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À demi-sang pour deux soeurs [Weiss]

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Sujet: À demi-sang pour deux soeurs [Weiss]   Sam 11 Juin - 20:54

Les dorures du lieu l'éblouissaient presque. Du marbre ornait le sol sur lequel ses pieds habillés de sandales à lacets complexes jusqu'au haut de sa cheville foulaient. Ses yeux se perdaient à droite, à gauche, elle tournait parfois la tête pour être sûre d'apercevoir les moindres détails de cette pièce sublime. Elle en oublierait presque l'odeur de pouvoir et de royauté qui se dégageaient du lieu, ne se préoccupant que de sa beauté. Pourtant, difficile pour elle d'oublier. Un peu plus tôt dans la matinée, Selky avait pu rencontrer son père pour la première fis. Un homme qui lui avait semblé être un étranger. Il n'y avait eu ni embrassades ni accolades, c'était même tout le contraire. La rouquine l'avait beaucoup jugé du regard, cet homme qu'elle ne connaissait pas et dont sa mère lui maintenant qu'il était son géniteur. Elle avait tant scruté les traits de son visage pour tenter d'apercevoir le moindre point commun avec lui qu'elle s'en était presque donnée mal au crâne. Mais rien. Elle resterait à jamais le portrait craché de sa mère.

Les présentations n'étaient pas finies. Maintenant, c'était au tour de sa demi-sœur dont elle devait se présenter. Tout comme le Khan, c'était un personnage public, aussi avait-elle déjà pu apercevoir des peintures ou des esquisses de cette dernière. Elle ne cessait de se représenter Weiss avec sa longue chevelure verte tendre. Si elle devait chercher un point commun aux enfants de son père, alors elle l'avait peut-être déniché ; l’excentricité, l’atypique ou l'originalité dans une partie du corps. Entre Weiss et ses cheveux d'émeraude ainsi qu'elle-même et sa chevelure de flamme et ses prunelles de rubis, elles faisaient la paire toutes les deux.
La demoiselle pénétra enfin dans la dernière salle dans laquelle siégeait Weiss, reconnaissable par sa crinière. De longues marches montaient jusqu'au trône sur lequel elle reposait, des tapisseries derrière elle représentant tous les Khans qui avaient un jour pris le pouvoir. Son père en faisait partie, l'héritière légitime marcherait-elle sur ses pas ? Selky ne put s'empêcher d'avoir un sourire moqueur alors qu'elle songeait au tournoi où des brutes épaisses livraient bataille chaque année. Cette fille était loin de faire le poids. Malgré tout, la rouquine plia le genoux à terre, comme le voulait le protocole, alors qu'elle n'était qu'à quelques mètres de celle qu'elle devrait considérer comme sa demi-sœur.

– Mes respects, Princesse Weiss.

Si la beauté du lieu l'avait impressionnée un peu plus tôt, sensible qu'elle était aux décors en tous genres suite à l'enfance bercée par la comédie et la troupe prodiguée grâce à sa mère, Selky ne l'était pas en présence de celle qu'elle appelait « Princesse ». Elle ne se gênait pas pour la regarder dans les yeux alors que d'ordinaire les bourgeois baissaient la tête face à pareille figure royale. Elle n'était pas même noble, juste une demi-fille du peuple et une demi-princesse. Cela avait dû jaser au palais.

– Je suppose que vous savez qui je suis ; Selky, fille de votre père le Khan de l'Ouest.

Si le peu d'affaires que la demoiselle possédait avait déjà été rangé dans la chambre qui serait la sienne pour le temps de son séjour, elle avait toutefois tenu à conserver auprès d'elle son Tome, cadeau de son oncle. Le précieux ouvrage reposait dans une doublure de son manteau de voyage qui la faisait ressembler aux vagabonds habituels. Mais que serait une mage sans sa magie ? Rien du tout. Et si la princesse pouvait conserver l'épée rangée dans le fourreau que la petite devinait, il n'y avait aucune raison pour que la rouquine ne fasse pas de même. Elle avait eu raison lorsqu'elle avait prétendu, avec raison, que les mages n'avaient pas les cheveux verts. Dire que Weiss avait choisi la voie de la lame plutôt que des mots ne la surprenait pas, ce serait plutôt le contraire qui aurait soulevé des questions de sa part.

– Et par conséquent, votre sœur.

Demi-sœur. Qu'elle n'aille pas mélanger ce qui ne devait pas l'être ! Ce devait déjà être une épreuve suffisamment difficile pour cette pauvre princesse, si en plus l'aspirante à la magie venait à jouer avec les mots, ce serrait une véritable calamité et une horreur sans nom !

La rouquine se redressa sans même attendre une parole de bienvenue de la part de Weiss. Elle avait plié le genou, c'était déjà assez humiliant ainsi, inutile d'en attendre davantage d'elle.

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Sujet: Re: À demi-sang pour deux soeurs [Weiss]   Dim 12 Juin - 16:22

« TU AS TOUT FAIT DERRIERE MON DOS COMME UN PAUVRE HYPOCRITE ! »

Terminées les bonnes manières, voilà une Weiss hors d’elle qui commençait à perdre le contrôle d’elle-même petit à petit face à son père. La dispute avait éclatée et celle-ci avait été la plus violente que les deux parties ont pu connaître. Des reproches, des reproches et des reproches. C’est comme si tous les non dis sortaient, comme si toute la médiocrité du monde s’abattait sur eux. Weiss commençait sérieusement à ressentir des picotements au niveau de sa gorge à force d’hurler sur son père qui, pour la première fois, faisait de même. Weiss lui reprochait clairement d’avoir eu une double-vie, gérant la dépression de sa vie mais en allant voir à droite et à gauche au même moment. Elle ne comprenait pas comment est-ce que son propre père avait-il pu la trahir elle et sa défunte mère dans cette période très difficile. Elle avait l’impression de voir son père détruire son rêve de reprendre le flambeau, elle voyait une autre image de son père et tout chuta brusquement.

Weiss était dans l’obligation d’accueillir la petite après qu’elle ait vu son père. Celui-ci a dû être heureux à l’idée de voir sa seconde fille, cette batarde sortit de nulle part. La princesse avait grandi comme une fille unique et avoir une sœur aurait pu lui faire plaisir si son père ne lui avait pas annoncé la nouvelle du jour au lendemain comme une grave faute que l’on ose déclarer uniquement quand on est pris sur le fait. Weiss avait décidé de ne plus adresser la parole à son père pendant un certain moment. Demandant à ses vassaux de la laisser tranquille et d’aller s’entrainer, elle désirait plus que tout d’être seule. À peine rentrée de Steiger et la voilà déjà en plein drame, elle aurait dû rester un peu plus chez Manfred. Assise sur son trône, couronne sur la tête, la porte s’ouvrit alors que la petite entra. Elle se mit à genou pour la saluer, Weiss lui fit un simple signe pour lui indiquer qu’elle pouvait se relever.

Cette fille ne ressemblait en rien à son père. Elle avait beau l’analyser, il n’y avait rien. Elle arriva même à douter sur l’identité de son père. Néanmoins celui-ci lui avait avoué qu’il n’avait eu qu’une seule relation après la mort de sa femme. Weiss n’arrivait toujours pas à y croire et c’est comme si elle commençait à développer une certaine rancœur vis-à-vis de cela. La petite se présenta tandis que la princesse restait de marbre, n’affichant aucune expression sur son visage. Selky. C’était tout de même un beau prénom. Mais toujours aucun commentaire de la part de la princesse. Puis voilà qu’elle en rajoutait une couche en disant qu’elle était sa sœur. Weiss ne put s’empêcher d’aborder un sourire narquois sur ses lèvres.

« Une bâtarde en ton genre devrait savoir rester à sa place. Tu n’es que ma demi-sœur. »

Si elle pouvait la décapiter, Weiss le ferait sans aucune hésitation. Son arme sur elle, la princesse n’avait pas le droit de s’en servir contre la petite Selky, malheureusement. Weiss daigna à se lever de son siège, enfin. L’ambiance froide des présentations n’arrangeait vraiment rien à la situation entre les deux filles présentes.

« Tu dois vraiment ressembler à ta mère. »

Qui a dit que les rousses portaient malheur ? Weiss en avait la confirmation à ce moment-même. Dans tous les cas, elle restait très froide avec la petite même si, en vérité, elle n’avait rien demandé dans l’histoire, elle. Elle n’avait pas demandé à naître, ce n’était pas elle qui avait poussé son père à devenir hypocrite. Weiss soupira intérieurement, pourquoi est-ce que les choses devaient tourner ainsi ? Son père avait profité de son départ à Steiger pour mettre la zizanie dans la vie de sa fille dès son retour. C’était réussi. Elle lui en voulait énormément. En vérité, elle avait du mal à garder autant de colère en elle et se retenait de ne pas perdre la tête. Néanmoins elle n’en montrait rien et surtout pas devant une petite garce qui cachait son tome sur elle. C’était donc une mage. Intéressant à savoir.

« Combien de temps restes-tu ici ? »

Juste histoire de savoir combien de temps elle allait devoir la supporter. Après tout, avec une ambiance aussi pesante au château, Weiss risquait de partir à nouveau. La date de retour ? Elle-même ne savait pas. Juste un certain moment pour qu’elle puisse se vider la tête. Néanmoins elle n’avait pas encore parlé de ça à son père. Elle lui en parlera plus tard.

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Sujet: Re: À demi-sang pour deux soeurs [Weiss]   Dim 12 Juin - 18:30

Mince, son père – le Khan – avait oublié de faire mention du sale caractère de Weiss. Ce qui était compréhensible. La beauté ne faisait pas tout – mais avoir une pelouse d'herbe sur le crâne était jugé tout sauf esthétique par Selky. Des bâtards, il y en avait depuis des siècles, la rouquine n'était pas la première. Bien évidemment, sa position actuelle n'était pas enviable et la harpie était en position de force face à elle. La demoiselle avait tenté la docilité et un simulacre de fraternité pour que cette rencontre soit placée sous le signe de la tendresse et de la famille mais force est de constater que ce n'était pas là le souhait de Weiss. Du moins, pas pour le moment.

– On a déjà vu des bâtards arracher le pouvoir aux enfants légitimes, la nargua-t-elle, je serais toi, je m’inquiéterais pour mon avenir.

Une menace ? À peine.
En vérité, Selky n'avait jamais convoité le trône et ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait commencer. Elle savait d'autant plus que la succession de Regna Ferox obéissait à ses propres règles dans laquelle la filiation n'avait aucun rôle à jouer. À la limite, cela pouvait être un avantage mineur pour se faire aimer du peuple mais cela seulement le trône obtenu par la victoire au tournoi. Mais la petite se doutait que Weiss, en tant que fille unique – plus maintenant – avait été conditionnée de manière à récupérer ce pouvoir qui était celui de son paternel. À ce jour, Selky doutait grandement de ses talents de guerrière mais nul doute que la demoiselle avait eu accès aux meilleurs professeurs pour parfaire au mieux son art de l'épée.

Selky ne releva pas l'allusion de comparaison à sa mère. Après tout, d'un point de vue familial, sa propre mère était par conséquent la belle-mère de Weiss. La petite ignorait ce qu'il adviendrait de ses parents, finiraient-ils par se remettre ensemble ou leur histoire d'amour était-elle officiellement terminée ? Le temps le lui dirait.

– Le temps de faire bien connaissance avec mon père puis avec toi. Puis le temps de m'habituer à mon nouveau rôle de princesse aussi ! s'exclama-t-elle, mais ça, ça a pas trop l'air compliqué, suffira que je prenne exemple sur toi et pour le moment à part être vautrée dans un trône, je t'ai pas vue faire grand chose de très princier.

Une légère pique pour commencer cette rencontre sous le signe de la bienveillance, n'est-ce pas ? Purement gratuite et placée sous la franchise dont Selky faisait toujours preuve. C'était de la provocation pure et dure, encore une fois. À force de trop jouer avec le feu, elle risquait réellement de se brûler. Mais cela, elle n'en avait pas conscience.

La demoiselle gravit les quelques marches qui la séparaient de sa demi-sœur pour venir se placer à sa droite, juste à côté de son trône. Si Weiss ne souhaitait se bouger pour venir à elle, alors Selky avait fait le déplacement. Tout comme c'était encore elle qui s'était déplacée jusqu'à la Citadelle pour rencontrer son père.

– Alors tu dois rester assise là toute la journée pour recevoir les gens qui demandent audience pour les entendre geindre de leurs malheurs ? Y a plus excitant comme vie.

C'était l'image qu'elle se faisait de la vie de régente. Une image sûrement fausse qui n'attendait qu'à se faire démolir. Elle était là pour observer la vie de chacun et, peut-être, tenter de se frayer une place dans cette vie qui n'était pas la sienne. Elle devait sûrement faire office de sauvageonne en comparaison de Weiss mais peu lui importait.

La demoiselle fit quelques pas, les mains dans son dos, légèrement pensive. Pouvait-elle s'imaginer suivre une voie similaire à celle de Weiss ? Elle avait le sentiment qu'elle finirait pas s'ennuyer ici, dans cette antre de royauté où le luxe dominait. Ce n'était pas son univers et la famille présente ici n'étaient encore pour elle que de simples étrangers.

– J'aimerais bien visiter la ville plus tard, tu m'accompagneras.

Au moins, Selky avait le mérite d'apprendre vite. Être une princesse ? Cela signifiait donner des ordres et rabaisser les ordres, c'était là la première leçon de Weiss, sans que cette dernière n'en ait conscience. S'il lui fallait s'élever ou plutôt s'abaisser au niveau de sa demi-sœur pour être respectée un minimum et obéie, alors elle ne se ferait pas prier. Plus vite elle commencerait, plus vite elle gravirait les échelons qui la séparaient de Weiss. Il y en avait tant.

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Sujet: Re: À demi-sang pour deux soeurs [Weiss]   Ven 17 Juin - 23:22

La princesse avait la sérieuse impression que sa demi-sœur se moquait d’elle. Pour une petite gamine elle parlait bien trop. Sa mère était-elle une peste en son genre aussi ou est-ce que c’était typique chez elle uniquement ? Elle soupira, quel genre de boulet son père lui ramenait-il ? Une fille qui était du genre à péter plus haut que son ventre, comme on dit ? Weiss appréciait de moins en moins sa demi-sœur et elle plaignait vraiment cette situation car au final la rousse n’avait rien demandé. Mais il faut dire qu’elle n’arrangeait pas les choses en provoquant Weiss de cette façon. Celle-ci s’approcha d’elle, attrapant le cou de la petite tout en douceur, sans aucun violence même si ce n’était pas ça qui manquait.

« On a aussi vu beaucoup de bâtards disparaître sans raison. Comme ça, pouf. Sans aucune preuve ni corps retrouvé. À ta place je ferais attention à bien tenir ma langue pour ne pas finir dans un autre monde. »

Un sourire sadique apparut sur les lèvres de la princesse tandis qu’elle lâchait la petite. La princesse serait bien capable de faire disparaître la petite si celle-ci ne se tenait pas à carreau. Des menaces ? Pas vraiment. Plutôt des mises en garde afin d’éviter que le pire arrive. Ce royaume lui appartenait et ce n’était pas les menaces d’une petite de dix ans qui allaient lui faire peur. Elle se prenait pour qui ? Selky ne pouvait pas se permettre d’être aussi hautaine face à une personnalité aussi dangereuse de Weiss. C’en était presque du suicide. D’ailleurs elle continuait en disant qu’elle devait s’habituer à être une princesse et qu’elle pouvait passer son temps dans son trône. Weiss ne fut s’empêcher de pouffer de rire. Elle ne prenait pas cela personnellement, voyant plus son père dans ce rôle ingrat. La petite osa même monter les marches pour se mettre au niveau de Weiss, continuant de dire que son travail consistait à rester vautrée sur un trône. Quand était la dernière fois qu’elle s’était assise ici ? Elle ne s’en rappelait plus tellement elle n’utilisait pas son propre siège. Il fallait bien voir qu’il avait l’air en meilleur état que celui de son père.

« Oh bah écoute, je ne peux pas te dire, je ne suis jamais au château. Sauf aujourd’hui où j’ai dû venir ici perdre mon temps pour toi. »

Elle envoyait clairement balader cette gamine. Est-ce qu’elle se rendait compte des bêtises qu’elle racontait ? Sérieusement ? Diriger un royaume était bien plus compliqué que de rester là, assis sur un trône et à juger les personnes qui défilent. Le monde est bien plus dur que cela et elle avait l’impression qu’elle venait du pays des bisounours, là où tout le monde s’aime et où la guerre n’existe pas. Weiss avait bien envie de la faire enfermer quelques temps alors qu’elle continuait de soupirer aux bêtises de cette petite. Elle ne prenait pas cela personnelle, ce n’était pas son rôle de rester dans cette salle. Mais c’était une sérieuse insulte pour le Khan et la petite n’avait pas l’air de s’en rendre compte. Et c’était bien cela qui était désespérant.

« Tu n’as pas honte ? Ne pas respecter le travail de ton propre père. Je pensais quand même qu’on t’avait inculqué les valeurs importantes comme le respect, par exemple. Hors ce n’est pas le cas. »

Weiss faisait clairement la morale à cette petite malpolie qui ne savait encore rien de la vie et qui parlait pour rien dire de constructif. La petite voulait visiter la ville et dit clairement que Weiss allait devoir l’accompagner. Qui était-elle pour lui donner des ordres ? Sans hésitation, celle-ci attrapa l’oreille de la petite pour la pincer, histoire de lui apprendre les bonnes manières.

« Jamais, au grand jamais on ne donne d’ordres à quelqu’un de supérieur à soi. Redescend d’un étage ma petite. Je visiterai la ville avec toi uniquement quand tu sauras ce que c’est que les bonnes manières. Et je dis ça pour ton bien. »

Oui, pour une fois elle disait ça pour son bien. Elle relâcha l’oreille rouge de la petite et retourna s’asseoir sur son trône. Croisant les jambes, Weiss ne put s’empêcher de soupirer. Après tout, elle n’était pas méchante de base. Vraiment.

« Tu n’es pas une princesse, Selky car tu n’es pas légitime. Et comprends donc que par conséquent que si tu n’as pas une bonne protection tu ne peux pas sortir sans être menacée. On vit dans un monde dangereux. Moi-même j’ai des gardes du corps car beaucoup de personnes souhaitent ma mort à cause de mon statut et toi, fille du Khan, tu vas subir la même chose. Et tu sais pourquoi ? »

Un petit temps de réflexion. Allait-elle trouver la bonne raison ? Weiss avait des doutes au vue de sa vision du monde.

« Car ceux qui veulent faire du mal au Khan passe par sa famille. Donc toi et moi. Apprend à être discrète et à bien te tenir sinon tu ne pourras pas faire long feu. Tu n’es plus sous les jupes de ta mère. Désormais tu es la fille du Khan et si cela s’ébruite, tu seras la première victime car tu es fragile. »

Ce n’était pas des menaces. Le côté bienveillant de Weiss refaisait surface sans que celle-ci le désire. C’était plutôt une réellement mise en garde de ce monde. Si elle se montrait aussi hautaine et si les mauvais nobles savaient l’existence d’une autre fille, Selky allait être en danger et ça, même si elle ne l’aimait pas, elle ne le voulait pas. C’est bien pour cela qu’elle devait soit retourné chez sa mère, soit apprendre la vie réelle non pas d’une princesse, mais de la fille d’un Khan puissant. Ce n’était pas en restant assise que Weiss passait son temps non. Elle passait son temps à se battre pour devenir plus forte tous les jours, pour pouvoir se protéger et surtout protéger les personnes qu’elle aime. Selky pouvait bénéficier d’un excellent enseignement à son tour. Mais elle devait avant tout bien se tenir pour cela. Sinon jamais, aucun professeur n’accepterait de lui enseigner et jamais le Khan n’imposait quoi que ce soit à son peuple.

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À demi-sang pour deux soeurs [Weiss]

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