avais une poussée de force qui se passait en moi, comme si mon corps avait jeté la joie dans un feu brûlant. Mes yeux regardent son visage avec une telle brillance qui pourrait se comparer à une lueur du soleil sur l'eau. J'affichais un grand sourire joyeux, comme si la joie et moi nous étions qu'une seule personne.

Je ne pouvais pas rester là à rien faire.

J'accote mon front sur le sien, bêtement, en gardant toujours mon sourire. Je serre le pirate, une nouvelle fois, fort contre moi. Ma main libre venait caresser son visage d'un geste tendre. Je ne sais pas si notre rencontre sera une idylle d'une nuit, d'un bref moment, mais je vais faire en sorte que je vais en tirer pleinement. Je ne vais pas rester là, le laissant mise à nue comme ça.

Je dois avancer, non ? Je dois oser, en homme, même si cela m'effraie.

Je n'arrivais pas à dire un seul mot. Je laissais mon corps parler à sa place. Et mon corps voulait ses lèvres. Comme un opportuniste, je profite de la situation pour doucement l'embrasser, à mon tour, mais bien plus profond qu'un simple baiser. J'avais un gain de courage, même si je me sentais comme le jeune adolescent qui donnait un baiser à une fille pour la première fois. Je m'étais dit que je ne ferais pas les choses à moitié, surtout rendu où j'en étais. Je ne pouvais pas rien faire ni même fuir devant tout ça. Je récolte ce que je sème et je vais en profiter....

J'ose aller un peu plus loin. Durant le baiser, j'y vais un peu plus intense, un peu plus gourmand. Je suis tellement dans m'a lancée que je ne pensais qu'à moi. Puis, j'arrête après je ne sais pas combien de temps. Mes yeux étaient rivés vers le bas, un instant. Mon coeur battait tellement fort que j'en avais presque mal au coeur.

J'effleure ma joue contre la sienne pour l'enlacer de nouveau. Cette fois-ci, c'était d'une étreinte douce. J'avais tellement de frissons, tellement de serments dans mes entrailles que je n'arrivais même plus à garder la tête bien froide. Heureusement l'eau est là pour m'aider, parce que sinon....j'aurais brûlé comme un feu ardent en pleine nuit.

+ T'veux rester avec moi cette nuit ?

Demandai-je, en lui susurrant à l'oreille. Même si j'avais peur encore de perdre ma prise, je voulais au moins être certain que tout ceci, ne sera pas à sens unique.

+ Je te suivrai partout ou ce que tu voudras....

Parce que j'étais prêt à tout faire pour un brin de joie dans ma vie. Quitte à mettre ma main dans le feu et jouer avec le danger. Je ne pouvais ignorer mes désirs maintenant. Il m'avait donné une porte d'entrée et j'ai sauté à l'eau sans hésiter. Vais-je trop vite ? Je ne le sais pas. Je ne connais pas ce pirate personnellement et c'est ça qui m'effraie le plus. Des rencontres étranges comme la nôtre, ça arrive souvent n'est-ce pas ? Il y a pas toujours les mêmes clichés qui apparaissent, sans ajouter un peu de différents. Je me dis que la vie m'a sûrement présenté ce pirate pour une raison...

...et je profite bien d'en savourer.

M'enfin, j'essaie.



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Sam 20 Aoû - 9:32

Ce ne fut qu’en calmant sa respiration, qu’en avalant la gêne qui lui obstruait la gorge, que Reyn osa le courage de tourner son regard vers Wilhem, du moins du coin de l’œil d’abord. Dire qu’il était heureux aurait été un euphémisme. Son sourire illuminait son visage en s’étirant d’une oreille à l’autre, ses yeux brillaient de leur propre flamme, exprimant une joie pure, sans réserves. Le pirate ne put s’empêcher de lui faire face, souriant légèrement lui aussi, atteint par cette euphorie contagieuse. Le jeune homme était heureux. Le reste semblait importer de moins en moins.

D’un geste rapide visiblement guidée par la joie à peine contenue, le forgeron colla son front à celui de l’hybride qui ne sentait plus le besoin de se détourner, bien au contraire. L’étreinte fut la bienvenue, partagée, les deux corps se superposant dans une harmonie surprenante. Alors qu’une main tendre vint caresser sa joue, Reyn se sentait détendue, confortable, la seule trace de sa fébrilité se ressentant dans le feu qui habitait ses entrailles, grandissant sans cesse. Ses pensées étaient rendues étrangement calmes, voire rares, la raison n’ayant pas sa place. Il n’était plus question de fierté, d’hésitations, de doutes, de peurs, à ce point-ci. Ceux-ci viendraient plus tard, peut-être. Ils réussissaient toujours à s’immiscer quelque part. Mais pour l’instant, ils étaient aussi loin des préoccupations du pirate que possible, lui qui avait bien d’autres choses à savourer dans ce moment présent. Tout comme les lèvres qui se collèrent aux siennes, plus assurément, cette fois, hésitantes et pourtant avares à la fois, allant chercher à chaque mouvement un peu plus. Sans chercher à imposer son propre rythme, Reyn répondit à chaque invitation, chaque désir d’approfondir le baiser, non sans avoir une certaine confiance en ses performances. Ce n’était cependant pas le temps d’en faire l’étalage, il en aurait bien l’occasion plus tard; pour l’instant, il laissait le jeune homme mener la danse.

Les baisers s’enchaînèrent pendant un long moment que l’hybride n’aurait été en mesure d’estimer. Lorsqu’ils se séparèrent finalement, leur souffle court se mêlant au bruit de l’eau frôlant la coque du bateau, Wilhem l’étreignit à nouveau, Reyn fermant les yeux pour lui rendre la pareille, en profitant pour se recentrer, utilisant le corps en face de lui comme point d’ancrage. Perdre la tête en pleine mer n’était pas une bonne manière de survivre, tout autant qu’il aurait voulu oublier toute pensée logique, prudence y compris.

+ T'veux rester avec moi cette nuit ?

Les murmures se réverbérèrent au travers de sa colonne, emplissant les frissons qui parcouraient déjà les membres de son corps, augmentant encore la chaleur qui le consumait. La question aurait pu ne pas être énoncée, la soirée aurait probablement finie de la même manière, mais Reyn pouvait comprendre que le forgeron cherche une approbation verbale, une assurance que le pirate n’avait pas d’autres intentions que les siennes. Comme si le corps qu’il tenait contre lui ne répondait pas de lui-même à ses avances.

+ Je te suivrai partout où ce que tu voudras...

Cette promesse créa chez le pirate des sentiments contraires. Elle était poétique, parfaitement appropriée à la passion du moment, digne d’un de ces romans dont toutes les nobles et les mieux nantis raffolaient. C’était romantique, ajoutait de l’émotion à une attirance physique évidente, émotion que Reyn ne pouvait nier ressentir, bien plus que durant n’importe quelle de ses idylles passées. Cependant, ces paroles étaient aussi un engagement auquel le pirate n’était pas prêt à faire face, pas encore, pas quand il avait passé toutes ces années à fuir les responsabilités envers autrui. Il ne voulait pas y penser, pas s’y confronter, parce que l’aube venu, il le lui faudrait bien. Mais pas maintenant. Pas quand tout était léger, heureux, facile. Pour une fois, tout semblait à sa place. Il voulait laisser les choses ainsi un peu plus longtemps encore.

Ne pouvant répondre directement, il agit de la seule manière que son esprit lui fournit : en embrassant Wilhem à nouveau. Passant ses deux bras autour du cou de son partenaire pour s’y accrocher, il guida cette fois le rythme, approfondissement le baiser avec une passion renouvelée. L’une de ses mains glissa dans la chevelure immaculée, en appréciant la texture aussi douce que Reyn l’avait imaginé en la voyant la première fois. Lorsqu’il se sépara du jeune homme après quelques instants, cependant, il avait retrouvé son sourire en coin moqueur et ses yeux brillants de malice, mais aussi de quelque chose de plus cette fois, quelque chose de plus carnassier, plus primaire.

« Un endroit plus approprié qu’en pleine mer serait déjà un bon début. »

Il s’éloigna d’un geste du bras, mais saisit la main de Wilhem de l’autre, l’intimant à le suivre à la nage jusqu’à l’embarcation d’une voix à peine audible.

« Viens. »

Il se hissa habilement à bord du bateau, appréciant le souffle chaud de la brise marine sur sa peau. Il se retourna pour aider le forgeron à grimper à son tour sans renverser l’embarcation, s’assurant qu’il s’assoit pour ne pas perdre pied à cause de l’eau qui s’était accumulée dans le fond du navire, résultant de leur baignade nocturne. L’hybride laissa sa tunique à ses côtés, au cas où le jeune homme aurait besoin de se débarrasser d’une partie de l’eau qui collait ses vêtements à sa peau. Pas qu’il s’en plaignait. La vue n’était pas désagréable.

« Donne-moi un instant. »

Rapidement, Reyn réinstalla la voile, guida l’embarcation vers la civilisation qui ne brillait que de quelques lumières le long de la côte. La soudaine distance semblait étrange, et pourtant la patience que demandait l’entreprise de revenir sur la terre ferme ne faisait que contribuer à la fébrilité. Comme deux jeunes tourtereaux. C’était ridicule, et à la fois un peu touchant. À la barre, le pirate souriait, concentré sur la navigation mais conscient du regard qu’il sentait dans son dos. Il ignorait exactement où il les menait; retourner au port ne lui semblait pas adéquat, et pourtant, l’idée d’une plage déserte ne l’emballait pas non plus. Un souvenir remonta à la surface, d’un coup, la mémoire d’un endroit qu’il se souvenait avoir croisé de loin lors de son arrivée à Valm en bateau. S’il s’en rappelait bien, c’était à peu près par là…

Tenant toujours le gouvernail, il se retourna de biais, observant Wilhem du coin de l’œil. Son regard émeraude trouva celui ambré, curieux de voir comment celui-ci se portait, ainsi confiné à l’arrière du navire alors que l’ambiance semblait toujours aussi chargée, comme une scène qu’on aurait simplement mise sur pause.

« Des désirs en particulier? »

Cette phrase concernait, certes, une possible idée de destination, mais aussi tous les sous-entendus qu’elle pouvait impliquer.



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Lun 22 Aoû - 18:01
Veuillez lire à vos risques et périls. Certains propos pourront choquer certains membres, alors je préfère prévenir.



J'étais prêt à faire ce qu'il faut pour rester dans un cocon de bonheur. J'étais tellement écœuré de la vie réelle, de ses cruels coups bas...que j'étais prêt à vouloir m'aveugler pour suivre un pirate partout. Pour un morceau de bonheur, un morceau de bien être...l'humain pourrait faire bien des choses. Je ne sais pas pourquoi mon coeur était si léger, si simple, mais à la fois si lourd...remplis d'émotions complexes. Est-ce la chimie que j'ai avec cette personne qui me rendait ainsi ? J'ai bien beau décrire mes symptômes et me répéter, mais là, en ce moment, voir comment l'ambiance s'est installé, je ne pouvais pas passer à côté. Je réagissais plus ouvert, plus sincère...comme si mon corps tassait bien des choses pour montrer au pirate mes intentions. J'ai peur, oui, parce que je ne sais pas où mes envies vont aller ou bien me guider. La dernière fois que j'ai laissé moi-même faire, j'ai regretté pendant longtemps. Je suis trop passionné, je suis trop enflammé et ...cela a été souvent ma chute.

Le pirate m'embrasse de nouveau. Dès qu'il passe ses bras dans la zone de mon cou, je me plaçais autrement pour bien le tenir. Le baiser me rendait si désireux que je voulais presque lui arracher la peau. Les désirs primaires, animaux, je les ressens tellement fort que ça embrouille ma tête. L'instinct prend le dessus et la rationalité prend sa fuite à toute jambe. Heureusement que je suis capable de rester bien conscient et de ne pas laisser ma ''flamme'' parler à ma place. Par contre, mes sens commencent à être plus intenses. Surtout le toucher, qui...captent des étranges marques sur la peau de mon partenaire. Est-ce que cela était des cicatrices ? Je continuais d'investiguer tout en gardant ma concentration principalement sur le baiser.

Après quelques instants, il se sépare de moi. Cela m'a déstabilisé une petite seconde, comme si la pression retombait dans mon cerveau.

- Un endroit plus approprié qu’en pleine mer serait déjà un bon début.

Vrai. C'est bien beau rester à la mer, mais ce n'était pas pratique. Mon cerveau s'était mis à essayer de trouver un endroit stratégique où je pouvais profiter de ce pirate sans gêne....sans peur que quelqu'un me surprenne.

Il me prend la main.

- Viens.

Mollement, je le suis. Nous embarquons ensuite sur le bateau puis, sans attendre, je me suis assis. Mes jambes, elle était molle. Je sentais mes muscles se tendre tout en faisant vibrer mon corps. Puis, d'un geste, j'enlève mon haut, énervé. Il fallait que je ''respire''. Mes vêtements commençaient à être de trop. J'avais chaud, je me sentais fébrile....

Est-ce que j'avais une intense attirance envers cet inconnu ?

- Donne-moi un instant.

Je lève mon regard vers lui. Mes yeux scrutent son corps...puis...par surprise...il remarque des marques sur la peau. Alors, il a vraiment des cicatrices ? Mais, pourquoi je ne les ai même pas remarquées ? Sûrement que le mien était bien trop déstabilisé pour me le dire.

D'un soupire nerveux et discret, je me sentais fiévreux, fébrile et brûlant, comme si quelqu'un avait ajouté du charbon dans mon four. Les cicatrices ont pour moi toujours été un fétiche et quelque chose de joli. Ils sont des marques d'une histoire passée, sûrement douloureuse, ou d'un moment tragique. Elles sont fascinantes, comme des marques de pinceaux qui ajoutent de la beauté sur une oeuvre d'art. Le corps est l'enveloppe d'une âme et l'âme, est, pour moi, la vraie beauté. Le corps est une chose superficielle que l'humain s'est un peu trop épris. Moi, je cherche l'étincelle qui faisait bouger se corps...qui le faisait réagir...

Je sais, je suis un humain. J'ai une attirance physique, moi aussi, mais je crois que mes standards sont bien moins hauts que la plupart des gens.

Ce pirate, je voulais le rejoindre et toucher sa peau. Je sentais la distance douloureuse à la fois déchirante. Je voulais être prêt de lui et salir cet oeuvre d'art avec mes mains. Je voulais toucher à ses cicatrices pour étudier leur profondeur. Je voulais apprendre, admirer et désirer.

Mes yeux ambrés ne pouvaient plus cacher mes vraies intentions. Ils brillaient d'une émotion forte, d'un désir profond.

- Des désirs en particulier?

Je me lève. Je ne pouvais plus supporter cet étouffement. Il fallait que je réagisse. Même si la tension entre nous deux étaient bien vivante, moi, il fallait que je sois approximé. Je suis tactile et non verbal. J'essaie de plus parler, de mieux exprimer par la voix, mais je sais que je n'ai aucun talent social dans certaines situations.

Sans attendre, je me colle à lui dès qu'il était à ma merci. Je l'enlace de mes bras, fermant la distance de son dos contre mes pectoraux. Je niche ma tête entre son épaule et son cou, pour y humer l'odeur. J'accote ensuite ma tête contre la sienne d'un geste doux et affectueux.

Je n'arrivais pas à lui répondre verbalement. Je laissais mes gestes parler. Moi-même, je ne sais pas ce que je voulais. Je voulais tout à la fois rien. Je me contentais de peu, maintenant, parce que j'ai eu ce que je voulais depuis le début. Je voulais avoir ce pirate pour moi seul sans que les autres me le piquent. Je voulais le connaître, découvrir son corps, en même temps de juste croquer dans le bonheur qui venait de nous rendre visite. Je crois que je suis encore ''jeune'' dans ce genre de situation comme si rare étaient les fois où je pouvais profiter pleinement d'un bonheur si simple. Certes, avec les femmes, c'est différent. Je passais beaucoup de mon temps avec elles, mais ....j'ai longtemps vécu dans un amour à sens unique que je ne me donnais pas le droit d'y aller plus loin. Là, on dirait, que je m'en foutais. Avec les prostitués, je ne faisais que leur parler, leur tenir compagnie et leur laisser la joie de toucher à mon corps. Mais....mais....comment dire...je ne sautais pas sur l'occasion d'avoir une relation charnelle avec elles si facilement...

Mes mains se sont mises à toucher les hanches et le bas-ventre du pirate. Je collais mon bassin contre le sien, impatient. Cette étreinte était sensuelle. Même si je semblais vouloir mon pain, ce n'était pas mon but. Je voulais juste sentir sa présence contre mon corps, pour me rassurer et laisser mon feu brûler à un rythme continuel.

+ Tes cicatrices, j'ai envie de les toucher....

Dis-je, d'une voix basse et chaude, dans son oreille.

+ Elles semblent si jolies...

Je ne me rendais pas compte de tout qui sortait de ma bouche. Peut-être qu'il sera dégoûté ou bien il va penser que je suis un fou. Non, moi, c'est sincère et beau en soi. Les gens les voient comme des choses horribles ou dégoûtantes. Des marques qui font peur ou qui rendent un corps plus '' regardable''. Moi, ça me fait l'effet contraire. Je suis attiré vers ceci avec fascination.

Une soudaine envie s'est emparée de moi. J'aimerais bien lui enlever la chaîne qu'il avait autour du cou. Pourquoi les avait-il ? Mon cerveau commençait à penser. Pendant ce moment où je caressais son corps, un de mes hamsters commençaient à rouler tout seul. Les chaînes, la piraterie, un physique particulier, des marques....

Hein ?

Je ne veux pas figer sur place avec des idées que mon cerveau veut se mettre. Je ne veux pas figer sur place avec des idées que mon cerveau veut se mettre. Quelque chose me dit que de pirate à une histoire particulière...

Je ferme les yeux. Je chasse mes pensées à coup de balai pour me concentrer sur la situation présente. Je dépose un baiser doux sur son épaule, puis un autre....tout en me disant que je devrais juste laisser mon cerveau a ''off''.



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Sujet: Re: Du rhum, des femmes ♪ [PV Manfred]   Sam 27 Aoû - 4:14





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